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PARCHEMINERIE

La parcheminerie est aujourd'hui bien déchue de son antique prospérité, comparativement à l'époque où l'on se servait du parchemin comme papier à écrire. Le parchemin est surtout employé aujourd'hui à la reliure des livres, à la fabrication des cribles, des tambours et des coffres. Le papier parchemin végétal est encore venu, dans ces dernières années, lui faire concurrence pour l'impression des actes et titres de valeur.

Le parchemin pour écriture et impression se fabrique avec des peaux de mouton et de chèvre ; le vélin on parchemin vierge exige des peaux plus fines et plus tendres : celles de veau, de chevreau ou d'agneau mort-né. Les peaux pour cribles, tambours, grosses caisses, timbales, se font avec des peaux de bouc, de chèvre, de loup, d'âne, de porc. La reliure emploie de grandes quantités de peaux de porc.

Les peaux, mégissées par les procédés ordinaires, mais avec beaucoup de soin, sont remises entre les mains du parcheminier. Celui-ci tond, pèle, lave et dégraisse, puis fait sécher les peaux bien tendues sur un châssis. Il écharne alors du côté de la chair avec un couteau, saupoudre les deux faces avec de la chaux éteinte et lisse à la pierre ponce. Pour les qualités fines, on

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