‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 206 sur 278 · Liber PortU/., 11, W ; Ilist. det Gaules. VI, HO · texte numérisé non relu

Liber PortU/., 11, W ; Ilist. det Gaules. VI, HO

£. HiLuzB, I, 791 et 8.

3. Oct acte do 817 est la première constitution écrite que nons poes^dion» •nr les droits reepectifs du bacerdoce et de l'Empire. Ou en a couteslé autreluis l'authenticité. Floury en regardait plusieurs clauses comme snspectM (Bisi. ecclésiasiique, VII, 122). Dom Ilouquel, dans le Recueil des histmient des Gaula, le tenait pour apocryphe et se conUnl.iit de le rOi>umer. Ou u'ai- ■Ite plu aujourd'hui h le considéror comme aullicuiii^ue.

LE SAIKT EMPIUE KOMÂIN 377

Les tristes événements qui suivirent la promulgation de cette importante Constitution ne permirent pas à la ferme et habile diplomatie de saint Pascal P"' de donner tous les fruits qu'on pouvait en attendre. De 817 à 824, date de la mort du saint Pontife, ce ne sont que guerres et troubles de toutes sortes dans l'empire. Les querelles soulevées par le partage Ue 817 à 824, de 817, la révolte et la mort tragique de Bernard en 818, les poiitiqi:es' intrigues de Judith de Bavière, les tristes scènes qui amè- f'^sque inces-

o ' -i eaul.s parai y-

nent et qui suivent la pénitence publique de l'empereur au sent l'auioriié

concile d'Attigny en 822, l'acte qui associe à l'empire, en 823,

Lothaire roi d'Italie; les tracasseries incessantes de ce nouveau

pouvoir impérial, qu'on appelle « l'empire italien », pouvoir

dont le siège est trop près de Rome, et dont le titulaire,

n'ayant ni la piété de son père, ni la grandeur d'âme de son Ses dernières

grand-père, est incapable de maintenir l'ordre en Itabe : tels aUr'istées''p'ar

sont les lamentables incidents de cette période. Le désordre et '«^ révoltes ues

^ seigueura et

le malaise sont partout ; mais nulle part peut-être plus qu'à par i"ho»tiiité

Rome. La foule qui, comme l'enfant, s'en prend à tout ce qui l'entoure de ses déceptions et de ses infortunes, se tourne alors contre ce Pape qu'elle avait acclamé avec tant d'enthousiasme à ses débuts. Pascal I'^'' connaît tous les déboires de l'impopularité. Des seignem-s en profitent pour se rendre indépendants ; tels l'abbé de Farfa, Ingoald, vm des plus puissants parmi les grands, qui parvient à faire admettre son autonomie absolue et à exclure l'intervention du Pape dans la nomination de l'abbé de son monastère. Une coalition de mécontents se forme, ayant à sa tête deux personnages importants de la cour pontificale, le primicier Christophe et son gendre Léon, nomenclateur ou secrétaire de l'Eglise romaine. Leur tactique Nouveau conest de combattre le Pape en s'appuyant sur l'empereur Lo- pape^eM'emtliaire, qui les encourage secrètement. Les fidèles mibces pon- pereurtiûcales des colonies agricoles interviennent vme fois de plus, s'emparent des deux chefs, leur crèvent les yeux et les mettent à mort. Réclamations hautaines de Lothaire. Le Pape assure par serment qu'il n'est pour rien dans l'exécution,

riV3 HlSlOIllli Ct.NÊIlALE DE L ÉGL1.SB

mais refuse d'en livrer les auteurs. L'exaltation des esprits est ti lie, que le Pupe ne se sent plus le maître, même de ses M.jrl de khIdi partisans. Il tombe K'iivement nialude au début de rannée S2i 11 février et meurt le 11 février. La surexcitation du peuple ne permet pas de transporter son corps à la basilique de Saint-Pierre. On craint quelque attentat sacrilège sur son cadavre de la pari de ceux dont la baine le poursuit même après sa mort '

L'élection de son successeur se f;dt au milieu de troubles considérables. Le parti des milices rurales et celui de l'aristocratie militaire se trouvent aux prises. SU faut en croirt Pascbase Radbert, l'influence du célèbre moine Wala fait penclier léleclion du côté du candidat soutenu par la noblesse et Eugène II p^r l'empereur '. Le 5 juin 824 est élu Pape l'archiprêtre de Sainte-Sabine, Eugène, Romain de naissance, « également reconmiandable, dit son biographe, par l'humilité et la simplicité de sa vie, le prestige de sa science et de son éloquence, la générosité de son âme et la noble prestance de son corps'. » Son pontiGcat, de courte durée, devait être marqué par im des actes les plus importants dans l'histoire diplomatique de la Papauté, la constitution de 82 i.

Un des premiers soins d'EucÈNE II fut de prévenir, dans la mesure du possible, des troubles pareils à ceux qui avaient Maiurea paci- ailligé les pontificats de ses prédécesseurs. La principale cause en était dans l'état de confusion et d'anarchie qui se trouvait alors à peu près partout en Europe, dans l'imprécision des droits ■ respectifs des seigneurs et des souverains, des autorités ecclésiastiques et des pouvoirs civils, du Pape et de l'Empereur. Eugène II ouvrit des pourparlers avec Louis le Débonnaire, qui lui délégua son fils Lotbaire accompagné du moine Wala. Le résultat de ces négociations fut une série de mesures pacificatrices, telles que Le rappel de plusieurs persomiages exilés *, l'attribution d'indemnités aux veuves des dignitaires massacrés, La Cnnuiiiii- ^* surtout: la rédaction de la célèbre Constitution de 824, dits Uou d« tii24. Conslilution de Lolhaire.

La base de cet accord était toujours 1» régime institué

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