V, c. 24- : c'est l'hymne sElerne verum conditor
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jouai I nu si grand rôle à oette époque (IV, <•. I), ou bien encore une étude sur le mariage, à l'occasion du récit de l'accouplement fabuleux de la vipère avec la murène (V, c. 7). Sainl
ambroise propose aux hommes les animaux, soil c me
exemple ou à titre d'avertissement (1) ; il l'ail de ces détails le sujet de longues considérations où il s'attarde avec complaisance ; il raconte des traits à la lois remarquables et véridi- «lui-s. non sans se permettre pourtant d'en ajouter d'autres qui sont merveilleux et fabuleux. C'esl là que I»- moyen
e 1rs prit avec avidité; c'est de là qu'il les lit passer dans SB littérature pour servir surtout à l'usage de ses pliysiologues.
Gel ouvrage, malgré tous ces emprunts, nous offre un beau témoignage de la gracieuse éloquence de saint Ambroise : ici, le côté populaire de cette éloquence se montre dans toute sa noblesse. Il est en même temps aussi remarquable au point de vue moral et typologique, lequel nous montre le christianisme s'assimilanl l'histoire naturelle antique et païenne, qu'au point de vue pris parles nouvelles idées chrétiennes et conservé trop longtemps par elles à l'endroit des sciences naturelles et de leurs découvertes. C'est tout simplement la volonté immédiat»' et toute-puissante de Dieu qui tient lieu de lois naturelles. La Hilde suflit aussi pour la connaissance de la nature : où la Genèse est insuffisante, saint Ambroise appelle à s. .11 secours les oracles des prophètes. Il est intéressant de voir ce qu'il dit, sous ce rapport, dans une phrase du chap. 6, liv. I (§ 22) : «Traiter de la qualité ou delà position de la terre, n'est d'aucune utilité pour la vie future, adspem futuri; il est, en effet, suffisant de savoir ce que contient la série des Livres saints, à savoir, que Dieu a suspendu la terre dans le néant » (Job. c. 26, v. 7) (2). « A quoi bon par conséquent discuter pour savoir si elle est suspendue dans l'air
1. Les corneilles, par exemple, sont un modèle de l'hospitalité; les autruches, un type de la piété liliale ; les hirondelles, des soins maternels ; elles sont aussi le symbole d'une honnête et heureuse pauvreté (\ ', c. 16 et 17). Les poissons, qui se dévorent les uns les autres, sont au contraire un avertissement à l'adresse des gens que dévore la cupidité (1. c, c.5).
2. « Quia suspendit terram in niliilo : » ainsi écrit saint Ambroise.
ou au-dessus de l'eau? » — « Ce n'est donc point, ajoute-t-il un peu plus loin, parée que la terre est au milieu qu'elle est suspendue comme dans une balance dont les plateaux sont en équilibre, mais parce que la majesté de Dieu la contraint, par laloi de sa volonté, de se maintenir au-dessus de ce qui est instable et du vide (1). » D'après ces idées fondamentales il ne cherche ni à étudier, ni à approfondir le miracle de la nature, c'est-à-dire ce qui s'éloigne des phénomènes et des lois bien connus de la nature; il accepte au contraire le fait miraculeux, tel qu'il se présente, comme étant un signe de la manifestation immédiate de la volonté de Dieu. On ne cherchait nullement à mettre en harmonie les récits bibliques de ce genre avec la nature; on prenait plutôt plaisir à en faire ressortir les contrastes. C'est ainsi qu'un miracle de la nature est confirmé même par un autre miracle : la séparation des eaux d'avec le firmament (Gen. I, v. G) est donnée comme un miracle; mais, tout aussi miraculeuse est la séparation de l'eau dans la mer Rouge, à l'occasion de la fuite des Juifs. Dieu aurait bien pu les sauver autrement, pense saint Ambroise (II, c. 3) ; mais il choisit ce moyen, afin que les hommes, témoins de ce miracle, crussent plus facilement à ceux qui avaient eu lieu avant leur création .
A la môme classe des écrits de saint Ambroise appartiennent encore les trois suivants qui sont très volumineux: Enarrationes in Psalmos XII, Expositio in PsalmUm CXVIII et Expositio Evangelii secundum Lucam ; mais ici saint Ambroise s'affirme pleinement comme exégète, et l'orateur recule au dernier plan. Ils offrent, à l'égard de la littérature générale, un intérêt trop indirect et de trop pou d'importance pour que nous nous y arrêtions. Quelque considérable que soit l'autorité qu'ils ont eue à cette époque et même plus tard au moyen âge, le genre d'explication de la Bible n'en reste pas moins identique à celui que nous avons étudié dans saint Ambroise; il s'appuie plus ou moins sur Origène. Faisons seulement remarquer, en passant, que le dernier de ces trois ouvrages se sert de