CHAPITRE II
LÉo:» XII (1823-1829).
Situation troublée du monde politique et religieux en 1828. — Le congrès de Vienne porte-t-il quelque responsabilité de cette situation? .... p. 62
I. Le parti des Zelanti au conclave de 1828. — Son objectif. Son candidat, le cardinal Severoli. — Le « parti des couronnes ». — Son candidat, le cardinal Gasliglioni. — Le cardinal Gonsalvi. Son influence. — Il se rallie au « parti 'les couronnes ». — Ses adversaires se rangent du côté des Zelanti. — L'Autri( he prononce Vexclusive contre Severoli — EfTet de cette démarche, - Election -u cardinal délia Genga (28 septembre 1828). — Notice biographique sur le non cl élu. — Il choisKt le nom de Léon XIÎ. — Son portrait. ... p. 63 à OS
II Premières difficultés. — Situation particulièrement délicate à l'égard du cardinal Gonsalvi. — Noble et chrétienne attitude du pape et du cardinal au jour même de Tintronisation — Importante entrevue de Léon XII et de Gonsalvi. — L':,:icien secrétaire d'Etat de Pie A II communique au pape ses vues sur le gouvernement de l'Eglise — Léon XII fait de ces vues son programme. — Mort de Gonsalvi (182^^ — Modification des partis. Le parti des Zelanti se recrute surtout désormais parmi les amis des idées intronsigeantes — Il cherche à dominer Léon XII. — Attitude circonspecte du pape. 11 se dégage de la sujétion de la « Congrégation d Etat i>, qu'on voudrait lui imposer. — Il est seconde, dans cette politique, par son secrétaire d'Etat, le cardinal Délia Somaglia. — Autres tenta, lives de domination ou d'entraves. — Trompé par q elques esprits exagérés, Léon XII écrit à Louis X\ III une lettre d'une excessive sévérité. — Irritation du roi de France. — Danger de la situation. — Léon XII affirme son indépendance en faisant une promotion de cardinaux indépendamment de toute proposition des couronnes. p. 66 à 72
ÏII. Par une. encyclique du 3 mai 182/4, le pape prémunit le monde chrétien contr.le grand péril de l'indifférence religieuse. — Apaisement du conflit. — Opportunité de cette encyclique. — L'indifl'érence religieuse, fruit des doctrines philosophiques de l'Ancien Régime et de la Révolution. — L'indifférence religieuse parmi les chefs de la réaction conservatrice. — Bulle du 27 mai 1824, conv. quant le monde chrétien à un jubilé. — Opposition des divers Etats. — Le pf j'O passe outre. — Résumé de la bulle. — Gélébration Irès solennelle du j-i' bilfl. ... p. 72 à 70
I\'. L'Eglise catholique en France. — Léon XII se rapproche de la France. — Trois questions particulièrement irritantes troublent l'Eglise de France. — La question du gallicanisme. — Persistance du gallicanisme parlementaire. — Persistance du gallicanisme ecclésiastique. — Le gallicanisme modéré de Frayssinous. — Ses principaux adhérents. — Ses principaux adversaires : Joseph de Maislre et l'abbé de La Mcnnais. — Une lettre du cardinal de Clermont- Tonnerre est déférée au Conseil d'Etat comme ayant attaqué les libertés de l'Eglise gallicane P* 7^ ^1^
V. La question du libéralisme catholique. — L'abbé Félicité de La Mennais. Son influence sur la jeunesse. — Fondation du Mémorial catholique. — La première manifestation doctrinale du libéralisme catholique. — Origines du libéralisme catholique : — 1° le contact avec le parti libéral de la Restauration, — 2» le tempérament même du nouveau chef de groupe, l'abbé de La Mennais. — Exagérations et violences de langage de l'abbé de La Mennais. — L'Ami de la religion combat ces tendances nouvelle» p. 79 à 8i
VI. La question des jésuites. — Le comte de Montlosier. — Le Mémoire à consulter (février i8a6). — Attaques violentes contre la Compagnie de Jésus. — Montlo» sier cherche à montrer les jésuites comme des ennemis des rois et de la société.
— Les libéraux applaudissent aux attaques de Montlosier. — Les jésuites sont dénoncés à la cour royale de Paris et à la Chambre des pairs. — Le roi Charles X. — Son caractère. — Sa politique. — La loi sur le sacrilège. — Agitations antireligieuses. — Les ordonnances du 16 juin i8a8, réglementant les séminaires et interdisant l'enseignement aux congrégations non autorisées. — Protestation de l'épiscopat. — Intervention du souverain pontife. — Portée de ces ordonnances p. 82 à 87
VII. L'Eglise catholique en Allemagne. — Les jésuites en Autriche. — La politique religieuse de Metternich. — Sa politique générale. — Résultats de cette politique. — Elle provoque, en Italie et en Allemagne, une réaction libérale. — Le traité de l'Unité de V Eglise, de Mœhler (iSaô). — Le libéralisme théologique de Gunther. — Son Introduction à la théologie spéculative (i8a8). -- Ses doctrines, . . p. 88 à 90
VJII. L'Ecole de Munich. — Le roi Louis le de Bavière. — Il favorise les arts et les lettres chrétiennes. — Goerres, Dœllinger, Brentano et Schelling à Munich. — La Mystique de Goerres. — Les premiers travaux de Dœllinger.
