‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 255 sur 353 · V. plus haut, p. 13G · texte numérisé non relu

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2. Ces sept frères lurent assommés : les Vandales, quelque cruels qu'ils fussent, décapitaient rarement les catholiques ; ils évitaient ce genre de mort afin de ne pas donner à leurs adversaires l'occasion d'augmenter le nombre de leurs :• martyrs. » D'après notre auteur, un miracle s'est produit à la mort des sept frères ; mais le récit qu'il nous en fait montre la sobriété qui régnait à cet égard : « Sed cum in mari venerabilia corpora jactarentur, illico quod contra naturam est aequoris, eodem hora illaesa corpora pelagus littori reddere maturavit, nec ausum fuit, ttt moris est, triduana dilatione in profundo retinere, ne praecepto Dominico minime paruisset. »

3. Aussi De Providentia. Dans l'éd. de Baluze : « Incipit liber primus de gubematione Dei et de justo Dei praesentique judicio. »

4. S. S. Presbyterorxi.nl Salviani Massiliensis et Vincentii Lirinensis opéra Stepk. Baluzius ad f.d. codd. emendavit notisque Ulustravit, éd. tertia, Paris, 1684 ; Salviani presbyteri Massiliensis libri qui supersitnt recens. Halm, Berlin, 1877 {Monumenta Germ. hi&t. Auctor. antiq., I);

[437-8.] DE ci i!i:ii\\ i i.ini mi \Hl.)

probablement originaire de la Belgique ; né vers la lin du iv siècle, il atteignit un âge très avancé [i). Il composa, vers lemilieu du v°siècle(2), son ouvrage qui comprend huit livres; mais, le dernier est resté inachevé. Le but «pi«' s*y propose Salvien est de réfuter ceux qui, a la vue des calamités donl l'Empire romain était alors accablé de (mites parts, niaient le gouvernement de la Providence, « par la raison que, dans ce monde, les bons échouent, tandis que les méchants réussis- Kent en tout. » Les anciens philosophes eux-mêmes, ;'i l'exception des Epicuriens, réfutent celte objection, dit Salvien dans le premier livre, en s'appuyant sur les écrits de f.icéron. .Mais L'auteur ne veut s'adresser qu'à îles chrétiens, ou a ceux, du moins, qui prétendent l'être (3). Il s'agit seulement de savoir, continue l'auteur, si, parmi les bons qui soutirent, il faut entendre les vrais ou les faux chrétiens : dans le dernier cas, ils n'ont que ce qu'ils méritent, et, dans le premier, il n'y a pas lieu de se plaindre, car les vrais chrétiens sont heureux malgré toutes les misères extérieures; il n'y a que les ignorants qui s'y trompent. Ils sont heureux dans leur conscience ; et, s'ils sont pauvres, méprisés, faibles, etc., tant mieux : c'est ce qu'ils désirent. Dieu ne réserve pas tout pour le jour du jugement, comme on pourrait peut-être se l'imaginer; non, il juge encore sans cesse en ce monde, parce

Salvianipresb. Mnssil. opéra quae supersunt et recens. Pauly, Wien, 1883 (Corp. script, eccles., vol. VIlIj ; Histoire littéraire de la France, t. II, p. 517 sq. ; Zschimmer, Sahianus und seine Schriften, Italie, 187.").

i. Gonnade termine l'article qu'il lui consacre, en disant: o Yivit usque hodie in senectute bona. » Or, nous l'avons vu, Gennade écrivait environ en ISO.

2. Il est écrit, à coup sur, après 439, vu qu'il y est parlé de la captivité deLitorius, et, d'autre part, avant 151, puisqu'il n'y est pas fait mention de l'invasion d'Attila dans la Gaule. La supposition de l'Hist. littéraire, l. c, p. 525, admettant que la conquête de Rome, dont il est parle au I. VI, e. 12, est celle de Genséric et que, par conséquent, l'ouvrage est postérieur à 155, cette supposition, dis-je, est erronée, car le contexte n'indique que la prise de Rome par Alaric : Salvien observe, en effet, dans 1.' passage où il énumère les calamités] qui .'ont tondu sur L'empire romain, un certain ordre chronologique, et il y mentionne ce partage îles Vandales en Espagne, après la prise de Rome ; comment pouvait-il donc là être question de la prise de Home par Genseric ?

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