‹ Histoire générale de l'Église (volume 5)Chapitre 235 sur 278 · I. Régula S. Stnedioti. art 28 Édition de SolcsmM, p · texte numérisé non relu

I. Régula S. Stnedioti. art 28 Édition de SolcsmM, p

IS SAIST iSMPlRE ROMAIN 425

erreurs. Il avait eu de plus l'imprudence de prendre comme défenseur de l'orthodoxie un allié fort subtil, mais compromettant, Scot Erigène. Celui-ci réfutait le prédestinianisme de Gottescalc d'une étrange façon. Comment Dieu, disait-il, peut-il prédestiner un homme au péché et au mal, puisque le péché et le mal n'existent pas ? Simples négations de l'être, comment peuvent-ils être les résultats de la volonté de Dieu ? La seule cause du péché, c'est la liberté déficiente de l'homme et son seul châtiment, c'est le remords.

Un concile de Valence, tenu en 855, se prononça contre les un concile <!• thèses erronées d'Hincmar de Reims et contre ce qu'on prQQÔ'nce*con-

appela le « salmiorondis écossais », pulles Scotorum, de Scot 're Hincaur f}.. ° ' ^ (855).

Lrigène.

La question religieuse allait avoir désormais son retentissement dans la politique. La cause qu'un concile du Nord et du ressort de Charles le Chauve avait approuvée, un concile du Midi, et de la dépendance de Lothaire, la condamnait. En face d'Hincmar, le métropolitain de Reims, se dressait Rémi, le métropolitain de Lyon. Dans un grand concile national franc, A'-ainetnentde réuni à Savonnières, près de Toul, et auquel assistèrent les '« cootro- Jrois rois de France, de Lorraine et de Provence, en 839, on essaya, conformément aux désirs du Pape saint Nicolas, de ménager un accord. Les esprits étaient encore très agités, ^n se contenta de renvoyer la solution 4 des temps plus tranquilles.

Plus tard, en effet, la théologie scolastique devait résoudre, kutant qu'il est possible à l'humaine raison, les questions brûlantes soulevées par l'imprudent moine d'Orbais. Dieu a-t-il prédestiné certains hommes à la damnation? Non, devait répondre \me théologie mieux informée, si l'on entend parler d'im décret divin absolu ; oui, si l'on parle d'un décret conséquent à la prévision du péché? S'il faut en croire le P. Petau, cette distinction n'était pas éloignée de la pensée intime de Gottescalc '. Il eut le tort de la soutenir avec des accents de désobéissance et de révolte. 11 mourut, inflexible, eu SG8 ou „ ..„ , 869, sans avoir jamais voulu se rétracter, dans les prisons du meurt imp*» monaslcre d Hautvillers, au diocèce de Reims, nourrissant

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