Par exemple, IL, v. 398 et 8. et V, v. Let s
428 PAULIN DE PÉRIGLEUX [384-5.]
tement dans un pussage qui se rapporte à la Psychomachie de Prudence et à la description qu'il fait des luttes que soutient contre la luxure la virginité (Virginitas), comme s'exprime ici saint Avite (v. 370 sq.). Ce poème, grossi par plusieurs longs épisodes reproduisant des paraboles et des récits bibliques, comme aussi des légendes (1), reçut, malgré qu'il soit en certains passages peu séduisant, pour ne rien dire de plus, un accueil extraordinaire, pour une époque qui avait l’ascétisme en une si haute estime; saint Isidore lui-même {0p. cit.) le cite encore comme un poème charmant, pulcherrimum carmen. Au point de vue de l’histoire de la civilisation, il ne laisse pas néanmoins d'offrir beaucoup d'intérèt (2). °
Ce mème intérêt, nous le retrouvons et sur une plus vaste échelle dans quatre-vingt-sept lettres qui nous restent de cet évèque; elles nous fournissent de plus les renseignements les plus importants pour l'histoire politique et ecclésiastique de son époque. Leur style nous montre que la décadence de la prose avait été plus rapide que celle de la poésie.