‹ Histoire générale de la littérature du Moyen Age en Occident (volume 4)Chapitre 227 sur 382 · Par exemple, Carm. XXIIT, v. 487 sq · texte numérisé non relu

Par exemple, Carm. XXIIT, v. 487 sq

2. « Elegos vero nunc echoicos, nune recurrentes, nunc per anadiplosim fine principiisque connexos. » Epp. 1. VIII, 11. Il caractérise ainsi sa poésie lyrique : « In lyricis autem Flaccum secutus nunc ferebatur in iambico citus, nunc in choriambico gravis, nunc in alcaico flexuosus, nunc in sapphico inflatus. » Cf. également l'éloge qu'il fait de l'hymne de Claudien Mamert, Epp. IV, 3. |

3. Consistant surtout en ce qu'on appelle vers rapportés. Dans Île panégyrique d’Avitus, Rome s'écrie :

Vae mihi qualis eram, cum per mea jussa juberent Sylla, Asiagenes, Curius, Paulus, Pompeius, Tigrani, Antiocho, Pyrrho, Persae, Mithridati Pacem, regna, fugam, vectigal, vincla, venenum? v. 79, sq. Fertig (Ill, p.18) a déjà fait remarquer à bon droit que quelque chose dans ce texte n'est pas en ordre.

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cle considéraient comme un ornement spécial; le moyen âge, aux poètes savants duquel Sidoine resta particulièrement en honneur, partagea également cette manière de voir. La signification de l'allitération, qui revient si fréquemment en toute autre, est bien plus importante. Elle est souvent, sans doute, employée à dessein; mais, plus fréquemment encore, elle semble venir d'elle-même, en sorte qu’elle n’était point le résultat d'un jeu d'esprit, mais le résultat d'un sentiment musical ; elle procurait, par l’'homogénéité des sons, le même charme que l'emploi de la rime proprement dite (1). La prose de Sidoine nous offre, par contre, l'allitération employée comme jeu d'esprit et ornement oratoire, et nous voyons de plus cette égalité de son s'étendre aux thèmes eux-mêmes (2).

Cette prose nous a été conservée dans ses neuf livres de Lettres; ces livres furent édités à part et peut-être même plusieurs d'entre eux réunis ensemble (3) dans la première édition, lorsque, devenu évêque, Sidoine renonça à la poésie et voulut se faire un nom comme prosateur (4). On pourrait peut-être placer la publication de ces lettres entre les années 473 et 484. Elles ont été composées en partie avant cette époque ; celles des deux premiers livres sont toutes antérieures à l’épiscopat de Sidoine (5). Symmaque et Pline étaient ici ses modèles, ainsi qu'il nous l’apprend lui-même dans la

1. Presque chaque page nous offre de telles allitérations; en voici des exemples pris dans le panégyrique que nous venons de m entionner : .… Capreasque Tiberi Et caligas Caïi, Claudii censura secuta est, v. 104, eq., où «caligas Caiïi » a seul un sens spirituel.

Vasta per adversas venabula cogere praedas, V. 194. . Procerum tam forte potentior illic, Post etiam princeps, Constantius omnia praestat. V. 210, et sq. Et pudor. Armatas pilo petit impiger alas Pugnando pugnam quaerens, pavidumque per agmen. V. 269 sq. Et dire que ces exemples sont pris au hasard !

2. Par exemple, les mots cités par Fertig : « Sedulitas so dalitasque ; » de plus, dans les lettres (VILL, 3) : « Saltim saltuatim ; non tam suspicioni quam fuisse suspectui, » ou bien encore : « Non tam fonte quam fronte. »

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