V. — IMITATION DES CUIRS
On a cherché à imiter le cuir au moyen des déchets de peau. Le procédé suivant, inventé en France, est surtout pratiqué en Allemagne. Les déchets de peau sont broyés et mélangés avec de la colle, puis le tout est très fortement comprimé sous l'action de la presse hydraulique. On obtient ainsi une lame de cuir artificiel séchée ensuite et laminée. On colore, pour mieux imiter le cuir véritable. Une fabrique de Copenhague a eu l'idée d'ajouter du caoutchouc aux déchets broyés, ce qui donne plus de consistance.
En Angleterre, M. Barton fabrique des tapis linoléum avec les déchets de cuir pulvérisés : ces tapis sont moins combustibles que le linoléum véritable. Les déchets de cuir sont pulvérisés, puis mélangés avec de la chaux hydraulique, de la colophane, du pétrole et de l'huile de lin. Ce mélange est étendu sur une bande de toile et le reste de la fabrication ne diffère plus de celle du linoléum ordinaire.
Signalons enfin le papier-cuir du Japon imitant le cuir de Cordoue et servant à la fabrication des mouchoirs, des serviettes, des vêtements et parures, des parapluies, etc. Ce papier-cuir, d'une extrême solidité, est obtenu avec la fibre du mûrier à pa-