LXV. — Différend du vicomte Aton avec Vahhaye de Montolieu
On voit enfin que le roi Charles le Simple étoit reconnu dans le Languedoc au mois de décembre de l'an 898, par un plaid ^ qui fut tenu alors à Alzonnc dans le diocèse de Carcassonne, sur les frontières de l'ancien Toulousain, Se qui est daté de la première année du règne de ce prince. Rainulfe, abbé du château de Mallast ou de Montolieu, se plaignit devant l'assemblée de ce que Aton, viguier ou vicomte d'Eudes, comte 6" marquis de Toulouse, avoit envahi sur son monastère les terres d'un village appelle Magnanac. Aton qui prétendoit que ces terres dépendoient d'un lieu voisin nommé Ramesinde, qui étoit de son domaine, convint d'envoyer Oliba, son viguier, sur les lieux, pour faire des informations, après lesquelles l'abbé ayant prouvé, en présence de plus de vingt juges assemblés sur ce sujet, que les mêmes terres appartenoient à son monastère, suivant les chartes des rois Pépin Se Charles, un jugement rendu par le comte Frédelon, Se une enquête faite auparavant devant Rodegille, viguier, l'abbaye de Montolieu fut maintenue dans la possession de ce domaine. Un célèbre 5 auteur qui fait mention de ce jugement le rapporte aux premières années de Charles le Chauve; mais il s'est trompé, car il est constant qu'Eudes, comte de Toulouse, qui vivoit alors, ne posséda ce comté que longtemps tl^n"^";, après le commencement du règne de ce prince. Il paroît qu'Aton, vicaire du comte Eudes, étoit fils d'un autre seigneur de même nom <^, vicomte dans le Toulousain en 867 ; que ce dernier, outre Aton II, dont nous venons de parler, lequel fut probablement la tige des comtes héréditaires de Toulouse, de Millau en Rouergue Se de Gévaudan, eut un autre fils nommé Bernard, qui a donné l'origine aux vicomtes d'Albi, de Nimes Se de Lautrec.
' Marca Hispanlca, p. Syô&SSi. Charles le Gros. Néanmoins, d'autres documents
' C'est à tort que Baluze & dom Vaissete rappor- viennent à l'appui de ce qu'avance ici dom Vais-
tent cette donation à l'année 8985 elle doit être sete, que Charles le Simple était reconnu en Septi-
attribuée à l'année 885, parce que Miron, comte de manie dès l'année 898. [E. M].
Roussillon, dont Ermessinde se dit veuve, mourut ' Voyez tome II, Note LXXXVII, n. 47 & suiv.
avant le 12 mars 895. Il résulte de là que cette & l'addition à cette Note.
charte ne peut être citée pour établir l'époque du '' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. XXI.
règne de Charles le Simple sur la Septima'nie, puis- ^ Mabillon, ad ann. 840, n. 26.
qu'elle se rapporte, non pas à ce dernier, mais à * \'o;-ez tome IV, Notes XXI & XXXIII.
An 899
LXVL — Nouveaux diplômes de Charles le Simple en faveur des églises ou de divers seigneurs de Septimanie.
Charles le Simple & le roi Zuentibold confirmèrent ' l'année suivante le traité qu'ils avoient déjà conclu. Charles étoit alors aux environs de Reims dans le palais de Turnus ou Torn, que quelques-uns ont pris pour Turin en Piémont, mais dont la véritable situation étoit sur la rivière d'Aisne^, à l'endroit qu'on appelle aujourd'hui la Tour, ou du moins sur la Sare^. Ce prince donna, dans ce palais, divers diplômes en faveur des églises & des particuliers de la Septimanie Se de la Marche d'Espagne, depuis le 29 de mai jusqu'au 14 juin. Indiction II, la septième année de son règne, 6* la deuxième depuis sa succession aux Etats du roi Eudes ; ce qui convient parfaitement à l'an 899.
