Explicaiioa du ps. X.V.WI de la Vulgale
Hist. géo. de l'Egltee. M
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attaché à saint Auçustin et à saint Prospcr, écrit Bossuet. qu« saint Fulgence, évoque de Ruspe, a été si céliïbre parmi Ici prédicateurs de la grâce. Ses réponses étaient respectées. Quand il revint de lexil, qu'il avait souffert pour la foi de la Trinité, toute l'Afrique crut voir en lui un autre Augustin, et cliaque église le recevait comme son propre pasteur '. » rnd«Udo- La paix était en effet revenue avec le fils de Thrasimond, "dclV'en 534° Hildéric. Mais peu de temps après, en 53i, une expédition de Bélisaire mettait fin à la domination vandale, qui avait duré cent ans '. Elle avait eu un moment l'apparence d'un grand empire. Dans l'intervalle des persécutions, les rois vandales avaient développé prodigieusement leur marine. Ce peuple qui avait été en Espagne un peuple agriculteur de premier ordre, était sur le point de devenir en Afrique une puissance maritime redoutable. 11 tomba sous le poids de ses fautes, de la rivalité des Maures d'Afrique, des représailles des Romains et sans doute de la Justice divine. 11 avait été, lui aussi, « le fléaa de Dieu » à sa manière. Les résultats purificateurs de cette terrible mission providentielle, les œuvres théologiques de saint Fulgence de Ruspe, les dramatiques récits du chroniqueur Victor de Vite, le poème de Draconlius et une trace du ndra vandale laissé en Espagne dans la province d'Andalousie, c'est tout ce qui nous reste de la domination de ce peuple barbare, qui fut doué d'une si pvussante vitalité
SI vuigoihB ^ passage des Vandales en Afrique semblait devoir pef 4'Siptgae. mettre aux Visigoths de s'établir plus fortement en Espagne. Mais des vices intérieurs ne cessèrent de troubler ce dernier royaume. Delà mort d'Alaric 11, en î>07, à l'avènement de
1. BosactT, Défense de la Tradition, 1 V, ch. xxi. l'ne antre virtitne de Ift peraécntion (ut le pofcte Draronliu!) qni, dans pa caplivili. composia ua poème en trois chants, Camten de l),o, lequel, dit M. (îaslon Roissicr, « soutient la comparaison avec le poJ'me de Paint Arlt. Il a uiftrae par niomenli plus d'éclat et un sentiment plus vif des bcauli's de la nature. « Ci. Itoissisii, L'Afrique romaine, Paris, l'.'Ol, p. 301' et s.
2. L'Eglise d'ATriqne appela cette période « U captivité de cent anniet •. LijiBi, Concil., IV, i'iSS.
L ta ISE CHEZ LES PEUPLES BARBARES 243
Récarède, en 386, presque tous ses rois moururent poignardés La plupart d'entre eux, avant de mourir si tristement, avaient tristement vécu. Le successeur immédiat d'Ala- Troublei poltric, Gisaldic, fils naturel du roi, était, selon saint Isidore, '"**'
« aussi odieux par sa lâcheté que vil par sa naisrance ' » ; on autre roi, Theudiscle,fut assailli et massacré au milieu d'un festin par les grands du royaume dont il avait déshonoré les foyers '.
« Les Goths, dit à ce propos Grégoire de Tours, avaient ^tte détestable habitude de poignarder les rois qui ne leur convenaient pas pour les remplacer par ceux qui leur convenaient '. » Quand on pense que ces monarques, en vertu de l'organisation des Eglises ariennes, étaient les chefs de l'épiscopat et du clergé, on n'a pas de peine à s'expliquer le déjordre intérieur du royaume.
Cependant, à côté du peuple hérétique, de nombreux catholiques,fruits de l'ancienne évangélisation romaine, luifaisedent ïontraste par l'ardeur de leur foi. En 542, dans une guerre contre les Francs, les catholiques avaient sauvé Saragosse par l'intercession de saint Vincent '. Quelques années plus tard Saint Martin était arrivé en Galice un saint missionnaire de Pannonie ap- Brag». pelé Martin, comme son illustre compatriote l'évêque de Tours. Saint Grégoire de Tours vante sa science et sa sainteté. Peu de temps après, le roi des Suèves, Théodomir P"' ou Garraric ', à la suite de la guérison miraculeuse de son fils par une relique de saint Martin de Tours ', abjurait l'arianisme et nommait saint Martin archevêque de Braga, où se tenait eo 372 un concile '. La conversion du chef de ce royaume éphémère des Suèves, qui devait disparaître moins d'un demi-siècle plus tard, n'avait point par elle-même une grande influence sur les destinées de l'Eglise en Espagne. Mais le mouvement était donné. Après saint Martin de Braga, un moine, Donat,