‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 2)Chapitre 196 sur 227 · LXXI. — Saint Bertrand, évêque de Comminges · texte numérisé non relu

LXXI. — Saint Bertrand, évêque de Comminges

S. Bertrand , évêque de Comminges, mourut à peu près vers le-même temps que S. Guiraud, évêque de Béziers, Se parvint comme lui à une éminente sainteté. Suivant l'auteur "^ de sa Vie, écrite quarante ans après sa mort, sous le

' Tome V, Chartes & Diplômes, n. CCCLXXV. • Archives de Tabbaye de la Grasse.

' Catel, Mémoires pour l'histoire du Languedoc, * Gallia Christiana , t. 2, p. 414- — Proprium

p. 786 & suiv. Biterrense, p. 182, édition de 1721.

3 Ibid. p. 586 & suiv. 7 Vita S. Bertrandi, dans Martène, Amplissima

■'Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu- Collectio, x. 6, -p. 1022 &. seq. méro CCCXCIX, la 4'' pièce citée sous ce^numéro.

An 1121

pontificat d'Alexandre III, il étoit fils d'Aton-Raimond , seigneur d'un château appelé alors Selio 8î. depuis l'Ile-Jourdain dans le diocèse de Toulouse , &l d'une fille de Guillaume Taillefer, comte de cette ville. Bertrand naquit vers le milieu du onzième siècle, avec toutes les qualités capables de le faire aimer j on remarque entre autres qu'il étoit parfaitement bien fait. Il suivit d'abord l'exercice des armes, mais il s'y comporta plutôt en ecclésiastique qu'en séculierj aussi en abandonna-t-il bientôt le métier pour se consacrer entièrement à Dieu parmi les chanoines réguliers de la cathédrale de Toulouse, dont il fut archidiacre. Il s'acquit une si grande réputation de vertu, que le siège épiscopal de Comminges étant venu à vaquer, il fut élu unanimement pour le remplir. Il garda cependant son archidiaconé j car on voit par un acte' de l'an 1086, qu'étant évêque, il se disoit en même temps chanoine &. archidiacre de Toulouse. On doit à ce saint prélat^ le rétablissement de l'ancienne ville de Lyon de Comminges, qui depuis le sixième siècle étoit demeurée ensevelie sous ses ruines, 8t où il n'étoit resté que la cathédrale. Il engagea d'abord ses chanoines à embrasser la vie commune avec la règle de Saint-Augustin, &. à fixer leur résidence auprès de la cathédrale 5 ce qui fit qu'on bâtit des maisons tout autour. Il se forma ainsi peu à peu une nouvelle ville qui s'est agrandie dans la suite, mais qui cependant est peu considérable. Elle porta depuis le nom de S. Bertrand, son restaurateur, qui mourut le 26 d'octobre, durant le cours de ses visites. Son corps fut apporté à la cathédrale 6c inhumé dans la chapelle de la Vierge. La sainteté de sa vie 8c l'éclat des miracles qui s'opérèrent à son tombeau lui méritèrent bientôt après un culte public, 8c sa cathédrale le prit pour son patron. On prétend que le pape Clément V le canonisa^; mais nous apprenons d'ailleurs"^ que ce fut Guillaume III, archevêque d'Auch , son neveu, qui procura sa canonisation au douzième siècle. Il est vrai que Clément V, qui ^ avoit été successeur de S. Bertrand dans l'évêché de Comminges, fit lever son corps de terre pour l'exposer à la vénération du peuple.

