‹ Histoire générale de l'église depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à nos jours (volume 3)Chapitre 53 sur 192 · Election , caractère et mort de Marcel II · texte numérisé non relu

Election , caractère et mort de Marcel II

§ 8. PONTIFICAT DE PAUL Vf (23 mal 1555-18 août 1559JL

15. Election et caractère de Paul IV. — 16. Ferdinand !•* se fait reconnaître empereur sans recourir & l'approbation du Saint-Siège. — 17. Erection de rirlande en royaume par Paul IV. — 18. Ligue du Pape et de Henri II, roi de France, contre Philippe U. Elévation de la famille du Pape. — 19. Défaite des Français à Saint-Quentin, par Emmanuel Philibert, duc de Savoie. — iO. Le Pape lutte en Italie contre le duc d*Albe. Prise de Calais par le duc de Guise. Mort de la reine Marie Tudor. Traité de paix de Cateau-Cambrésis entre Philippe H, roi d*Espagne, et Henri H, roi de France. — 21. Conventions du traité de paix de Cateau-Cambrésis, relatives au Pape. — 22. Paul exile ses neveux de Rome. — 23. Mort de Paul IV et de saint Ignace. — 24. Premiers actes de la reine Elisabeth d'Angleterre contre la religion catholique. — 25. Ordonnances du parlement pour rétablir la religion schismatique en Angleterre. — 26. Violences d'EUsabeth contre les évoques catholiques. Intrusion de Matthieu Parker, chapelain d*Anne de Boulen, sur le siège de Cantorbéry. — 27. Mort de Henri II, roi de France. François II lui succède. — 28. Invasion du calvinisme en France. Assemblée du Pré-aux-Clercs. Assassioat du président Minard. Exécution du prêtre apostat Anne Dubourg.

f 2 '. Pootillcat de Jolei» lU (8 février 1550-23 mars 1555).

1. L'élection du successeur de Paul III fut longue et compliquée

114 JULES m (1550-1555).

par les prétentions politiques des partis. Le sacré collège était divisé en trois factions : les Césariens qui voulaient suivre les inspirations de Charles-Quint; les Français, qui désiraient un Pape favorable à la France ; les Famésiens, attachés à la famille du dernier souverain Pontife^ qui songeaient à faire tomber la tiare sur la tête d'un de ses neveux. L'esprit de Dieu, qui se plaît à confondre les passions humaines et à les faire tourner à la gloire de l'Église, trompa des espérances si diverses. Après plus de deux mois d'interrègne, les suffrages se réimirent sur le cardinal Del Monte, qui avait été l'un des légats apostoliques au concile de Trente. Aucun des partis ne songesut à lui d'une manière sérieuse, et la plupait des électeurs avaient inscrit son nom sur leur bulletin peut-être dans la pensée de perdre leur voix (8 février 1550). Ainsi proclamé à l'unanimité, il prit le nom de Jules III. Quand les cardinaux vinrent lui offrir leurs hommages, il embrassa tendrement ceux dont il avait eu auparavant à se plaindre, et qui l'avaient offensé personnellement par leur opposition au concile de Trente. Par l'empressement qu'Û sut mettre à les combler de faveurs, il leur prouva que le Pape avait oublié les injures faites au légat. Son élection concourait avec l'année du Jubilé séculaire. Deux joiu^ après son couronnement, Jules III en fit l'ouverture avec les cérémonies accoutumées. Une des portes de l'église Saint- Pierre, nommée la Porte-Mainte, et murée le reste du temps^ n'est ouverte qu'en cette occasion. Le Pape prend un marteau d'or, et en frappe trois coups en prononçant les paroles du psaume 117 : Aperite mihi portas justitiœ; ingressus in cas confitebor Domino : hœc porta Domini, jtistiintrabunt in eam (1). Aussitôt la muraille s'écroule ; le Pontife se met à genoux, pendant que les pénitenciers de Saint-Pierre répandent l'eau sainte sur la porte ; élevant ensuite la croix de la main droite, il entonne le Te Deum et entre dans la basilique, suivi des cardinaux et des prélats.

2. Un des premiers soins de Jules III fut de reprendre, avec Charles-Quint et le roi de France Henri II, les négociations pour la réouverture du concile de Trente. Depuis leur translation à

(\)Psaîm.\M,f\9.

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