‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 2)Chapitre 87 sur 227 · LXXVI. — Évêques de la Province · texte numérisé non relu

LXXVI. — Évêques de la Province

Nous apprenons par ces actes les noms de tous les évêques qui composoient alors la province ecclésiastique de Narbonne. Sept d'entre eux avoient leurs diocèses dans l'étendue du marquisat de Gothie ou de Septimanie, savoir : Arnuste, métropolitain de la Province, qualifié dans les actes évêque de la cité delà première Narbonnoise ,- Aglard ou Agélard de Nimes, qui avoit succédé^, du moins depuis l'an 897, à Gilbert 5 Riculfe d'Elne, Rainai ou Réginald de

' Marca Hispanlca, p. SyS. 3 Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. XXXI.

' Voyez tome V, Chartes & Diplômes, n. XXXI. ^ Voyez tome IV, Note XVIII, n. 3.

An 908

' An 907

Béziers, Gontarius de Maguelonne, Autgarius de Lodève Se Gérard d'Agde. Il y en avoit un huitième, qui dépendoit pour le temporel du royaume de Provence : cetoit Amélius d'Uzès, alors le plus ancien de la province, 8c deux, autres, Armand de Toulouse & Gimera de Carcassonne, dont les diocèses formoient, avec le comté de Razès, le marquisat de Toulouse '. Gimera, dont un auteur moderne a fait quatre évêques de Carcassonne, avoit succédé, depuis l'an 902, à Willeran, son prédécesseur. Enfin Theudéricus de Barcelone, Nantigise d'Urgel , Idalcharius d'Ausone Se Servus-Dei ou bien Guigues de Girone, avoient leurs diocèses au delà des Pyrénées, dans la Marche d'Espagne, province soumise à la domination Françoise.

Guigues, évêque de Girone, dont on voit la souscription à la fin des actes de ce concile, ne la donna, à ce qu'il paroît, que quelque temps après} car, outre qu'il est fait mention de Servus-Dei dans les actes mêmes, il ne fut intronisé^ que le 20 de novembre de l'an go8. Arnuste, archevêque de Narbonne, son métropolitain, assisté des évêques de Barcelone 8c d'Urgel, fit cette cérémonie en présence de Wifred, qui est qualifié très-grand prince dans l'acte de l'élection de ce prélat, à laquelle il eut beaucoup de part : preuve que Wifred Éd- origin. jouissoit alors des droits régaliens. Aussi voit-on qu'il donna, trois ans^ après, par son testament, à l'église d'Ausone la troisième partie de la monnaie qu'il déclare pourtant tenir de la libéralité du roi.

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