m vie
supposer m fil fi que Rufin n'ait pas eu ici à suivre un modèle grec, c'esl bien saint Jérôme qui lui aura montré le chemin 1 1). Cet opuscule dul exercer une influence d'autant plus grande Bur l'imagination des lecteurs du moyen âge qu'on v trouve un mélange des miracles accomplis par la nature dans ce merveilleux pays, qui serl pour la mise en scène des histoires, el des miracles spirituels racontés sur les moines. Il v a là je ne sais quoi de piquant qui attire comme l'histoire de Robinson Crusoe. Luther lui-même ne l'ait pas difficulté de reconnaître, dans ce livre, malgré qu'il s'y rencontre maintes fables et absurdités, des passages \ raiment édifiants, où l'auteur prêche, mit un ton populaire et pratique qui ne manque pas de dignité, la plus saine morale : témoin, par exemple, dans la première vie, l'avertissement de Jean sur la vantardise. L'historien trouve, lui aussi, un intérêt tout spécial à examiner la grand variété i[iii se manifeste ici dans les phénomènes de l'ascétisme, el à voir que toutes les particularités des différents ordres monastiques postérieurs s'y accusent déjà en germe (2).