‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 25 sur 353 · Deviris illustr., c · texte numérisé non relu

Deviris illustr., c

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D'origine païenne, il avait, nous dit le même docteur I . com battu d'abord le christianisme; puis, après sa conversion et pour donner un gage de sa sincérité, il avait composé un ouvrai apologétique, les Sept livres contre Les païens, Adverstu nationes(2), libri VII. Cela u'est pas invraisemblable, car l'ouvrage méme,écril probable ni peu il«' temps après la perse

culion il«' Dioclétien ['-\) montre qu'Ârnobe n'avail pas alors entièremenl dépouillé les restes du paganisme. Nous \ trouvons notammenl maintes opinions spéculatives complètement contraires à la doctrine chrétienne. On peul bien démêler, à travers Les explications de l'ouvrage, commenl Axnobe fui gagné au christianisme. Il «-si même fort Intéressanl de constater que la roule par Laquelle il y arriva esl cri le qu'avaient prise la plupart des Lettrés de cette époque. Ce ne lut pas un besoin de rédemption, comme pour saint Cyprien, ni Les qualités particulières du christianisme qui donnèrenl à La conversion d'Arnobe la première impulsion : ce lut plutôt le manque de solidité du paganisme. Le polythéisme de la religion nationale était immoral autant qu'absurde; il sVn détacha lorsqu'il vit qu'une explication même allégorique de ces choses ne conduisait qu'à des contradictions ridicules. Alors et avant tout, le monothéisme des chrétiens frappa son attention; niais il faut reconnaître qu'il ne sut pas d'abord Le comprendre dans toute sa pureté. Un autre motif de conversion, tiré de la promesse d'immortalité que le christianisme offrait à ses adeptes, vint

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