Quelques modernes*^ assurent que S. Bertrand étoit déjà évêque de Comminges en loyS, qu'il posséda cet évêché pendant cinquante ans 8c qu'il mourut vers l'an 11 28 ou 11 26; mais nous avons fait voir ailleurs" qu'il ne parvint à l'épiscopat qu'après l'an 1078. Quant à l'époque de sa mort, l'auteur de sa Vie n'en dit rien, non plus que de celle de sa naissance 8c de son épiscopat. Il témoigne^ seulement qu'il écrivit cette vie à la prière du même Guillaume, que ce saint prélat, qui étoit son oncle, avoit élevé autrefois auprès de lui parmi les chanoines de la cathédrale de Toulouse, 8c qui posséda l'archevêché d'Auch depuis l'an 1140 jusques en 1170. C'est sans doute sur ce

■ Catel, Mémoires pour l'histoire du Languedoc, "• Bnillet, Fies des Saints, t5 octobre,

p. 906. * Gallia Christiana, nov. edit. t. i, p. 1094 &seq.

^ Vita S. Bertrandi, dans Martène, Amplissima — Baillet, Vies des Saints, i5 octobre.

CoUectio, t. 6, p. 1022 & seq. '' Voyez ci-dessus, livre XIV, n. xcit.

' Baillet, Vies des Saints, 1 5 octobre. ' Vita S. Bertrandi , dans Martène, Amplissima

* Gallia Christiana, nov . edit. t. 1, p. 987. CoUectioyt. 6, p. 1022, n. 10.

An 1121

témoignage que divers auteurs' supposent que Raimond de l'Ile, frère de

S. Bertrand, eut un autre frère dont ils ne marquent pas le nom & qu'ils font

seigneur d'Endouffièle dans le Toulousain & père du même Guillaume III,

arclievêque d'Auch ; mais il faut avouer que ce témoignage n'est pas bien

clair, car outre que l'auteur de la Vie de S. Bertrand paroît se contredire, les

anciens monumens nous apprennent que Guillaume III, archevêque d'Auch,

étoit de la maison de Montaut^; ce prélat aura donc été fils d'une sœur de '■,^,- <"^'ç'"-

' i t. il, p. 392.

S. Bertrand.

LXXn. — Assemblée tenue uiii Caylar. — Èvêques de Lodève.

On tint 3 Tan 1 122, au Caylar, dans le diocèse de L^odève, sur les frontières du Rouergue,une assemblée a laquelle Pierre, évêque de Lodève, Gautier, évêque de Maguelonne, l'éveque d'Orange &. Arnaud, abbé de Saint-Thibéry, se trouvèrent. On y décida un différend qui étoit entre les religieux de Joncels dans le diocèse de Béziers , &(. ceux de Conques en Rouergue, touchant l'église de Casouls dans ce dernier pays, laquelle avoit été donnée autrefois aux premiers par Raimondj marquis-comte. L'époque certaine de l'épiscopat de Pierre rend incertain tout ce qu'on nous dit'^de celui de Raimond I, surnommé Pastor bonus, qu'on prétend avoir été évêque de Lodève depuis l'an 1102 jusques en ii38, & avoir succédé à Déodat de Chaslus, qui, ajoute-t-on, fut élu d'une manière simoniaque en iioo, St déposé deux ans après par ses comprovinciaux, malgré son appel au roi Philippe L Nous voyons d'ailleurs ^ que Pierre étoit évêque de Lodève en 1129 &. ii34. Ce prélat avoit été élevé durant sa jeunesse parmi le clergé de l'église d'Agde, &. il n'est pas sans doute différent de Fierre-Raimondj qu'on mef^ sur le siège épiscopal de Lodève depuis l'an 11 38 jusques en 11 64, Se à qui on donne pour père un prétendu Galburge, comte de Comminges. On raconte plusieurs autres choses de lui qui ne sont pas plus certaines, entre autres que le pape Adrien IV lui accorda diverses grâces, aux mois d'avril 8<, de mai de l'an 11 54; mais ce pape ne fut élu qu'à la fin de la même année.

LXXIIL — Alphonse-Jourdain assiégé dans Orange 6* délivré par les Toulousains qui V amènent dans leur ville.

