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ko, depuis dix-sept ans gouverneur de Yen; maliieurcusement le brave général Ts'ao Pin mourait peu de temps après (999, 6e lune). Les hostilités n'i)rennent entre Chinois et K'i Tan : la ville de Souei Tch'eng (Ngan Fou hien, district de Pao Ting, Tche Li) défendue par Yang Yen-tchao est assiégée par le roi Ye-lin Loung-siu {2^ lune, 999) qui est repoussé mais qui, dans le cours de sa retraite, s'empare des villes du Tche Li, Ki Tcheou, Tch'ao Tcheou, HingTcheou (Chouen Te fou) et Ming Tcheou.
Grâce à la lâcheté de Fou Tsien, gouverneur général de Tchen Tcheou, Ting Tcheou et Kao Yan Kouan, commandant à 80,000 homrries de troupes, qui s'enferme dans Ying Tcheou et refuse de marcher contre l'ennemi, malgré la bravoure de Fan Ting-tchao et la résistance désespérée du gouverneur K'ang Pao-yi, tué après avoir immolé un nombre considérable d'ennemis, les K'i Tan battent les Chinois, traversent le Tsi Ho et vont piller la ville de Tseu Tsi. L'empereur prend le commandement des troupes, destitue le lâche Fou Tsien qu'il envoie en exil à Fan Tclieou; les K'i Tan se retirent vers la Tartarie, mais attaqués près de Mou Tcheou par Fan Ting-tchao ils perdent 10,000 hommes et leur butin. L'empereur ayant assisté à la pacification de la frontière rentre dans sa capitale.
Des soldats mécontents se révoltent dans la province de Se Tch'ouan (1000), tuent le général Fou Tchao-cheou et placent à leur tête le commandant de Yi Tcheou, Wang KiUN, qui prend le titre de prince de Chou, s'empare de Han Tcheou, mais échoue devant Mien Tcheou; d'ailleurs, peu après, Han Tcheou est repris par Tchang Se-kiun. Mais les généraux impériaux dont l'un des- leurs, Li Houei, est tué, se font battre à Yi Tcheou par Wang Kiun. Toutefois les Chinois reprennent l'offensive avec des renforts et malgré la défense énergique de W^ang Kiun, le général Lei Yeou-tchoung s'empare de Yi Tcheou; Wang Kiun s'enfuit à Fou Chouen, mais, poursuivi avec la cavalerie impériale par Yang Houai-tchoung, il est cerné dans cette ville et réduit à se pendre ; sa tête coupée est envoyée
à l'empereur qui récompense les vainqueurs Lei Yeoutchoung et Yang Houai-tchoung.
Les Houei Ho, inquiets de Li Ki-ts'ien, cherchèrent à pousser l'empereur à lui faire la guerre, offrant de joindre leurs troupes aux forces chinoises (iooi);leur ambassade ne pouvait plus mal tomber : l'empereur, d'humeur essentiellement pacifique, s'occupait de la mise en réforme des trop nombreux fonctionnaires à charge à l'État ; on en supprima en effet plus de 195,800 tant de guerre que de lettres. 1
Li Ki-ts'ien, désigné également sous le nom de Tchao Pao-ki, témoignait de sa reconnaissance à l'égard des Chinois qui l'avaient si généreusement pardonné de ses trahisons, en continuant ses expéditions incessantes de pillage dans les provinces septentrionales de l'empire. L'empereur envoya Tchang Tsi-hien faire une enquête sur ses agissements ; Tchang prétendit que Ling Wou étant trop à l'écart, ne pouvait être défendu et devait, par conséquent être abandonné; un autre fonctionnaire. Ho Leang, qui se trouvait sur les Heux, déclara au contraire, que la ville était protégée par les montagnes qui l'environnaient et devrait être garnie de troupes, qu'en aucun cas Ling Wou ne devait être abandonné aux Tartares. Tchen Tsoung, perplexe, envoya à Ling Wou, Wang Tchad avec pleins pouvoirs et, ce qui valait mieux, 60,000 cavaliers et fantassins. Cependant Li Ki-ts'ien mettait les T'ou Fan dans ses intérêts et venait attaquer Ling Tcheou dont le gouverneur Pei Tsi se faisait tuer vaillamment sur la brèche. Maître de cette ville, le vainqueur en change le nom en celui de Si P'ing fou, la ville de la Paix d'Occident (looi). D'autre part, le chef des Tartares de Lou kou, Pan Lo-tche fit l'offre, qui fut acceptée, de réunir ses troupes à l'armée impériale pour lutter contre Li Ki-ts'ien; on lui donna le titre de gouverneur-général de Sou Fang. Pan Lo-tche ayant réussi à faire croire à Li Ki-ts'ien, aveuglé par son orgueil-, qu'il reconnaissait sa domination, marcha contre lui à la tête de 60,000 hommes; Li Ki-ts'ien, attaqué à l'improviste, fut mortellement blessé ; il n'avait que quarante-