‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 122 sur 265 · I. Mailla, Vlll, p · texte numérisé non relu

I. Mailla, Vlll, p

ensuite à sa victime de se reconnaître tributaire des Kin, mais le sage Ou Lo refusa d'accepter cette offre ; Jen te kin désappointé se tourna vers les Chinois, mais Li Jenhiao, averti, le fît décapiter (1170). Hetchelie tchining mourut à la 4^ lune de 1172 .

La paix régnait enfin dans l'Asie Orientale, grâce surtout à l'équité de Ou Lo ; elle faillit être troublée une fois de plus par un vulgaire ambitieux. A la 9^ lune de 1175, ÏCHAO Wei-tchoung, gouverneur de la partie occidentale de la Corée, se révolta contre son roi et voulut se donner aux Kin ; Ou Lo refusa d'écouter son émissaire qu'il livra au roi de Corée qui fît décapiter Tchao Wei-tchoung et, à la i^e lune de 11 77, adressa ses remerciements au souverain kin.

Laissant le gouvernement au prince héritier qui mourut pendant son absence. Ou lo, roi des Kin, désireux de revoir sa patrie Houei Ning, quitta sa résidence de Yen King, à la 3^ lune de 1184 ; quand il rentra dans sa capitale, il fit élever l'aîné de ses petits-fils, Madacou, en vue de le remplacer; cinq ans plus tard, à la 1^^ lune de 1189, Ou Lo mourait, âgé de 67 ans ,et était remplacé en effet par Madacou.

La même année (1189), l'empereur Hiao Tsoung, qui avait perdu ses deux fils aînés, abdiqua à la 2^ lune en faveur de son troisième fils, Tchao Chux, prince de Koung.

« La Chine a eu peu d'empereurs plus infortunés que Kouang Kouang Tsoung; il semblait digne d'un trône, auquel il Tsoung. n'avait été élevé que fort tard; on espérait qu'un prince de quarante ans, ayant acquis de l'expérience, serait plus capable de soutenir le poids de la couronne ; mais l'enfance des hommes médiocres se prolonge dans l'âge mûr, ou plutôt elle dure autant que la vie. Kouang Tsoung, d'un naturel timide et d'un esprit borné, fut toujours sous la tutelle de Li Che, son épouse, à qui il accorda trop tôt le titre d'impératrice. L'aversion invincible qu'il avait pour le travail, cimenta l'autorité d'une femme impérieuse et colère : enchaîné à un joug qu'il n'avait pas la force de secouer, il se laissa si fort dominer par cette princesse.

qu'après lui avoir attiré la réputation de mauvais fils et flétri sa gloire de mille manières, elle lui arracha le sceptre pour le mettre entre les mains du prince qu'elle avait eu de lui 1. »

Le règne de ce prince est en effet signalé par les troubles causés par l'impératrice Li Che et la guerre qui sévit entre les lettrés; en vainLiEOuKouANG-TSOuadressa-t-il à l'empereur un placet pour rétablir la paix entre eux, Kouang Tsoung resta indifférent à cet appel. Il se montra hostile aux eunuques qu'il voulait faire mettre à mort, mais par leurs intrigues, ils réussirent à faire naître des doutes dans l'esprit du monarque indécis qui abandonna son projet. Il tomba bientôt malade et remit le pouvoir à Li Che (1192). A la 9e lune de l'année 1194, mourait le roi des Hia, Li Jen-hiao, qui avait régné 55 ans; il fut remplacé par son fils Li Touen-Heou. En 1194, à la 6^ lune, l'empereur Hiao Tsoung, mourait à 68 ans, attristé par la conduite de son fils. Cette même année, à la 7^ lune, par les intrigues de TcHAO Ju-Yu et de Han T'o-tcheou, Tchao Kou, prince de Kia, fils de Li Che, fut substitué sur le trône à son père, le triste Kouang Tsoung. Il est connu sous le nom de Ning Tsoung.

Le début de ce règne est marqué par la rivalité entre Tchab Ju-yu, partisan du célèbre philosophe Tchou Hi, et Han T'o-tcheou qui ne se trouva pas suffisamment récompensé des services qu'il avait rendus en préparant l'avènement au trône de Ning Tsoung. Tchou Hi avait été chargé d'expliquer les King à l'empereur ; au bout de quarante-six jours et de sept séances consacrées au commentaire des Livres classiques, Han T'o-tcheou réussit à le faire remercier de ses services sous prétexte de son grand âge et de la fatigue qui lui était occasionnée, malgré les démarches de Tchao Ju-yu et de plusieurs mandarins, amis de Tchou Hi, qui furent révoqués. Puis Han T'o-tcheou parvint à faire exiler à Young Tcheou, Tchao Ju-yu qui mourut en route (1195). Les discussions entre les Lettrés firent rage; nous en reparlerons lorsque nous traiterons de la littérature sous

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