Quoique Alphonse-Jourdain eût été reconnu pour comte de Toulouse 8c qu'il fût maître de cette ville dès l'an 11 20, il paroît cependant que Guil-

' Oïhenart, Notitta Vasconiae, p. 535. — Le Père ^ Flr.ntciv'it, Séries praesulum Lodovenslum, p. 80

Ange, Histoire généalogique des pairs de France, t. 2, & seq, — Gallia. Christiana, t. 2 , p- 672.

p. 76,3. 5 Tome V, Chartes & Diplômes, n"» CCCCXI

' Gallia Christiana, nov. edit. t. i, p. 987. & CCCCXXXIV, la 3* pièce citée sous ce numéro.

'Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu- '^ Plantavit, 5'eriej praesuZam Z-o^/oveniiam , p. 80

méro CCCLXXXIX. & seq. — Gallia Christiana, t. 2 , p. 672.

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laume IX, duc d'Aquitaine, son compétiteur, conservoit encore en 1122 quelques restes d'autorité dans le pays. C'est ce qu'on peut inférer d'un acte ' passé cette année dans l'église de Sainte- Marie de Bragairac, alors du diocèse de Toulouse 8c aujourd'hui de celui de Lombez, St daté du pontificat du pape Callixte , régnant Louis, roi de France , Guillaume étant duc d'Aquitaine , 6* Alphonse comte de Toulouse. Aymeri , prieur de Bragairac, se soumit par cet acte, avec tous ses religieux, du consentement d'Amélius, évoque de Toulouse, au gouvernement & à l'autorité de Pétronille, abbesse de Fontevrault, qui étoit alors sur les lieux. On peut croire toutefois que c'est li cause de la situation de cette abbaye dans le domaine du duc d'Aquitaine, qu'il est fait mention de ce prince dans la date de cet acte. En effet, outre qu'il y est marqué expressément qu'Alphonse étoit alors comte de Toulouse, nous apprenons, par divers autres monumens de cette année , que ce prince étoit alors généralement reconnu^ par les Toulousains.

""^^TTiTs ^^^ peuples secouèrent entièrement, l'année suivante, le joug du duc

d'Aquitaine, qui , comme on l'a déjà remarqué, étoit demeuré maître du château Narbonnois. Ils assiégèrent dans ce château Guillaume de Montmaurel, qui en avoit le gouvernement au nom du duc. Se l'obligèrent enfin à se rendre. Ils se mirent^ en marche bientôt après pour aller au secours du comte Alphonse qui étoit assiégé dans Orange par le comte de Barcelone, allié de celui de Poitiers, 8c qu'ils amenèrent en triomphe dans leur ville après avoir fait lever le siège. Les circonstances de ce siège 8c celles de la guerre qui y donna occasion 8c qui s'éleva en Provence entre les comtes de Toulouse 8c de Barcelone nous sont inconnues. Il paroît seulement, par une charte "^ du même Alphonse, de l'an 11 26, que cette guerre dura longtemps, qu'elle fut très-funeste au pays 8c que l'église cathédrale d'Orange fut entièrement détruite durant le siège de cette ville.

LXXIV. — Alphonse f comte de Toulouse , excommunié par Callixte //«

Comtes de Comminges.

Hugues, abbé de Saint-Gilles, 8c ses religieux se déclarèrent peut-être, durant cette guerre, en faveur du comte de Barcelone. Nous savons^ du moins que le comte Alphonse s'empara de force, vers ce temps-là, de l'abbaye de Saint- Gilles 8c qu'il en chassa l'abbé 8c les religieux qui en portèrent leurs plaintes au pape Callixte II. Ce pape écrivit en leur faveur une lettre du palais de Latran, le 22 d'avril, à Aton, archevêque d'Arles, à Raimond, comte de Barcelone, 8c à Gaufred-Porcelet, seigneur provençal, qu'il exhorte à les protéger. Il déclare en même temps qu'il avoit excommunié le comte Alphonse 8c ses

' Galîia Christiana, t. i , p. 682 & seq. ^ Gallia Chr'istiana, nov. éd. t. 1, instrum. p. 32.

* Voyez tome IV, Note L, n. 6 & suiv. — Voyez tome IV, Note L.

' I^'d. 5 Xome V, Chartes & Diplômes, n, CCCXC.

