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celui d'isaposfolos (semblable aux apôtres) '. « Ce fut alors, dit M. Alfred Rambaud, non la race, mais la foi qui fit un Romain de Byzance : de quelque peuple quon fut issu, il suffisait d'entrer dans le giron de l'Eglise pour entrer dans celui de l'Etat ; le baptême orthodoxe conférait le droit de cité '. » L'esprit schismatique, par une voie différente, mais non moins sûre, continuait donc à se propager, et menaçait toujours, pour une échéance plus ou moins lointaine, d'une rupture avec l'Eglise de Rome.
Mais, d'un autre côté, une alliance nouvelle semblait possible à l'Eglise du côté des barbares. Au fort de la guerre iconoclaste et des perturbations causées par les Lombards, Grégoire III avait adressé un appel au duc des Francs, Charles Martel. Le i.i papaot* »t prince, qui disposait en Gaule d'une puissance considérable, i^'^'^fijare» et dont saint Boni face avait apprécié la haute protection en Germanie, n'avait pu promettre alors au Pontife un concours efllcace. Mais, à partir de ce moment, l'idée d'un appel aux Francs ne fut plus oubliée. Parmi les cadeaux que Grégoire III avait envoyés, en 739, à Charles Martel se trouvaient les clefs du tombeau des saints apôtres. N'était-ce pas exprimer l'espoir que, par lui-même ou par quelqu'un de sa race, le chef des Francs en serait un jour constitué le défenseur '?
1. Constantin avait déjà prî3 ce titre Edsbb», Vie de Constantin, IV, 60.