Epist. US AdPaulinum
5. Ce que confirment les éloges de quelques philologues classiques, comme Orelli, Baehr, dont je ne saurais suivre l'avis. Leur intérêt pour cet
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christianisme n'avait pas pu opérer en lui un changement intérieur. Nulle part l'âme n'a influé sur l'expression. Chose curieuse, c'est ^.rnobe <\u\. en défendant les écrits primitifs du christianisme parrapporl à leurs expressions l . a formulé cette pensée, adoptée ensuite par maints auteurs chrétiens : « Quand il s'agil de choses sans ostentation, il faul regarder le Fond el ii"i) la grâce de la forme : il ne faut point se préoccuper "!"• ce qui est mélodie pour l'oreille, mais de l'utilité des auditeurs; la vérité méprise le fard. - Voilà ce qu'a «lit
Aluni I pourtant il est resté lui-même fidèle a ses habitudes
dt* rhéteur el il ;i conservé, jusque dans smi apologie, la. pompe du discours, <|u'il voulait qu'on abandonnât au forum el aux tribunaux. Mais si l'on trouve dans smi vocabulaire des l races de ce langage bas el trivial, trivialis et sordidus sermo, blâmé, comme il l'observe, par les païens, il ne faul pas mettre ces expressions sur le compte de son christianisme, mais accuser son goût peu châtié: il les emprunte, en partie, à la langue de la conversation <|iii a toujours une couleur légèrement provinciale, el. en partie, à des auteurs surannés, coinine il était de mode à celle époque.