L. XV, c. 1 : cf. également c
2. V. par rapport aux âges du monde et aux générations I. XVI, c. 43 et 1. XXIL, c. 30.
saac et de Jacob qui forme le sujet principal des méditations contenues dans cette partie : ce qui suit n'est qu’une ébauche. Le grand contraste reparaît dans l’histoire de Jacob et d'Ésaÿü : la bénédiction des patriarches continue à soutenir la cité de Dieu. Le livre dix-septième est consacré au quatrième àge du monde, celui de la jeunesse (Juventus), qui s’étend de David jusqu’à la captivité de Babylone. IL nous montre surtout les prophéties relatives au Christ, celles des psaumes notamment, et c’est en elles que l’idée de la cité de Dieu produit les fruits les plus vivants et les plus purs.
Le livre dix-huitième a d’abord pour but de compléter les deux précédents : l’auteur s’y propose de montrer les progrès, passés jusqu'ici sous silence, de la cité terrestre (civitas terrena) à partir d'Abraham (1). Il le fait toutefois d’une façon très sommaire, et, pour ainsi dire, par bonds et par sauts. La société terrestre, vu son égoïsme, se divise en vainqueurs eten vaincus, en maîtres et en esclaves; elle comprend différents royaumes (regna), dont les plus célèbres sont celui des Assyriens, dans l'antiquité, et celui des Romains, à une époque postérieure. L'un est à l’est, l’autre à l’ouest : dès que .le premier arrive à sa fin, le second commence aussitôt. C'est ainsi qu'ils sont séparés par le temps et par l’espace; mais ils se suppléent immédiatement par rapport à la domination universelle : celle-ci en effet appartient une première fois à l'Orient, et, une deuxième, à l'Occident. Quant aux autres empires, saint Augustin nous dit expressément qu'il ne les considère que comme les appendices de ces deux royaumes (2). Il s'inspire ensuite de la Chronique d'Eusèbe retouchée par saint Jérôme (3), et traite de Ninus et de ses successeurs, ainsi que des Sicyoniens, à partir d'Europs ; viennent alors quelques souvenirs des Argiens et des Athéniens, avec le récit d'Énée, des rois du Latium et de la fondation de Rome (c. 19 sq.) ; la plupart du temps, Saint Augustin renvoie en outre à l'histoire juive contemporaine, et complète ainsi sous ce rap-