II. — GANTERIE
Les premiers gants furent fabriqués avec des peaux ayant encore conservé leurs poils ; plus tard, on se servit de peaux dépouillées de poils. La mode se modifia encore : on abandonna les gants en peau pour ne plus porter que les gants en soie, tricotés comme les bas. Mais, sous le règne de Louis XIV, les gants de peau reprirent faveur.
La fabrication des gants est pénible et exige beaucoup de soins et d'habileté de la part des ouvriers. Chaque espèce de gants demande une peau spéciale et un façonnage particulier. Une peau, excellente pour les gants d'hommes, ne peut être acceptée pour la ganterie de dames.
La ganterie française s'est toujours fait remarquer par sa fraîcheur, la perfection de sa coupe; aussi a-t-elle été partout recherchée par le monde élégant. C'était déjà une industrie très florissante au xvm e siècle. On fabriquait surtout à cette époque des gants de peau de chèvre : les individus de l'espèce caprine