‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificatives (volume 5)Chapitre 190 sur 342 · V- 5rt4. ' Innocent. III 1. 16, Epist. \6i. — [Potthast · texte numérisé non relu

V- 5rt4. ' Innocent. III 1. 16, Epist. \6i. — [Potthast

' Manuscrits de Colbert, n, 2275. [Voyez no- n. 4882.]

provinces d'Embrun, Aix, Arles & Narbonne, avec ordre de lui obéir. Il lui' ordonna : 1° De s'informer sur les lieux, s'il étoit vrai que la vicomte de Nimes fût une dépendance de celle de Béziers, comme Simon de Montfort, qui la tenait en sa main au nom de l'Eglise romaine, le prétendoit, &t de lui marquer ce qui en étoit. 2° De réconcilier à l'Lglise le comte de Comminges 8<. Gaston de Béarn, & de disposer de leurs personnes comme il le jugeroit à propos, du conseil des gens sages, quoiqu'ils fussent coupaliles de divers crimes énormes; parce que, ajoute-t-il, on ne doit pas refuser l'entrée de l'Eglise à ceux qui frappent à la porte avec humilité. 3° Enfin, de rétablir aussi dans l'unité ecclésiastique les Toulousains, nonobstant leurs excès, à cause qu'ils avoient demandé plusieurs fois d'être réconciliés, 8c en dernier lieu par Pierre Guitard &c Bernard Gilabert, leurs ambassadeurs, après toutefois qu'ils auroient donné une caution suffisante, n La ville de Toulouse, <i dit le pape dans sa lettre, étant ainsi réconciliée, demeurera sous la pro- « tection du Saint-Siège, sans qu'elle puisse être inquiétée à l'avenir par le Il comte de Montfort, ou les autres catholiques, tant qu'elle persévérera dans <i la foi £<. la paix ecclésiastique. Que si ses habitans refusent de faire satis- « faction 8<. persistent dans leurs erreurs, nous vous ordonnons d'exciter les u croisés Se les autres fidèles, en renouvelant les indulgences, à détruire cette <i peste, soit parmi eux, soit parmi tous les autres receleurs 8<. fauteurs des « hérétiques, qui sont encore plus dangereux que les hérétiques mêmes. »

Ces lettres prouvent : 1° Que Simon de Montfort en passant à Nimes après la bataille de Muret, vers le mois de novembre de l'année précédente, s'étoit emparé de cette ville comme d'une dépendance des vicomtes de Béziers & de Carcassonne, 8c que pour colorer son usurpation, il avoit déclaré la tenir du pape, 8c en avoit pris possession au nom 8c comme par ordre de l'Eglise romaine, quoiqu'il n'y eût point d'hérétiques^. 2° Que le comte de Comminges, le vicomte de Béarn 8c les Toulousains envoyèrent à Innocent III, peu de temps après la même bataille, pour lui demander grâce 8c se soumettre entièrement k ses volontés. Le pape écrivit^ enfin, le 22 de janvier de l'an 12 14, à Simon de Montfort pour lui recommander le nouveau légat, avec ordre de lui obéir 8c de le traiter favorablement. Il lui marque qu'il avoit chargé ce cardinal de l'obliger à rendre le jeune prince Jacques, fils de feu Pierre, roi d'Aragon, à ses sujets.

LXIII. — Simon est enfin obligé de rendre le jeune roi d'Aragon à ses sujets.

Nous avons déjà remarqué que les Aragonois 8c les Catalans, sur le refus que Simon leur avoit fait de leur remettre ce jeune prince, leur souverain,

' Innocent. III 1. \6, Epist. 170. — [Potthast, quisition n'y fonctionna jamais d'une manière

n"» 4886, 4887, 4890.] régulière. [A. M.]

' Nimes, en effet, appartenait au comte de Tou- ' Innocent. III 1. i(5, Epist. 171. — [Potthast,

louse depuis 1 LS7 ; les hérétiques paraissent n'y n. 4iiy~.] avoir jamais été très-nombreux, du moins l'In-

An 12U

IM. ongin.