HISTOIRE GENERALE DE LANGUEDOC. LIV. XVI. Caj — ; 7"

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complices, mis leurs terres en interdit & délivré les sujets de ce prince du ser- m. origin. ment de fidélité, jusques à ce qu'il eût rendu le monastère de Saint-Gilles à l'abbé Si. aux religieux, qu'il eût fait démolir le château qu'il avoit fait construire depuis peu dans cet endroit, &. qu'enfin il eût réparé les dommages qu'il avoit causé?. Les complices du comte Alphonse nommés dans cette lettre sont Pvaimond de Baux, Guillaume de Sabran, Éléazar de Castries, Guillaume- Raimond de Medènes & Pvaimond du Caylar, qui avoient embrassé par conséquent le parti de ce prince contre le comte de Barcelone.

11 y a lieu de croire que les comtes de Foix & de Comminges favorisèrent le rétablissement d'Alphonse-Jourdain dans son comté de Toulouse, 8c qu'ils se déclarèrent contre les comtes de Barcelone 5c de Poitiers, ses ennemis. On a vuj en effet, que Roger II, comte de Foix, reconnoissoit Alphonse pour son suzerain au mois de mars de l'an 1 121, 8c nous avons un plaid ' auquel Fortanier, comte de Comminges, présida, 8c qui fut tenu aux environs de l'abbaye de Lézat, l^'an 11 28, dans le temps que le comte Alphonse occupoït la ville de Toulouse. Ce comte Fortanier, que Roger II, comte de Foix, avoit mis en 1121 au nombre des protecteurs de cette abbaye, avoit eu ^ plusieurs frères, avec lesquels il avoit possédé par indivis le comté de Comminges 5 mais il paroît que ceux-ci étoient alors tous décédés 8c qu'il avoit l'administration de tout ce comté, tant en son nom qu'en celui de Raimond-Guillaume, son neveu, fils de Bernard, son frère aîné. Nous ignorons si ce Raimond-Guillaume survécut au comte Fortanier, son oncle 5 nous savons seulement que Bernard quatrième du nom, son frère, possédoit en ii3o tout le comté de Comminges 8c qu'il le transmit à ses descendans.

LXXV. — Alphonse se ligue avec le vicomte Bernard-Aton. — Ce dernier reprend Carcassonne. — Origine des mortes-payes de cette ville.

Alphonse-Jourdain, après son entier rétablissement dans le comté de Toulouse, témoigna aux habitans de cette ville, par divers privilèges ^ qu'il leur accorda, la reconnoissance qu'il avoit de leurs services. Il jouit depuis du comté de cette ville 8c de tous les autres domaines qui avoient appartenu à ses ancêtres, 8c se qualifia co^Jz/Z OM comte de Toulouse ^ duc de Narbonne 6» marquis de Provence, comme on voit entre autres par'^ un acte daté du commencement de l'an 1 124. Il s'unit étroitement vers le même temps avec le vicomte Bernard- Aton, qu'il aida sans doute à soumettre Carcassonne. Ce vicomte reprit^"', en effet, alors cette ville sur les habitans qui s'étoient révoltés contre lui 8c qui l'avoient chassé quelques-années auparavant. Alphonse promit à Bernard-Aton, par la ligue <5 qu'il fit avec lui, de ne pas lui ôter la ville de Carcassonne 8c

' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu- ^ Voyez tome V, Chartes & Diplômes, numéro CCCXCII, la i*" pièce citée sous ce numéro. méro CCCXCIX.

' Voyez tome IV, Note XXII, n. 33 & suiv. = Ibid. n. CCCXCVII.

* Catel, Histoire des comtes Je Toulouse, p. 192. « lèid. n. CCCXCIII.