— Clément Brentano et les révélations de Catherine Emmerich. — François Baader. — Schelling. — Influence de l'Ecole de Munich sur les catholiques de France et d'Angleterre p. 90 à 98
IX L'Eglise catholique en Angleterre. — La situation du catholicisme en Irlande,
— Condition lamentable du clergé. — Premières rébellions des Irlandais. - Le Bill d'Union. — Les catholiques organisent une opposition légale et pacifique. — Daniel O'Connell (i 775-1847). — Son caractère. — Sa foi cathohque, — Son éloquence. — H réorganise V Association catholique. — Le programme de ses revendications : l'émancipation des catholiques et le rappel de l'union. — Attitude des hommes d'Etat de l'Angleterre. — L'élection de Clare (i8a8). Le roi Georges IV hésite. Le bill d'émancipation (i3 avril 1829). — Portée du bill d'émancipation et de la campagne d'O'Gonnell. — Tous les partis l'accueillent avec enthousiasme p. 9'i ^ 9^
TABLE DES MATIKRES
X. Le mouvement d'Oxford. — Pourquoi ses chefs ne partagent pas la sympathie presque universelle soulevée par la campagne d'O'Connell. — Leurs préjugés à l'égard du catholicisme. — Chez Newman, ces préjugés tombent peu à peu. — Edward Pusc) . — Newman tutor d'Oriel et curé de Sainte-Marie d'Oxford. — Son inûuencc p. 98 à loo
XI. Attitude discrète de Léon XII au milieu des événements qui se déroulent en Angleterre. — L'Eglise catholique en Espagne. — Les catholiques espagnols en i8i/i. — Le roi Ferdinand VII. — Il fait un imprudent usage de son pouvoir absolu. -- Sa politique religieuse s'inspire des traditions gallicanes et joséphistes. — Insurrection de 1820. — L'expédition française en Espagne {iS'J'j]. — Attitude du pape Léon XII. — Il accorde des distinctions honorifiques au duc d'Angoulême. — 11 entre en relations avec les Républiques américaines qui viennent de se séparer de l'Espagne. — Protestations de la cour de Madrid. — Energiques déclarations de Léon XII. — Rétablissement de la bonne harmonie entre le Saint-Siège et l'Espagne p. lOi à io5
XII. L'Eglise catholique en Italie. — Les sociétés secrètes en Italie. — Insurrection de 1820. — La Constitution espagnole de 181 2 est acclamée en Italie. — Intervention des puissances alliées. — Recrudescence de l'agitation révolutionnaire. — Les sociétés secrètes à Rome. — Le roi de Naples soulève, une fois de plus, la « question de la haquenée ». — La France et l'Autriche appuient les réclamations du roi de Naples. — Ferme et habile réponse de Léon XII. — L'Eglise catholique aux Pays-Bas. — Election d'un évéque schismalique à Deventer (i825). — Persécution des catholiques par le roi Guillaume I'"". — Le « collège philosophique ». — Vive irritation du peuple belge. — Ligne de conduite donnée aux Belges par le pape. — Apaisement momentané du conflit. Concordat de 1827. — Le concordat de 1827 n'est pas observé par le gouvernemer l des Pays-Bas p. io5 à 109
XIII. L'Eglise catholique en Russie. — Politique religieuse du tsar Alexandre le.
— Influence funeste du métropolitain de Mobile^', Stanislas Siestrzencewicz. ~ Le « collège ecclésiastique romain ». — Le ts»r Nicolas l" accentue la politique persécutrice d'Alexandre I^r. — Oukase de février 1826. — Oukase du 22 avril 1828. - Le « collège ecclésiastique grec uni ». — Oppression systématique des catholiques. — L'oppression de la nation polonaise est particulièrement visée. — Deux partis en Pologne : les blancs et les rouges. — Les intérêts catholiques en Grèce. — Prétendue mission diplomatique à Rome du capitaine grec Chiefala.
— Prudente politique de Léon XII. — Les missions catholiques en Grèce. — L'Eglise catholique en Orient. - Etat des missions étrangères. — Prospérité de l'œuvre de la Propagation de la foi. p. 109 à ii4
XIV. L'Eglise catholique dans son centre. — Léon XH travaille à assurer la tranquillité matérielle de l'Etat pontifical. — Réformes administratives, financières, disciplinaires. — Léon XII et les juifs. — Léon XII et les société» secrètes. — Il n est pas assez secondé, dans cette œuvre, par les cours de l'Europe. — Maladie et mort de Léon XII (1828). — Importance et caractère du pontificat de Léon XII p. n', à 116
68/j TABLE DES MATIERES