De glorta confess., c
2. Quid ergo a me... res alta requiritur, quem ad scribendi seriem nec natura profluum, nec lilleratura facundum, nec ipse usquequaque usus reddidit expeditum ?
3. ‘Il y a tant de raisons qui militent en faveur de la paternité de Fortunat que je n'ose pus la révoquer en doute ; il y a surtout ce passage du pro-
et contemporain de saint Martin, vie entreprise par Fortunat à la prière de saint Germain, qui succéda plus tard à Marcellus sur le siège de Paris. Quant aux autres héros de ses vies, Fortunat les a connus personnellement et même célébrés de leur vivant dans ses poèmes : ce sont saint Germain, dont Fortunat, au dire de saint Grégoire (1), a été le biographe ; saint Médard, en tant du moins que cette vie est de lui; et son amie sainte Radegonde, dont la vie est la plus intéressante. Elle nous offre en effet autre chose que de simples miracles, quoique Fortunat, chose incroyable, n’y dise absolument rien de ses relations personnelles avec la sainte. Ces Vies, en général, ne nous donnent qu'une liste des miracles des saints et æs miracles offrent très peu de variété. Nous avons fait la même remarque en étudiant les poèmes auxquels ces vies correspondent. Non seulement les guérisons opérées par un saint se ressemblent entre elles pour la plupart, mais elles fessemblent encore à celles des autres saints. Il est singulier de voir revenir partout la guérison spéciale du mal d'yeux; c'est apparemment parce que saint Martin, l'apôtre de la France, avait été autrefois médecin et, comme nous dirions aujourd'hui, oculiste. Faisons encore remarquer les histoires multiples des châtiments divins qui frappent ceux qui se sont attaqués à l'honneur des prêtres. Parmi toutes ces anecdotes pieuses, on trouve en général peu de choses intéressantes et beaucoup d'histoires futiles, tandis qu'il n’est pas du tout question, dans ces Vies, du développement du caractère du saint, et qu'on parle très peu de ses vertus véritables. On y voit combien la légende a déjà décliné. La plupart de ces Vies offrent, parsuite, peu de matériaux pour l’histoire elle-mêmeainsi que pour l'histoire spéciale de la civilisation à cette époque. Sous ces deux rapports toutefois, la vie de sainte Radegonde fait exception. Le style des Vies de Fortunat est généralement simple, et, dans le prologue de la vie d’Albinus, l’auteur se fait un devoir de n'employer que des expressions à la portée du peuple. L'ac-
logue : « Inter Gallicanos cothurnos ita lippata vilitas, » passage qu’il faut lire à La place de ces termes insensés « Itali Paduinitas ; » Cf. « munera Marcelli, » dans le poème n° 19, v. 15, dans Guérard, 4. Historia Franc., 1. V, c. 8.
complissement de ce devoir devait peut-être lui être plus difficile qu'on ne se l’imagine, si l’on considère l'enflure rebutante qui s'étale dans la prose de ses prologues et surtout dans les lettres qu'il a placées çà et là entre ses poèmes ; on croyait alors assurément que cette enflure était le dernier mot de l'élégance en fait de style.