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An

toutes les autres de son domaine, &. de le secourir contre tous ceux qui voudroient l'en déposséder, 8c en particulier contre le comte de Poitiers 6- ses enfans j le comte de Barcelone 6* ses en/ans. Cet acte, qui n'est pas daté, est souscrit par Amélius, évêque de Toulouse, 8c Bertrand, évêque d'Albi; ce qui prouve qu'il est antérieur à l'an 11 26, puisque Humbert avoit ' déjà succédé alors à Bertrand dans l'évêché d'Albi. Plusieurs seigneurs séculiers s'y trouvèrent aussi présens, entre autres Raimond de Baux, Guillaume de Castelnau, Eléazar de Castries, Guillaume-Pierre de Caraman , Bertrand de Villemur, 8cc.

Le vicomte Bernard-Aton, après avoir repris la ville de Carcassonne, exigea un nouveau serment de fidélité des nobles du pays 8c des environs, ses vassaux, dont on peut voir les noms^ dans l'acte inséré dans nos Preuves. Ils se rendirent cautions les uns des autres. L'évêque de Carcassonne fut garant en particulier de la fidélité de Picrre-Raimond d'Auriac, &c la vicomtesse cautionna pour Guillaume de Durfort. Bernard-Aton confisqua ■^', d'un autre côté, tous les biens de ceux qui lui avoient été rebelles 8c en disposa avec sa femme 8c ses fils en faveur de ceux qui étoient demeurés fidèles. Entre les derniers étoient Bernard de Tresmals, Pierre de Laurac, Arnaud son frère, Arnaud de Pelapoul, Pierre son frère, 8c divers autres gentilshommes, au nombre de seize, à qui ce vicojnte donna en fief les tours 8c les maisons de Carcassonne qu'il avoit confisquées, à condition de faire guet 8c garde dans cette ville, les uns quatre 8c les autres huit mois de l'année, 8c d'y résider avec leur famille 8c mi" ""^"Ic"' îcurs vassaux durant tout ce temps-là. Ces seigneurs, qui se qualifient dans ÏRCte châtelains de Carcassonne, promirent par serment au vicomte de garder fidèlement la ville.

Bernard-Aton accorda divers privilèges à ces châtelains, qui s'engagèrent à leur tour à lui faire hommage Se à lui prêter serment de fidélité j c'est ce qui a donné l'origine, à ce qu'il paroît, aux mortes-payes de la cité de Carcassonne, lesquels sont des bourgeois qui en ont encore la garde 8c qui jouissent pour cela de diverses prérogatives. Un auteur "^ rapporte les circonstances suivantes de la soumission de Carcassonne à Bernard-Aton. Il prétend « que les « habitans lui ayant refusé, en 11 20, l'entrée de leur ville, ce vicomte l'as- « siégea d'abord 8c changea ensuite le siège en blocus 5 que ne pouvant la u prendre, il se rendit à Barcelone avec l'évêque 5 que les habitans ayant « député de leur côté au comte de Barcelone, ce prince leur fit conclure ence semble une paix perpétuelle; 8c qu'enfin les habitans reçurent le vicomte à « son retour, 8c lui firent une entrée magnifique au mois d'août de Tan ii23, « après trois ans de siège ou de blocus. » Mais tout pela n'est fondé que sur des mémoires incertains qu'on se contente de citer en général. Il paroît au contraire, par les monumens qui nous restent^, que le comte de Barcelone ne se

' Gatîîa Christianaj t\ov. ecllt. t. t, p. i3. "• Besse, Histoire Je Carcassonne, p. r i 4 8i siiiv.

* Tome V, Chartes 8c Diplômes, n. CCCXCVII. ^ Voyez tome V, Chartes & Diplômes, nu-

» Ihid. n. CCCXCVIIL méro CCCXCVII,

mêla en aucune manière de la paix que Bernarcl-Aton fît avec les habitans deCarcassonne } que ce vicomte soumit la ville parla force Se qu'il punit sévèrement ceux d'entre les habitans qui ne lui avoient pas été fidèles. Quant au temps de cette soumission, le plus ancien acte' par lequel le vicomte disposa des biens des rebelles est du lundi dou-^ième de Janvier de Van ii25, preuve qu'il soumit Carcassonne au moins dès la fin de l'année précédente.

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