I. Tru' o'ng Vinh-ky, Hist. annamite, I, pp
MAXGKOU 275
Trân Thanh-tông. En rentrant en Chine, Ouriangkataï s'empara de Kouei Lin, capitale du Kouang Si, sur les troupes Soung, et au commencement de 1254 entama le siège de Tchang Cha.
On avait réussi à exciter la méfiance de Mangkou à l'égard de son frère K'oublaï qui s'était rendu populaire parmi ses soldats; le Grand Khan le rappela en 1257 ^^ chargea le sous-gouverneur de Kara Koroum, Alemdar ou Alentar, de remplacer son frère dans le gouvernement du Ho Nan et du Chen Si. Alemdar établit à Koung Tch'ang une commission chargée de l'examen des comptes et fit mettre à mort tous les intendants de K'oublaï, sauf deux. Sur le conseil du sage Yao Chou, K'oublaï se rendit à Kara Koroum; dès que Mangkou eut aperçu son frère, il l'embrassa, pleura, rappela Alemdar, et il ne fut plus question de disgrâce.
Dans un kouriltaï tenu en septembre, Daougaï Gourgan, gendre de Tchinguiz Khan, manifesta son étonnement que les Soung fussent laissés paisibles possesseurs de la Chine méridionale; il y avait un prétexte excellent pour entrer en guerre avec eux : en 1241, la régente Tourakina leur avait envoyé en ambassade You li massa, chargé de négocier la paix; l'ambassadeur, avec soixante-dix personnes de sa suite fut emprisonné dans une forteresse du Hou Kouang où il mourut; quelques-uns des prisonniers furent relâchés en 1254. Les Mongols assiégèrent Ho Tcheou mais furent battus par le gouverneur Wang Kien; néanmoins les Soung relâchèrent les compagnons de You li massa encore gardés en captivité.
Mangkou se mit en route pour la Chine en octobre 1257, laissant le gouvernement de Kara Koroum à son frère Arik Bougha (AH Pouka) avec Alemdar comme lieutenant. En mars, le Grand Khan traverse le Houang Ho, pénètre au Chen Si, campe près du mont Lieou P'an où mourut Tchinguiz Khan ; au mois d'août, il pénètre au Se Tch'ouan, à la tête de 40,000 hommes, formant trois divisions : la première, commandée par Mangkou lui-même, prit la route de San Kouan, par Lou Tcheou; la deuxième, dirigée
par son frère Mou Ko, marcha par Sian Tcheou sur Mi Tsang kouan, tandis que la troisième, avec Bourtchak, se dirigeait sur Mien Tcheou, par Youï Kouan. Deux autres armées devaient opérer dans le Hou Kouang et le Kiang Nan : l'une, sous Tchang Jeou, mais commandée par K'ou blaï devait assiéger Wou Tch'ang (Ngo) au Hou Pe où il devait être rejoint par Ouriangkataï, revenu du Tong King, par Nan Ning, Kouei Lin et le Hou Nan, et marcher ensuite sur Hang Tcheou, capitale des Soung; l'autre conduite par Togatchar devait attaquer King Chan dans le Kiang Nan.
Le général mongol Nieou Lien (Neou le), à la tête de l'avant-garde de Mangkou, dégage Tch'eng Tou, défendu par le Mongol Atahou (Adakou), assiégé par les Soung, mais quand il se retire, la ville est capturée par Pou Kotche, Gouverneur-général du Se Tch'ouan et Adakou périt. Nieou Lien reprit Tch'eng Tou. Mangkou traversa le Kia Ling et le Pe Chouei, et s'empara de la forteresse de K'ou Tchou yai, au nord-ouest de Pao Ning fou, défendue par Yang Li qui est tué; plus tard, le Grand Khan s'empare de Leang Tcheou (Pao Ning) ; Ya Tcheou est pris d'assaut et en janvier 1259, Wang Kien, gouverneur de Ho Tcheou est sommé de se rendre; il refuse; Mangkou arrive pour le siège de cette ville fortement établie au confluent du Kia Ling et du Fecu. Les assauts des Mongols restent infructueux; la dyssenterie gagne leur armée; Mangkou, malade, transforme le siège de la place en blocus, marche sur Tch'oung K'ing, mais il meurt près du mont Tiao Youï, à l'est de Ho Tcheou. Gaubil ^ fait périr Mangkou dans un assaut malheureux de Ho Tcheou ; « Vang Kien ne put être forcé, un grand orage survint et fit tomber les échelles, c'est alors qu'il y eut un grand carnage, et une infinité de Mongous périrent. Pour comble de malheur on aperçut le corps de l'Empereur percé de plusieurs coups. » C'était la 7^ lune de 1259; Mangkou était dans sa 52® année; il avait régné huit ans.
« Naturellement sérieux, il (Mangkou) parlait peu. Il n'aimait point les festins et avait de l'aversion pour la