APPAREILS DE CHAUFFAGE ET D'ÉCLAIRAGE
hauffer avec des brasiers et des chaufferettes, de construction fort élégante et ornementés souvent avec o-c-ût.
L'absence de tirage, dans ce chauffage primitif, avait l'inconvénient de laisser dans les appartements les gaz résultant de la combustion. L'invention des cheminées date de la plus haute antiquité ; au moyen âge, nous les trouvons vastes, très décorées, avec des chenets immenses et une crémaillère pour suspendre les ustensiles servant à la cuisson des aliments. A la Renaissance les cheminées conservent leurs dimensions colossales, mais elles sont encore pins surchargées d'ornements.
Ces vastes cheminées excellent comme tirage : toute la fumée s'échappe dans l'atmosphère et l'air nécessaire pour la combustion descend jusqu'au loyer par la cheminée elle-même. Elles ont le grand défaut de chauffer très peu. Quelques perfectionnements y sont apportés: Alberti (de Florence), en 1485, recouvre le tuyau d'une calotte hémisphérique, qu'une girouette oriente, dispositif ayant pour effet d'empêcher le refoulement de la fumée par le vent; en 1540, Serlio (de Bologne) réduit la dimension du tuyau, d'où diminution de l'accès de l'air froid extérieur et augmentation du rendement en calorique. Au xix e siècle, on réduit encore le foyer et le tuyau, on invente le tablier à coulisse pour accroître le tirage et les cheminées deviennent mesquines sans chauffer beaucoup plus; si bien que, selon l'expression de Péclet, il faut monter sur le toit pour se chauffer, toute la chaleur s'échappant par le tuyau.
Poêles. — Au xvi e siècle, les Anglais imaginèrent les premiers poêles. C'étaient des foyers à grille, en foule ou en fer, brûlant de la houille, qu'on plaçait dans l'intérieur des cheminées. Il s'agissait, en somme, de brûler de la houille au lieu de bois. En 1713, on entoura ces poêles anglais de chambres à air; l'air s'échauffait et était distribué dans l'appartement tout autour de la cheminée. A la même époque, on faisait usage en Allemagne, en Suède, en Russie, de grands poêles en terre ou en faïence, où de l'air s'échauffait également dans des canaux en brique.
Plus tard, on supprima la cheminée et le foyer fut placé