RÉ DS, DDR RS L
Paulin de son côté envoyait ses exercices poétiques à son maître pour les faire corriger; témoin cet abrégé des trois livres de Suétone : De regibus (1). Il ne nous reste des poèmes écrits par Paulin, avant sa conversion à une vie sérieusement chrétienne, que deux billets en vers qui accompagnent des présents faits à un ami, et, chose plus intéressante, une courte prière du matin en dix-neuf hexamètres, où le poète supplie « le Tout-Puissant créateur des choses » de lui accorder non seulement une conduite sans tache, mais même une existence terrestre facile, une épouse aux mœurs pures et des enfants, enrécompense de sa chasteté. Cette prière est Icin d'avoir même l'orthodoxie que nous offrent deux autres prières, en vers et plus longues, composées par Ausone, et à l’une desquelles notre poète a emprunté textuellement un passage (2). Mais l'époque de la révolution intérieure qui s’opéra dans Paulin se manifesta avant tout dans deux épîtres en vers, qu'il adressa alors à Ausone et qui furent provoquées par quatre épitres semblables de ce dernier. Paulin, dans sa première épître, répond à trois d’entre elles qu’il avait reçues en même temps (une de ces trois est perdue); dans sa seconde, il répond à la troisième des lettres d'Ausone qui nous ont été conservées et qui
C’étaient des « versus monosyllabis coepti et finiti, ita ut a fine versus ad principium recurrant »; par exemple :
Res hominum fragiles alit et regit et perimit fors.
Fors dubia œternumque labans, quam blanda fovet spes, ete. À ces vers se rattachent de tels pelits poèmes, dont les vers n'ont de monosyllabes qu’à la finale.