‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 32 sur 353 · I, c. 58 el s · texte numérisé non relu

I, c. 58 el s

Firmiani Lactanlii opéra, ad opliin. libror. fidem emend. 0. I. » Fritzsche 2 fartes. (Bibli. patr. cur. Gersdorf, vol. X-XI.] Leip 1842-44; Le Nourry, Apparatus ad Bibliothei . tetem

trum, t. II, Paris, 171.">. fol. ; A. Ebert, Sur l'auteur du livre « De mortibus persecutorum, » dans le Wll" vol. des Comptes-rendus de l'Académie des sciences de Saxe.

:î. Les manuscrits de ses ouvrages font précéder son nom de : Lucius Csecilius, ou Ccelius.

i. De vir. ill,, c. 80; Epist. 70, Ac/ Magnum.

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écrits le montrent bien peu. Sa latinité pure pourrait bien au contraire confirmer L'origine dont nous parlons. De l'Afrique,

où il avait l'ail ses études et où il avait dû déjà se distinguer, Dioctétien l'appela comme professeur d'éloquence latine à Nicomédie, qu'il venait de choisir comme capitale. Il avait peu d'élèves dans cette ville grecque ; il se consacra donc d'autant plus ù la profession d'écrivain, qu'il nous avoue lui-même (1) manquer de talent et de préparation pour l'éloquence pratique. Or, comme écrivain, il s'était déjà essayé dans la prose et dans la poésie : jeune homme, il avait composé un Sympor shim et décrit, en hexamètres, sa traversée d'Afrique à Nicomédie C'est peut-être alors qu'il composa aussi son livre Grammaticits qui, pas plus que les deux précédents, n'est parvenu jusqu'à nous. Ce fut à Nicomédie, et même avant la persécution de Dioclétien (2), qu'il embrassa le christianisme ; il était apparemment peu satisfait de ses études philosophiques auxquelles, d'après l'exemple de Gicéron, il s'était consacré à ses heures de loisir forcé (3). Dans le christianisme, il trouva une autre philosophie, et c'était la vraie. C'est à elle qu'il consacra désormais son activité d'écrivain, qui fut très productive. De tous ses ouvrages néanmoins, il ne nous est parvenu que ceux dont nous parlons plus loin, tandis qu'une série d'autres travaux, notamment huit livres de lettres sur des sujets plutôt scientifiques et profanes que théologïques (4), sont aussi perdus. Après le commencement de la persécution, Lactance renonça à sa chaire de professeur (5). Plus tard, d'après saint Jérôme, il fut, en Gaule, dans sa vieillesse, précepteur de Crispus, fils de Constantin. Nous ne savons rien de l'époque de sa mort.

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