‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 171 sur 248 · Arch. M.-E., vol. 299, p · texte numérisé non relu

Arch. M.-E., vol. 299, p

En même temps, attentif aux inconvénients qui pouvaient se produire si l'Espagne voulait s'autoriser de ces secours donnés aux Missions pour réclamer le patro-

nage, il ajoutait, non sans une certaine hardiesse1 :

«n'est point d'usage que les princes présentent aux évêchés in partibus, et le Saint-Siège ne l'accordera pas. S'il le leur accordait, ce ne serait point pour eux un privilège, mais un simple fardeau devant Dieu. sans aucun intérêt pour le bien de leurs États. Cette innovation pourrait devenir très nuisible à l'œuvre des Missions, en ce que bientôt quelques-unes seraient peut-être sans évêque, ou elles en auraient qui ne seraient pas en état de les bien gouverner, Aussi les rois de France n'ont-ils jamais prétendu à ce patronage. Et Louis XVI, ce prince ssi religieux, rit d'un flatteur, q'u lui proposait de solliciter ce privilège prétendu en cour de Rome, en lui faisant entendre que la nomination de cinq à six évêques de plus serait une nouvelle perle à sa couronne. Soulever ou agiter cette question est chose tout à fait inutile, parce que le Saint-Siège veut garder ces nou-

velles Églises dans une dépendance immédiate de son autorité, surtout pendant qu'elles seront sous la domination de princes païens. D'ailleurs, si ces princes se faisaient chrétiens, ils voudraient eux-mêmes jouir du

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privilège d'être patrons de ces Eglises, qu'ils doteraient sans doute et qu'ils protégcraient de leur glaive, Et si ce droit avait déjà été accordé à d'autres têtes couronnées, Il en naitrait des différends nuisibles à la Belision. Enfin, comme je l'ai dit, il est important pour éviter des prétentions de la part des rois païens, qu'ils ne regardent point les chefs d'une Religion qu'ils voient avec peine se propager dans leurs terres, comme des émissaires des souverains

‘atholiques, des princes euro-

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