‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 128 sur 265 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Les Mongols : Origines. — Débuts de Tchinguiz Khan.

C'est toujours l'envahisseur du nord qui menace l'Empire du Milieu : Hioung Nou, Turk, K'i Tan, Kin, enfin Mongol, plus tard Mandchou, tous compris sous le terme général de Tartares, tour à tour ébranleront le trône chinois, quelques-uns même l'occuperont. Mais, sous le joug étranger, le Chinois conserve sa forte individualité, parvient à imposer sa loi au conquérant, et parfois même réussit à l'absorber : rendu à la liberté, il semble n'avoir pas changé et il reprend le cours normal de son existence, exemple d'une continuité dans la tradition, sans pareille dans l'histoire du monde.

RocKHiLL écrit que la mention la plus ancienne qu'il ait trouvée dans des ouvrages orientaux du nom Mongol, se trouve dans les Annales chinoises des T'ang postérieurs (923-934 ap. J.-C.) où il se rencontre sous la forme Mengkou; dans les Annales de la dynastie des Leao (926-1125), il a la forme de Meng kou H. Toutefois, il apparaît pour la première fois dans le T'oung kien kang mou, à la 6^ année Chao Hing de Kao Tsoung des Soung (1136). La transcription Moal de Guillaume de Rubrouck semble dérivée de la forme turki Mogal 1.

« Les Mongkou ou Mongous, dans l'origine et sous la dynastie des T'ang, ne formaient qu'une horde dont le nom était Mongou et Monkos; ces barbares féroces qui voyaient de nuit comme de j our, et qui se battaient avec beaucoup de bravoure, avaient des cuirasses faites de peau de poisson à l'épreuve de la flèche. Sur la fin de cette année (1135), HoLOMA, roi des Kin, envoya le général Houchacou leur

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