Dom Ptnu. Histoire dt saint Légtr, p
S. HiuiiB, Philosophit de l'histoire de l'humanité, III, 24i, 245.
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dales, et s'étaient unis aux Romains pour les attaquer. Lei Vandales, en eiret, accompagnés des Alains et des Suèves, avaient envahi l'Espagne au commencement du v° siècle. Ce peuple, dont le nom est devenu synonyme de dévastateur, et qui semble avoir eu surtout une activilû exubérante à dépenser, venait de traverser la Gaule en la ravageant avec une fureur qu'aucune horde barbare n'égala jamais. Mais à peine les Vandales avaient-ils cru pouvoir s'installer en liberté sur la terre espagnole, qu'on les avait vus quitter l'épée pour la char- ^^ Vandïle» rue. Au bout de peu de temps, au témoignage d'un contem- *° *^P"B°*' porain, Paul Orose ', l'aspect des terres qu'ils occupaient fut transformé. Elles se couvrirent de moissons, se peuplèrent de troupeaux, et, chose plus extraordinaire, si les récits de Paul Orose et de Salvien ne sont pas exagérés, ces barbares introduisirent dans les lois et dans les mœurs une telle équité, surtout un tel respect de la parole donnée, que le peuple vaincu s'attachait à eux et ne regrettait pas le gouvernement des Romains '.
Un tel peuple aurait été un rival redoutable pour les Visigoths. Un événement imprévu l'écarta de la péninsule. En 422, le dernier comte d'Afrique, Boniface, fit appel aux Vandales dans sa lutte contre les troupes romaines. Ceux-ci accoururent en masse et envahirent l'Afrique comme ils avaient envahi l'Espagne. Les écrivains du temps, Procope de Césarée, Possidius, Victor de Vite, saint Augustin lui-même nous ont ^erl*l:llliun raconté la terrible persécution de Genséric, qui appartient à d'Huaério. ihistoire ancienne de l'Eglise. Hunéric, fils de Genséric, qui monta sur le trône au lendemain de la chute de l'empire romain en 477, avait accordé d'abord quelque liberté aux catholiques, mais bientôt, sous l'influence de l'évêque arien Cyrilla, il édicta contre eux les peines les plus sévères. Le chronifiueur Victor de Vite, dans son style archaïque et vibrant, nous a laissé le tableau des atrocités sans nombre au milieu dos(|uclles l'Église d'Afrique, trop alTaiblie par le bienêtre et les plaisirs, retrouva le courage des martyrs des premiers siècles. 11 faut lire le tableau de cet entassement de