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II. — LINGERIE

La lingerie, qui est surtout un travail effectué par les femmes, transforme les toiles blanches ou imprimées en objets ouvrés pour l'habillement ou les usages domestiques. Ses principaux articles comprennent les jupons blancs, les cols, les bonnets, les fichus, les serviettes, les torchons, les draps de lit, les nappes, les rideaux, etc., etc.

Paris est le grand centre de fabrication de la lingerie en France. La capitale possède depuis un demi-siècle un grand nombre de maisons de vente allant sans cesse en se développant et fournissant d'ouvrage des ouvrières par centaines de mille, tant à Paris qu'en province.

La fabrication des chemises pour homme constitue la branche la plus importante de la lingerie. On peut estimer à cinquante millions de francs la valeur annuelle des produits fabriqués à Paris, dont les deux tiers sont expédiés à l'étranger. Tout s'y fait maintenant à la mécanique. Les boutonnières elles-mêmes se font mécaniquement à l'aide d'une machine très ingénieuse. L'Angleterre fabrique encore plus de chemises que la France. Les chemises fabriquées aux Etats-Unis se font remarquer par leur merveilleuse blancheur.

La chemise est d'ailleurs d'origine très ancienne. Les Egyptiens portaient des chemises de lin. En Europe, son usage fut plus tardif. L'empereur Septime-Sévère revêtit la première chemise de soie, à Rome, seulement au m" siècle.

Le faux col est d'origine anglaise. La France en fabriqua, à son tour, dès 1862. Cette fabrication donne à elle seule, rien qu'à Paris, du travail à dix mille ouvrières. La fabrication des

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