‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 172 sur 278 · Lib. Pontif., l · texte numérisé non relu

Lib. Pontif., l

ï, Lib. Pontif.. 1, 471.

Ce n'était pas la fin des troubles. Chris(oj)he et ses ami.«

avaient un candidat tout prêt, un bon et doux religit-us,

ÉjcciioD de nommé Etienne. Mais Didier, qui avait tant aidé à l'écrascmcnl i'b'lii'lJS . . .

Odii. du parti de la noblesse, avait aussi son candidat, un prêtre,

éyulcnient recommandable, paraît-il, par sa piété, Philippe, abbé de Sainl-Guj'. Profitant d'mie absence momentanée de Christophe, les Lombards font acclamer Philippe par le peuple et l'installent au Latran. Mais Christophe est rentré dans Rome. Plus influent dans la ville que Didier, il n'a pas de peine à se débarrasser de Philippe. Il le fait enlever par un des assassins de Toto, un certain Gratiosus, [ui surprend dans le palais de Latran l'élu des Lombards, le fait descendre par un escalier dérobe et le reconduit sans bruit à son monastère de Saint-Guy. Puis le primicier se répand dans le clcrpé, la noblesse et le peuple, et leur présente son candidat qii est élu le l*"" août 767, par la population tout entière, réunie sous l'antique Forum, près de l'église Saint-Hadrien '. *''"1l'"- Le nouveau Pape Étie.n.ne III, sicilien d'origine, était un B«i origiLe». prêtre savant et pieux. « II était, dit le Liber Pontificalis 1res instruit des saintes Ecritures et des traditions ecclésiastiques et très fidèle à les observer. »

D'abord moine au couvent de Saint-Chrysogone, fondé par Grégoire III, puis appelé au Latran par le pape Zacharie, il avait édifié tout le monde par la pureté de sa vie. Pendant la maladie de Paul I", on l'avait \'U assister le pontife malade jusqu'au moment de sa mort avec un dévouement admirable. Christophe, qui avait compté sur ses vertus pour le faire accepter du peuple et ilu clergé, comptait aussi sur la bonté toflaence du excessive du Pontife pour gouverner eu son nom. S'il ne réussit c£r»loilhe. P'''^ absolument, il parvint cependant à lui arracher des mesures regrettables, à exercer sous son patronage des représailles odieuses contre ses ennemis vaincus. C'estsous l'influence de l'intrigant et vindicatif primicier qu'Etienne 111 s'adressa aux d^'ux princes francs, Charles et Carloman, et leur demanda l'envoi à Rome d'un certain nombre d'évcqucs francs '. Trciz» prélats répondirent à l'appel et, unis à ime quarantaine d'év£que>

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