‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 40 sur 265 · I. Voir sMp^-a p. Ci · texte numérisé non relu

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Han sont défaits, mais ils lèvent une nouvelle armée devant laquelle l'empereur est obligé d'abandonner le siège de T'ai Youen. Lieou Ki-youen fait mettre à mort Kou Wouvvei.

Le royaume de Nan Han avait été créé en 905 par Lieou YiNG qui s'empara de Canton dont il fit sa capitale, régna sept ans et fut remplacé par son frère Lieou Yen, qui occupa sa place trente et un ans se proclama en 915, empereur de Ta Yue, et prit en 918, le nien hao de Kao Tsou; Lieou Yen eut pour successeurs ses fils Lieou Fen (942) et Lieou Tch'eng (943) ; le fils de ce dernier fut Lieou Tch'ang qui régna quatorze ans jusqu'en 971 ; il mourut en 980. Le domaine de Lieou Ying comprenait 47 villes; ce chef porta successivement les titres de roi de Nan P'ing, de Nan Haï et enfin de Nan Han.

A la neuvième lune de 970, Lieou Tch'ang, prince de Nan Han, ayant fait des incursions sur le territoire de l'empire, T'ai Tsou ordonna à Wang Ki-hiun, gouverneur de Tchao Tcheou, de demander au prince de Nan T'ang, Li Yu, d'intervenir. La principauté de Nan T'ang (Nan King) avait été créée en 937 par Li Pien, remplacé après un règne de six ans par son fils Li King, qui eut lui-même pour successeur au bout de dix-neuf ans son fils Li Yu. Lieou Tch'ang reçut fort mal la lettre de ce dernier et fit emprisonner son envoyé. Immédiatement, l'empereur expédiait le général P'an Mei contre les Nan Han. Ceux-ci comptaient sur les éléphants qu'ils dressaient pour la guerre et plaçaient ordinairement à l'avant-garde. « Lorsque les deux partis furent en présence, P'an Mei choisit les soldats les plus vigoureux, ayant des arcs à l'épreuve, pour les opposer aux éléphants ; l'action s'étant engagée, ces soldats instruits par leur général, s'attachèrent à tirer aux pieds de ces animaux : les blessures qu'ils leur firent les incommodèrent beaucoup, ils se cabrèrent, renversèrent par terre ceux qui étaient sur leur dos, et rebroussant chemin, ils mirent une si grande confusion dans les escadrons ennemis qu'il fut aisé à P'an Mei de les défaire. 1 » La ville de Chao Tcheou (Kouang

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