Il est ainsi désigné dans le catalogue de Braulio
et de ses auteurs, des laudes (c. 13), de la messe, des heures canoniques (c. 49 sq.), du dimanche, du sabbat, des fêtes et des jeùnes: c’est là le sujet du premier livre. Dans le deuxième, au contraire, l’auteur fait connaître les « exordia » de ceux dont la vocation est le culte. Nous voyons ici défiler sous nos yeux le clergé, dans la hiérarchie variée de ses classes, et l'auteur nous explique chaque fois l’origine, la fonction et la vocation de chacun de ses membres, depuis l'évêque jusqu'au portier. Viennent ensuite, dans des chapitres à part, les moines, les vierges, les pénitents, les veuves, les époux, les catéchumènes et les compétents (degré supérieur aux catéchurmènes).
Si, des écrits théologiques de saint Isidore nous passons à ses écrits historiques, celui qui a pour titre, De ortu et habitu patrum, pourra nous servir de transition. L'auteur y parle, d'une manière très succincte, de l’origine, du caractère, de l'âge et du lieu où reposent soixante-quatre personnes pieuses de l’Ancien Testament, depuis Adam jusqu'aux Machabées, et de vingt et une autres personnes du Nouveau Testament, spécialement des apôtres et des évangélistes : çà et là toutefois l'une ou l’autre de ces différentes indications fait défaut.
Saint Isidore a édité sa Chronique (CAronicon) (1) sous une double forme : une première fois, d'une manière complète, et, une deuxième, d'une manière abrégée, dans ses Étymologtes; ici, dans chaque indication de temps, en effet, il ne fait qu’ajouter un seul événement emprunté à la chronique complète, comme s’il n'y avait pas de place pour plusieurs (2). Cet évé nement lui-même est presque constamment pris de l’histoire biblique ou ecclésiastique, à supposer qu'il se trouvât d’abord dans l'édition complète. C'est là un signe caractéristique. La chronique des Étymologies n’est donc qu'un extrait puisé dans l'édition complète, sauf que, ayant été composée plus tard, elle a reçu un complément au point de vue chronologique. Tandis
14. V. aussi Hertzberg, Ueber die Chroniken des Isidors von Sevilla in : Forschungen zur deutschen Geschichte, vol. XV (1875).
2. A l'article Justinien, par exemple, il n'est parlé que de la défaite des Vandales; celle des Ostrogoths n’est pas mentionnée, ce qui a pourtant lieu dans la chronique complète.