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DÉRIVÉS DU PAPIER

fabrique annuellement pour une valeur de sept à huit cent mille francs. Il en exporte beaucoup en Amérique.

Le procédé do fabrication à la main est simple, mais lent. Le dessin à découper est gravé en relief sur une forte plaque d'acier. Comme une telle plaque gravée coûte très cher, il en résulte que le nombre des fabricants de papier-dentelle est très restreint. Quant au papier, il doit lui-même subir une préparation préalable, ayant pour but d'empêcher l'adhérence des feuilles de papier, car on en découpe jusqu'à huit à la fois. Pour cela, on frotte les deux faces de la feuille de papier avec de la poudre de savon.

Ceci fait, l'ouvrière place les huit feuilles de papier superposées sur une plaque molle, pose par-dessus la plaque gravée qui va jouer le rôle d'emporte-pièce, puis frappe à coups de marteau de plomb jusqu'au découpage complet des feuilles.

En Allemagne et en Angleterre, on a substitué à ce mode de fabrication un peu primitif un procédé mécanique très rapide. La feuille à découper est continue et vient passer successivement, entre des cylindres découpeurs et des cylindres gaufreurs. Le cylindre découpeur, à reliefs tranchants, vient appuyer fortement le papier contre un autre cylindre en métal tendre et à surface lisse. Cette surface est sans cesse lissée à nouveau par un troisième cylindre en acier placé du côté opposé au cylindre graveur, qui appuie fortement sur le métal tendre. Quant au gaufrage, on l'obtient en faisant passer la feuille découpée entre un cylindre métallique et un autre cylindre en papier comprimé.

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