Acta sanotorum, janvier, t. III, p
2. Vita Germani patriarc/ue, a" 29, dans UsupaxopSiniot PiSX«ef,itv L'Eglite bj/Mantine, p. 363. '
3. Acia tanctorum, octobre, t. XI, p. 120. P. LirAiu, VBurope et le Saint- Si'ge, p 102, 103.
4. fl. P. LiPÔTi-.s. L'Europe et le Saint-Siige à l'époque carolingienne, p. 50.
5. U'aprèd les .-l' ta Sanctorum, octobre, t. XI, p. 120, ce serait en 864. La P. Lapôtre préfère le Milite 864.
260 UISTOIUE GÉMISIJVLE DE l'ÉGUSE
Set «icèt .1- rain, un de ses premiers actes fut de donner l'ordre à ses •èie gunl l< A- . , . .• . 1 . r>i • 1
zait par le sujets de se convertir a leur tour. Plusieurs de ceux-ci s étant
**•?«• révoltis h celte occasion, Boris fil massacrer cinquante-deux
familles de ùoiards ou seigneurs, y compris les femmes et
les enfants. Le pape Nicolas l"' blâma hautement cet acte d^
cruauté sauvage *.
Rien de plus étrange que la vie de ce barbare converti, dont
le christianisme, a-t-ou dit, u à certains moments sentait plus
le steppe (jue l'Evangile ' ». 11 se plaît à parader dans les
fêtes, à donner de grands coups de lance, mais souvent,
le soir, on le voit se couvi-ir d'un sac, se glisser furtivement
lorii moine, dans une église et y passer la nuit sur les dalles'. Non con« tcnt de se livrer à ces morlilications et à ces prières, un jour Boris abandonne le pouvoir à son fils aîné, se rase la tête et se fait moine *. Mais voici que tout à coup il jette le froc. 11 vient d'apprendre que soi' fils Vladimir, ivrogne et débauché, a abandonné le christianisme pour le vieux culte des ancêtres et l'Eucharistie pour des festins « où l'on boit le vin dans le crâne d'un ennemi mort «. Le moiiie Boris quitte sa cellule, reprend la lourde épée et la ceinture de bronze des guerriers bulgares, jjourchasse sou fils, s'empare de lui, lui fait crever les yeu.v, puis revieut dans son monastère reprendre en paix la série interrompue de ses oraisons '.
foliilqne reli- Quelle a été l'inspiration politique de ce Qovis des Bulgares?
été Buifc'Jic*. On n'en trouve pas d'autre que le désir, naïf et violent, d'être un grand roi, d'éblouir le monde, de devenir comme un empereur d'Orient. U est victime, lui aussi, de cette fascination byzantine, dont les peuples de race gotliique ont presque tous soulfert et qui fut pour beaucoup dans leur adhésion à l'arianisme. Aussi voit-on Boris s'adresser en même temps au Pape, au patriarche de Coustantinople Photius, à l'empereur Louis le Germanique, à tous ceux dont il peut espérer ime aide pour s'élever avec éclat. Finalement, c'est au Pape qu'il se rallie. Il le fait même avec énergie. Saisissant avec force
\. HmcKAR, Annales, B. 8(5(5. p *73, 474. P L., l. CXIX, col. 061.
Z. P. Lifôiaa. l.'I'.urope et te tiainl-Siége, p. 50.