Servus-Dei '^, évêque de Girone, y obtint la confirmation des privilèges de son église, 8c Durand 5, abbé de Notre-Dame d'Orbieu ou de la Grasse, qui se trouvoit alors à la cour, celle de tous les domaines que son abbaye possédoit dans les pays de Carcassonne, Narbonne, ConflansSc Razès, Se dans les autres provinces. Il est fait mention, entre ces domaines, de l'église de Saint-Pierre Se Saint-Paul, dans l'île de Lac, au territoire de Narbonne, que le comte Wifred avoit échangée avec Frédol, archevêque de cette ville. Se de deux autres églises situées dans le Razès Se le pays de Pierrepertuse, que le comte Oliha, de bonne mémoire, avoit données à la même abbaye.
Arnuste, archevêque de Narbonne 6» de Raiçès, qui se trouvoit alors à la cour de Charles le Simple, obtint de ce prince deux diplômes*^ datés du même palais le 6 de juin. L'un qui est adressé à tous les marquis, comtes, ducs, viguiers, juges. Sec, regarde les immunités des ecclésiastiques de la province de Narbonne, sur lesquels ces officiers faisoient diverses exactions. Se qu'ils contraignoient de servir de caution, de comparoître aux tribunaux séculiers, d'assister aux plaids, Sec. Le roi défend de vexer ces ecclésiastiques Se ordonne que désormais leurs affaires seroient jugées par les évêques, conformément aux canons. L'autre charte ^ est particulière à l'église de Narbonne, que Charles, sur les représentations du même Arnuste Se à la prière de la reine Adélaïde sa mère, confirma dans ses anciens domaines Se dans ceux que l'archevêque Sigebode avoit obtenus des rois Louis, son père. Se Carloman, son frère, ses prédécesseurs. Ces derniers domaines consistoient entre autres dans l'abbaye de Saint-Laurent, sur la rivière de Niesle, que Carloman ^ avoit unie à l'église de Narbonne. Charles confirma ^ cette union, à la charge que l'archevêque entretiendroit une communauté de religieux dans ce monastère Se fourniroit à leur
' ^nnal. Mettent 5 Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. XXL
* Mabillon, Annal. Bened. ad ann. 899, n. 24, « Ih'id. n. XXIII & suiv. ann. 897, n. i5. 7 ^^ ^ ^XIV & suiv.
» Marco. Hispanica, p, 375. 8 j^-^ „ III.
* /Ai'i. p. 828 & seq. 9 ii,i^^ „ XXIV & suiv.
An 899
subsistance. Il unit aussi k la même église l'abbaye de Cubières dans le comté de Razès 6c celle de Bagnols dans celui de Besalu, & lui donna « toutes les « terres, maisons, vignes Se autres biens fonds que les Juifs possédoient dans « le comté de Narbonne, 8c dont on avoit accoutumé de payer la dîme, de « quelque manière qu'ils en eussent fait l'acquisition. » Ce qui nous donne lieu de remarquer que les Juifs de la Septimanie ne jouissoient plus alors, comme sous le règne de Louis le Débonnaire, du privilège de pouvoir posséder des immeubles. Au reste, on voit par ce diplôme que l'église de Narbonne étoit toujours réduite à une grande pauvreté, que la catbédrale Se les autres églises de la ville menaçoient une prochaine ruine. Se que le comte de Béziers possédoit les biens qu'il avoit usurpés sur l'église de Saint-Paul, de même que sous le règne de Louis le Bègue 8c de Carloman qui en avoient ordonné la restitution Se uni divers bénéfices à l'église de Narbonne, pour la réparation de la cathédrale Se des autres églises, preuve de la foiblesse du gouvernement Se que nonobstant tous les bienfaits que les églises recevoient alors de nos rois, elles n'en étoient pas plus riches; ce qui provenoit sans doute de l'autorité que les grands vassaux, qui avoient usurpé les biens ecclésiastiques, s'étoient arrogée.
