‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 47 sur 265 · I. Mailla, /. c, p · texte numérisé non relu

I. Mailla, /. c, p

car en 926, Ye-liu A-pao-ki, le chef des Leao, s'était emparé de leur ville de Pou YuTch'cng qu'il appela depuis Toung Tan kouo, ou Toung Tan Fou, c'est-à-dire le royaume ou le district des K'i Tan f^ricntaux; il y avait laissé, en qualité de gouverneur, son lils aîné, Yjï-liu Tou-yo, avec le titre de Jen Houang wang ; mais le roi de Pou Hai, redoutant son puissant voisin, déclina les offres des Chinois ^ T'ai Tsoung se retourna vers Wou Hiouen-ming, roi de Ting-Ngan, qui, ayant à souffrir des incursions des Leao sur ses terres, accueillit avec plaisir les avances de l'empereur; il profita du passage d'un envoyé Niu Tchen pour lui confier un placet destiné au souverain chinois qui lui fit tenir sa réponse par la même voie (981).

D'autre part, Li Ki-p'oung, gouverneur de Ting Nan, vint prêter hommage à l'empereur et lui offrit — étant brouillé avec toute sa famille — les quatre tcheou de Hia Tcheou, Souei Tcheou, Yin Tcheou et Yeou Tcheou que lui avait donnés Li Se-koung depuis la chute des T'ang; naturellement T'ai Tsoung accepta cette offre, autorisa Li Ki-p'oung à résider à Pien Tcheou et lui confia un emploi. « L'empire alors se trouva unifié comme du temps des Han et des T'ang, à la réserve de Yen ou Pe King, de Yun ou T'ai Toung fou du Chan Si et des seize tcheou de leur dépendance, que le prince de Tsin, en montant sur le trône, avait cédés aux tartares Leao -. »

Le roi des Leao, Ye-Hu H'ien, se rendant à Yun Tcheou, tomba malade à la montagne Tsiao Chan et mourut âgé de 35 ans, à la 9® lune (982) ; son fils aîné Ye-liu Loungsiu, prince de Leang, âgé de douze ans, lui succéda; la mère du nouveau chef, Si^^o Che, s'empara du gouvernement et changea le nom de Leao que portait son peuple pour celui de K'i Tan qu'il avait jadis porté ^.

Li Ki-p'oung en faisant hommage à l'empereur de ses quatre tcheou avait laissé à Hia Tcheou (Ning Hia), Li Ki-Ts'iEN qui, désobéissant à l'ordre impérial de se rendre

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