‹ Histoire générale de l'Eglise depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'au pontificat de Pie IXChapitre 30 sur 332 · UL · texte numérisé non relu

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90 uenoït ix ^1033-104f).

parent éloigné de saint Etienne, et organisèrent une révolte formidable Etendant la haine du nom allemand au nom -hrétien en général, ils massacrèrent les catholiques en masse et brûlèrent une infinité d'églises. Ils prirent saint Gérard à Pesth , et l'assommèrent à coups de bâton, tandis qu'il répétait la prière du Sauveur : « Seigneur, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils » font» (1047). Cette réaction païenne en Hongrie ne fut point de longue durée. A peir^ le duc André fut-il affermi sur le trône , qu'il se hâta (te prendre des mesures efficaces pour protéger la religion de Jésus-Christ, dont il faisait ouvertement profession. Depuis le règne de ce prince, la Hongrie demeura chrétienne et catholique.

20. Le feu de la discorde ne causa guère moins de désordres en Pologne, que la fureur idolâtre en Hongrie. A la mort de Micislas, dernier roi de Pologne (1034), son fils Casimir étant trop jeune pour gouverner, et la reine Rixa, sa mère, s'étant rendue généralement odieuse , il y eut sept ans d'anarchie , pendant lesquels chacun des seigneurs se livra au pillage et aux plus exécrables violences. Les biens des églises et des monastères ne furent point épargnés. Brétislas, duc de Bohême, profita de l'interrègne, pénétra dans le cœur de la Pologne, s'empara des villes les plus considérables, et entra à Gnésen, qui en était alors la capitale. Il dépouilla les églises de toutes leurs richesses, ornements, vases sacrés, châsses des saints, argent, fonds et revenus. Les évêques polonais portèrent leurs plaintes à Rome. Mais c'était Benoît IX qui occupait alors le Saint-Siège. Les cardinaux, qui avaient sa confiante, firent de belles promesses aux Polonais malheureux, et trouvèrent dans les présents des Bohémiens de bonnes raisons d'absoudre les coupables (1039). Lassés enfin de cette funeste anarchie, les Polonais résolurent de mettre sur le trône le fils de leur dernier roi. Une députation se rendit près du jeune prince Casimir, qui s'était fait moine à Cluny, sous la direction de l'ciDDé saint Odilon. « Nous venons, lui dirent les » envoyés, de la part des grands et de toute la noblesse de Po- » logne , vous conjurer de prendre en pitié le déplorable éAat de » ce royaume, et de mettre fin à l'excès de ses maux. » Casimir répondit qu'il ne s'appartenait plus à lui-même, qu;ii dépendait

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