I. — CHAUSSURES
La cordonnerie, jadis pratiquée par de nombreux et humbles artisans, se trouve de plus en plus concentrée entre les mains de puissants industriels. Péniblement fabriquée à la main et sur mesure, la chaussure atteignait un prix élevé; aujourd'hui, grâce aux procédés mécaniques, elle a suivi une marche parallèle à celle des vêtements confectionnés et ses prix ont beaucoup baissé. De vastes magasins, alimentés par de véritables usines, offrent à l'acheteur une collection variée de produits.
Les chaussures se divisent en trois classes : les cousues, les clouées et les vissées. La chaussure cousue se fait encore sur commande, pour des articles spéciaux et pour le chausson de dames où le cloué et le vissé donneraient trop de rigidité étant donné le peu d'épaisseur de la semelle.
L'ancien procédé des semelles cousues ne se prêtait pas d'ailleurs à la subdivision du travail, ce grand facteur de la mécanique moderne. Il a donc fallu inventer de nouveaux procédés permettant l'introduction des machines. Grâce à ces machines, là où deux jours étaient nécessaires pour fabriquer à la main une paire de chaussures, deux heures suffisent par les moyens mécaniques.
Le cloué n'offrant pas des garanties suffisantes de solidité, a été bientôt remplacé par le vissé, qui lui est bien préférable. L'invention de la chaussure à vis remonte à l'année 4 844,
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