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en quel([ue fête chrétienne '. » Saint Grégoire alla plus loin; il conseillait de joindre aux fêtes religieuses des banquets *. L'expérience montra qu'en ceci la condescendance était excessive : des abus, provoqués par le vice national, portèrent le concile de Cloveshoe.en 747, à supprimer ces repas semi-liturgiques. Mais l'esprit de saint Grégoire présida toujours à l'œuvre civilisatiice des missionnaires catholiques. « L'Eglise, dit Godefroid Kurth, traita l'âme des barbares comme un sauvageon plein de sève et de vigueur, sur lequel elle se contentait de grelfer les éléments d'une vie plus pure, laissant au temps et au travail le soin d'achever l'œuvre commencée. Les siècles lui ont donné raison ' ». « Dès qu'il j a unité de foi, disait saint Grégoire lui-même, les coutumes ne sont rien*.» Et il mettait tout son soin à s'informer de ces coutumes « Celui-là est un sot, écrivait-il, qui met sa primauté à ne pas vouloir se renseigner sur ce qu'il y a de mieux *. » C'est dans le même esprit que saint Augustin, consulté par le roi Ethelbert sur la réforme des lois du pays, lui conseilla, malgré ses préférences personnelles pour le droit romain, de respecter les institutions nationales. Le grand évêque avait d'ailleurs reçu du Souverain Pontife, pour le gouvernement religieux de la FoBToirs ex- Grande-Bretagne, des pouvoirs très vastes, qui faisaient de lui *M;ordé°'à' coïn"^e le Pape de ce monde lointain * : pouvoir de créer, Mlni Augui- dans le midi de la grande île, douze sièges épiscopaux, qui dépendaient de la métropole de Cantorbéry ; même pouvoir pour le nord, où douze autres sièges se rattacheraient à la métropole d'York.
Augustin n'eut pas le temps de réaliser ce programme. On était en 601. Il devait mourir le 26 mai 605. Il choisit un de ses plus zélés disciples, Laurent, pour lui succéder et le con-
l.Reff., I. 56.
3. G. KnHTii, Les origines de la civilisation modem», U, S4. A. Eeg., IX, 12.