‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 36 sur 265 · Voir Supra, p · texte numérisé non relu

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L'empereur avait désigné Mou joung Yen-tchao et Li Tch'ou-yun pour conduire le secours qu'il avait consenti à accorder à Tcheou Pao-kiuen, mais ces généraux avaient l'ordre de passer par le King Nan; chemin faisant ils apprirent que Yang Se-fan qui commandait les troupes de Trb.eou Pao-kiuen avait défait à Ping tsin t'ing le rebelle fait prisonnier et décapité. Cependant Li Tchou-vun occupait par ruse Kiang Ling, la capitale de Kao Kitch'oung; celui-ci, suivant le conseil de Sun Kouang- HiEN, « fît dresser un état détaillé des trois tcheou et des dix-sept hieii dont était composé son petit domaine, et le joignant à un placct, il fit porter le tout par Wang Tchao- TSi, un de ses ])remiers officiers, à l'empereur qui agréa ses offres et envoya Wang Jex-chan prendre possession en son nom du pays de King Nan dont il conserva à Kao Kitch'oung le gouvernement. Ce prince donna des mandarinats à tous ses parents, et récompensa Sun Kouang-hien, en le nommant gouverneur de Houang Tcheou » (du Hou Kouang) 1.

Suivant les ordres qu'il avait reçus. Mou joung Yen-tchao poursuivit sa route vers le Hou Nan, défit et tua Tchang TsouNG-FOU, général de Tcheou Pao-kiuen, qui cherchait à lui barrer la route, et conduisait lui-même à la Cour Tcheou Pao-kiuen; celui-ci fut fort bien accueilli par l'empereur qui lui accorda sa grâce et lui donna une place d'officier dans ses gardes du corps. Mou joung Yen-tchao s'était « saisi de tout le Hou Nan, qui consistait en 14 tcheou et 66 hien habités par 907,388 familles payant tribut, sans compter les familles des soldats, ainsi que celles des officiers de guerre et de lettres, des lettrés et des prêtres des idoles » -.

Au milieu de ces récits de batailles, l'esprit se repose volontiers devant une découverte scientifique : « A la quatrième lune, Wang Tchu-no, assesseur du Président des Mathématiques, représenta que suivant le calcul de l'astronomie de Wang Po, appelée Kin-t' ien-ly , on commençait à errer sur le mouvement des astres, et que cette astrono-

r. Mailla, VIII, p. 22.

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