Charles accorda le même jour un troisième diplôme, à ' la recommandation kj. orîpin. d'Arnuste, archevêque de Narbonne, en faveur de l'église de Roussillon {Ros- '*' silionensis) dédiée sous l'invocation deS*« Eulalie. Ce prince permet à Riculfe, son évêque,de faire des acquisitions dans tout sonroyaume de Gothie ou d'Espagne^ Se donne la moitié des droits domaniaux dans toute l'étendue des pays de Roussillon Se de Conflans qui formoient le diocèse de ce prélat. Se enfin tout ce que le fisc étoit en droit d'exiger des Espagnols réfugiés, appelés Hos~ tolenses^, qui habitoient sur les terres de cette église. On voit par là que la Septimanie ou Gothie portoit encore alors le titre de royaume. Se que la ville d'Elne s'appelloit Roussillon comme le pays dont elle étoit capitale. Il est fait mention dans cette charte des terres que le comte Miron avoit données à la même église.
Charles en donna une quatrième, le 6 de juin^, dans le même palais de Torn^ pour confirmer dans ses privilèges l'abbaye de Saint-Agnan confesseur Sv de Saint-Laurent martyr, située dans le lieu d'OZocmn, au diocèse de Narbonne, Se dont Béra étoit abbé. Cette abbaye n'est pas différente de celle de Saint- Chinian,qui appartient aujourd''hui au diocèse de Saint-Pons Se à laquelle on avoit uni depuis peu celle de Saint-Laurent de Vernosoubre, située dans le voisinage.
Enfin, Charles étoit encore au palais de Torn le 14 de juin. Il y donna alors un diplôme "^ par l'entremise de la reine Adélaïde, sa mère. Se à la demande • d'Arnuste, archevêque de Narbonne, pour confirmer un de ses vassaux nommé Etienne, Se Anne, sa femme, dans la possession d'un grand nombre de terres
' Marca Hispan'ica, p. 83i & seq.
' Ihid. ibid.
3 Sp'tc'ileg'ium, t. i3, p. 265 & seq. — Mabilloi: Annal. Benei. ad ann. 897, n. i5.
"• Martène, Thésaurus anecd. t. i, p. 58.
An 899 ^-t 1 -r» -1
Se de plusieurs églises situées dans les pays & comtés de Narbonne, de Roussillon,d'Empurias& de Minervois, avec le privilège de les posséder héréditairement en alleu & en toute liberté. Etienne descendoit sans doute de quelquun de ces Espagnols réfugiés dans la Septimanie, en faveur desquels Charlemagne Se Louis le Débonnaire accordèrent en hérédité diverses terres incultes du domaine de cette province.
LXVII. — Guillaume le Pieux, marquis de Gothie, fait un voyage à la cour.
Guillaume le Pieux, comte d'Auvergne, marquis de Gothie & duc d'Aquitaine, sollicita ' en même temps auprès de Charles un diplôme en faveur^ de l'abbaye d'Aurillac, fondée quelques années auparavant par S. Géraud, qui, à ce qu'il paroît^ étoit son parent &: avec lequel il avoit du moins des liaisons très-étroites. Géraud étoit d'une 3 naissance très-illustre &. avoit été élevé dans sa jeunesse sous les yeux de Bernard, comte d'Auvergne, qui dans le temps de sa mort lui recommanda le même Guillaume, son fils, alors encore jeune. Géraud vécut toujours dans une grande union avec ce dernier, qu'il regardoit comme son fils; il y eut cependant une occasion où ils faillirent se brouiller,
la voici :
Suivant l'usage établi à la fin du neuvième siècle 4, les ducs & les comtes qui, à la faveur des troubles du royaume, s'étoient érigés en souverains des pays dont auparavant ils n'étoient que simples gouverneurs, tâchoient par toutes sortes de moyens de s'assujettir les vassaux immédiats du roi, 8c les obligeoient à se soumettre à leur propre suzeraineté. Guillaume, se conformant à cet usage, n'omit rien pour engager Géraud, qui étoit seigneur ou comte d'Aurillac, à se déclarer son vassal j mais celui-ci, quelque dévoué qu'il fût à ce duc, n'y voulut jamais consentir, ce qui causa quelque refroidissement entre eux. Tout ce que Guillaume put obtenir fut que Géraud consentît que Rainald, son neveu, & un grand nombre de gentilshommes qui relevoient de lui reconnussent ce prince pour leur seigneur. Rainald étoit fils d'Avigerne, sœur de Géraud^, 8c frère de Benoît, vicomte de Toulouse, dont nous parlerons ailleurs.
