‹ Histoire générale de la Chine et de ses relations avec les pays étrangers depuis les temps les plus anciens jusqu'à la chute de la dynastie mandchoueChapitre 54 sur 265 · Mailla, /. c, pp · texte numérisé non relu

Mailla, /. c, pp

JAN, avec plusieurs disciples. Il offrit des bronzes japonais, une histoire du Japon, et le Livre de la Piété Filiale commenté par le célèbre Tcheng K'ang-tch'eng, ouvrage perdu en Chine, conservé au Japon. L'empereur voulut entretenir lui-même le bonze. Celui-ci ayant raconté que, depuis l'origine, les rois et officiers du J apon se succédaient de père en fils, l'empereur soupira et dit : Ces Barbares des Iles ont conservé la forme du gouvernement de l'antiquité. Tiao jan ayant demandé la permission de faire un pèlerinage à la célèbre pagode du mont Wou T'ai chan, l'empereur le fit défrayer durant tout son voyage. Il lui donna aussi une édition imprimée de la Tripitaka chinoise, que le bonze emporta au Japon. On eut, par Tiao jan, des renseignements sur les Aïnos velus par tout le corps, jusqu'au visage inclusivement. On sut aussi par lui, que des envoyés japonais, presque tous bonzes, avaient été envoyés en Chine en 806, 839, vers 850, vers 886, vers 921, vers 952; faits que les historiens chinois avaient omis de noter, à cause des troubles de l'empire. 1 »

T'ai Tsoung « était doué d'un esprit excellent, juste et solide; dans les grandes affaires, il saisissait d'abord le parti auquel on devait s'arrêter : un de ses principaux soins fut d'encourager la culture des terres, qu'il regardait comme le moyen le plus sûr pour procurer aux peuples l'abondance et les maintenir en paix. Par rapport au gouvernement de l'État, il regardait les récompenses et les châtiments comme deux puissants mobiles, dont un prince devait être pleinement instruit : il voulait être convaincu avant que de rien déterminer sur des objets dont dépendait l'honneur ou l'infamie des familles. Il recevait avec plaisir les remontrances qu'on lui adressait, et lorsqu'il avait commis quelque faute et qu'on la lui faisait connaître, il ne faisait aucune difficulté de l'avouer publiquement; toutes ces belles qualités, qui brillaient dans T'ai Tsoung, le firent aimer et respecter de tout l'empire ; il se

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