III
sylvestre n (999-1003).
liturgie romaine. Les quatre Symboles de l'Eglise. — 27. Saint Meinwerc, évêque de Paderborn. — S8. L'empereur saint Henri, disciple du bienheureux Richard de Verdun. — 29. Benoit VIII délivre l'Italie d'une invasion des Sarrasins— 30. Entrevue du Pape et de l'empereur à Bamberg. — 31. Les Grecs chassés du midi de l'Italie. — W. Concile de Séfingstadt. — 88. Concile d'Orléans. — 84. Saint Romuald fonde F ordre dei Camaldules. — 35. Mort de l'empereur saint Henri II et du Pape Benoit VIII.
g 1. Pontificat de Sylvc*tre II (19 février 999-12 mai 1003)
1. La cinquième époque de l'histoire de l'Eglise renferme la période la plus brillante^a moyen âge. C'estle temps des grandes œuvres, de nos cathédrales gothiques, de la chevalerie et des croisades. La Papauté brise, avec saint Grégoire VII, les chaînes que le despotisme impérial lui avait imposées. La grande querelle des investitures se termine à l'avantage du droit, delà civilisation et de l'Eglise. Les souverains Pontifes deviennent les tuteurs des rois, le soutien des empires, les défenseurs des peuples. Toutes les institutions chrétiennes font d'admirables progrès. Les ordres religieux se répandent dans toute la chrétienté, comme d'innombrables armées. Les écoles se multiplient. Des docteurs illustres, des saints dont la renommée universelle illumine le siècle et l'environne d'un rayonnant éclat , lèguent à la postérité l'admiration de leur génie et de leurs vertus. La discipline monastique refleurit en Occident : les sciences et les lettres reçoivent de merveilleux développements. 11 est vrai que le grand schisme d'Orient vient désoler l'Eglise et faire comme un funeste contre-poids à ce triomphe glorieux. Mais les croi<^ sades, élan religieux des peuples de l'Europe vers le tombeau dr Christ, fondent en Palestine un royaume, et à Constantinopfc un empire latin. La foi remue le monde et y fait éclore de: merveilles.
2. Au début du xi* siècle , les grands hommes et les granu» saints cône oient l'Eglise de sa trop longue stérilité. Le trône impérial d'Allemagne voit succéder à Othon III , saint Henri II et l'impératrice sainte Cunégonde; saint Etienne, roi de Hongrie* se fait l'apôtre de son peuple; saint Vladimir, grand-duc de Russie, imite ce glorieux et royal exemple; Robcrt-le-Pieux illustre le trône de France par sa vertu, et fait oublier, dans une-