S. Géraud 8c le duc Guillaume vécurent depuis en très-bonne intelligence, 8c le premier servit sous les enseignes de l'autre, qui, pour marque de la considération qu'il faisoit de sa personne, lui offrit ^ sa sœur en mariage. Ermengarde, mère de Guillaume, souhaitoit extrêmement cette alliance ; mais l'amour que Géraud avoit pour le célibat la lui fit refuser, 8c il s'adonna entièrement aux œuvres de piété. L'attachement qu'il avoit pour les intérêts de Guilu l'i^p^^S laume le Pieux, 8c du jeune Ebles fils de Rainulfe II, comte de Poitiers, l'obligea cependant de prendre les armes contre Adhémar, à qui le roi Eudes avoit
' Mabillon, Annal. Bened. ad ann. 899, & ./4cf(t ■♦ S. OJon, Vita S. GeraU'i, 1. 1, c. 32, p. 81 &
Sanctorum ordinii sancti Benedict't, t. 5, p. 8. seq. — Voyez les notes de Duchesne.
' Voyez tome II, Note LXXXVII, n. 93 & suiv. = S. Odon, Vita S. Geraldï, 1. 2, p. 100.
' S. Odon, Vita S. Geraldi, p. 67 & seq. ^ Ihid. — Adhémar de Chabanais, p. i63 & suiv.
donné ce comté ' Se qui soutenu d'Adalelme, son frère, lui déclara la guerre. Géraud la soutint avec succès par une protection toute visible du ciel ; mais il se vit à peine délivré de ses ennemis, que son unique soin fut de s'exercer dans la pratique des vertus 8t d'affermir la fondation du monastère d'Aurillac qu'il avoit bâti dans son propre fonds. Il y mit des religieux tirés de l'abbaye de Vabres, en Rouergue, 8<. Guillaume le Pieux obtint en sa faveur, du roi Charles le Simple, le diplôme qui a donné lieu à cette digression.
LXVIII. — Irruption des Sarrasins. — Louis, roi de Provence , passe en Italie
oîi il est couronné empereur.
Ce duc alla peut-être à la cour pour solliciter du secours contre les Sarrasins, qui, au rapport d'un ancien historien^, firent en 899 une irruption dans les Gaules 8c qui durent par conséquent pénétrer dans la Gothie, dont Guillaume possédoit le marquisat j à moins que cet auteur ait voulu parler seulement de quelques courses des infidèles qui s'étoient cantonnés dans les montagnes de Provence 8c qui, pendant l'absence de Louis, roi de ^ Provence, peuvent avoir fait de nouvelles entreprises entre le Rhône 8c les Alpes. Ce prince passa en effet en Italie, vers le printemps"^ de l'an 899, après la mort de l'empereur Lambert, qui disputoit le royaume de Lombardie à Béranger. Il y fut appelé par les ennemis du dernier dont le principal étoit Adelbert, marquis d'Yvrée, son propre gendre. Louis accepta d'autant plus volontiers l'offre qu'on lui fit de la couronne de Lombardie, qu'il prétendoit y avoir droit par sa mère, fille de l'empereur Louis II j mais il eut à peine passé les Alpes, que Béranger ayant marché à sa rencontre à la tête d'une armée supérieure à la sienne, il n'osa l'attaquer, 8c s'estima heureux d'obtenir, par un traité qu'ils conclurent ensemble, la liberté de retourner en Provence, après s'être engagé par serment à ne plus remettre le pied dans l'Italie 8c avoir renoncé pour toujours au trône de Lombardie.
