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i74 HISTOIRE GÉNÉRÀLI DE L'CGLISE
en quelque fête chrétienne '. » Saint Grégoire alla plus loin; il conseillait de joindre aux fêtes religieuses des banquets '. L'expérience montra qu'en ceci la condescendance était excessive : des abus, provoqués par le vice national, portèrent le concile de Clovesho«,en 747, à supprimer ces repas semi-liturgiques. Mais l'esprit de saint Grégoire présida toujours à l'œuvre civilisait ice des missionnaires catholiques. « L'Eglise, dit Godefroid Kurth, traita l'âme des barbares comme xm sauvageon plein de sève et de vigueur, sur lequel elle se contentait de greffer les éléments d'une vie plus pure, laissant au temps et au travail le soin d'achever l'œuvre commencée. Ler siècles lui ont donné raison ' ». « Dès qu'il y a unité de foi, disait saint Grégoire lui-même, les coutumes ne sont rien*.» Et il mettait tout son soin à s'informer de ces coutumes « Celui-là est im sot, écrivait-il, qui met sa primauté à ne pas vouloir se renseigner sur ce qu'il y a de mieux '. » C'est dans le même esprit que saint Augustin, consulté par le roi Ethe*bert sur la réforme des lois du pays, lui conseilla, malgré ses préférences personnelles pour le droit romain, de respecter les institutions nationales. Le grand évêque avait d'ailleurs reçu du Souverain Pontife, pour le gouvernement religieux de la PooToirt tu Grande-Bretagne, des pouvoirs très vastes, qui faisaient de lui •cc'oril*°'à' comme le Pape de ce monde lointain * : pouvoir de créer, ••lot Augu»- dans le midi de la grande île, douze sièges épiscopaux, qui dépendaient de la métropole de Cantorbéry ; même pouvoir pour le nord, où douze autres sièges se rattacheraient à la métropole d'York.
Augustin n'eut pas le temps de réaliser ce programme. On était en 601. 11 devait mourir le 26 mai 605. 11 choisit an de ■es plus zélés disciples, Laurent, pour lui succéder et le con-