Cet événement ne rendit pas les ennemis de Béranger plus soumis. Ils songèrent alors à offrir le royaume de Lombardie à Arnoul, empereur 8c roi de Germanie j mais celui-ci étant mort^ à la fin de l'an 899, 8c Louis, son fils 8c son successeur, âgé seulement de sept ans, se trouvant hors d'état de les soutenir, ils "^ appelèrent de nouveau Louis, roi de Provence. Adelbert, marquis de Toscane, l'un des plus puissans princes d'Italie, étoit alors mécontent de Béranger, ce qui fit qu'il promit à Louis de l'aider de toutes ses forces 7.
' Vita S, Geraldij p. 83 & seq. — Voyez notes de ■* Voyez tome IV, Note V.
Duchesne, p. 33. ' Annal. Mettens. p. 33o. — Annal. Fuld.
' Hugo Flavin. Chronicon. — Labbe , Bibliot, p. 684.
nova. mss. t. i , p. 124. ® Luitprand, 1. 2, c. 10, 1 1 & suiv. — Reginon,
' Luitprand, 1. 2, c. io8i suiv. — Chronicon Chronicon.
Farfen. c. iSy. — Reginon, Chronicon, ' Ihid.
An 8p9
An 899
An 902
Éd. origin.
t. II, p. 40.
Sur cette promesse, ce dernier, malgré son serment, repassa les monts au printemps' de l'an 900, suivi d'une armée bien plus nombreuse que celle qu'il avoit amenée dans sa première expédition. Ses armes furent aussi plus heureuses. D'abord, il se rendit maître d une partie de la Lombardie & força enfin Béranger à abandonner Pavie qui en étoit la capitale. Il fit ensuite un voyage à Rome, où il fut couronné empereur au mois de février de l'année ^ suivante par le pape Benoît IV.
Louis, après son couronnement, retourna à Pavie 8c continua la guerre contre Béranger qu'il obligea à se retirer en Bavière vers la fin de l'automne de l'an 901. L'année suivante, au mois de juillet, ce dernier ayant appris que l'autre étoit alors brouillé avec Adelbert, marquis de Toscane, repassa les Alpes, s'avança secrètement à la faveur de la nuit vers la ville de Vérone où Louis étoit alors, 8c ayant gagné les sentinelles il se saisit de sa personne. Il lui accorda cependant la vie avec la liberté, mais il lui fit crever les yeux 8c le renvoya ensuite en Provence. Louis, forcé d'abandonner la Lombardie après un règne de trois ans 8c d'en laisser la couronne à son concurrent, vint établir sa résidence à Vienne sur le Rhône. 11 conserva le titre d'empereur, avec le royaume de Provence, le reste de sa vie, qui fut beaucoup plus longue-^ que divers modernes ne l'ont cru. Il paroît même qu'il fut reconnu empereur dans Rome jusques en 916 que Béranger trouva moyen de s'y faire donner la couronne impériale par le pape. Louis, de retour de ses États en deçà des Alpes, gouverna par ses ministres le royaume de Provence, qui comprenoit, comme on l'a déjà remarqué, la partie orientale du Languedoc, c'est-à-dire les diocèses de Viviers"^ 8c d'Uzès, avec la partie de ceux de Vienne, de Valence, d'Avignon 8c d'Arles, située en deçà du Rhône. Les entreprises continuelles des Normands dans les provinces situées au nord du royaume ne permirent pas sans doute à Charles le Simple de faire valoir ses droits sur cette ancienne partie de la monarchie, ni d'inquiéter Louis.