An lîi^,

lui avoient déclaré la guerre. Nugnez Sanche', fils du comte de Roussillon, & proche parent du jeune roi, Guillaume de Montcade 8c Guillaume de Cardonne, appuyés du vicomte de Narbonne, furent les chefs de cette expédition. Tandis qu'ils agissoient par la voie des armes ^, ils firent solliciter le pape par l'évêque de Segorve, ambassadeur de la couronne d'Aragon à Rome, d'enjoindre à Simon de leur rendre ce prince. Ce prélat exécuta sa commission avec tant de zèle, qu'il fournit de son propre fonds à toute la dépense nécessaire, Seaux présens qu'il fallut faire à la cour romaine pour obtenir cet ordre qui étoit très-précis. En effet, le pape prévoyant que Simon formeroit des difficultés pour s'empêcher de remettre le roi d'Aragon, qu'il étoit bien aise de garder pour s'en servir suivant ses vues ambitieuses, lui parle en ces termes dans sa lettre : a Comme il seroit tout à fait in<lécent que vous retins- « siez encore ce jeune prince, sous quelque prétexte que ce soit, vous le <( remettrez entre les mains du légat, afin qu'il dispose de sa personne comme (I il le jugera à propos; sinon il procédera contre vous selon les ordres que Il nous lui avons donnés. « Simon ayant reçu cette lettre, remit enfin le jeune roi Jacques entre les mains du cardinal Pierre de Ijénévent, à l'arrivée de ce légat dans le pays, comme nous le verrons bientôt.

LXIV. — Mort tragique de Baudouin , frère de Raimond VI, comte de Toulouse. — Sa postérité.

Cependant Baudouin'', frère du comte de Toulouse, après avoir visité les domaines que Simon de Montfort lui avoit donnés en fief en Agenois, vint dans le pays de Querci le premier lundi de carême, 8< s'arrêta au château de l'Olme soumis à son autorité. Le seigneur & les chevaliers de ce château résolurent alors de se saisir de lui & de le remettre entre les mains du comte, son frère, qui le haïssoit mortellement, à cause de la guerre implacable qu'il ne cessoit de lui faire. Ils mirent dans leur complot les chevaliers S< les routiers que le comte de Toulouse tenoit en garnison dans le château de Montlevard"*, situé au voisinage, & Ratier, seigneur de Castelnau, château qu'on appelle encore, à cause de ce seigneur, Castelnau de Mont-Ratier, voulut être de la partie. Baudouin avoit d'autant moins de sujet de se défier du seigneur de rOlme que, outre qu'il étoit son ami particulier, il avoit prêté comme lui serment de fidélité à Montfort. Comptant donc être en sûreté dans l'Olme il se coucha tranquillement. Si tous ceux de sa suite en firent de même dans des maisons séparées. Entre ceux-ci étoit un chevalier françois, nommé Guillaume de Contres, qu'un ancien historien^ du pays appelle toujours

' Chrcnica o commentin del rey en Jacmc, c. 9. < C'est niijoind'luii Mondenard (Tnrn-S;-Ca-

[Nouv. édit., c. 10, pp. 18, 19.] ronne), commune de Cazes-Mondenord. [A. M.]

' Gesti comltum Barcinonensium, c. 26. — Ro- = Voyez tome VIII, c. 91. [Nous avons laissé

deric de Tolède, 1. 6, c. Tj. — Zurita, Anala de cette leçon fautive dans notre édition (voyez le

la corona de Aragon, c. Où i).i,u\i. tome VIII, passlni), mais il est tvident que le

' Pierre de Vaux-Cemay, c. -.I. — Guillaume rédacteur do cette chronioue aura mal interprété

de Pi.ylaurcus, c. 23. r.ibtévintion du pocte, fî^. d'Encontrc]

HISTOIRE GENERALE DE LANGUEDOC. LIV. XXI!. /i37

' ' An 1214

Verles d'Encontre, £v à qui Simon de Montfort avoit confié le gouvernement de Castelsanasin, S< un sergent françois que ce général avoit fait gouverneur de Moissac. Durant la nuit, le seigneur de l'OIrae prend la clef de la chambre où le comte Baudouin étoit couché, 8< étant allé joindre Pvatier de Castelnau . S< les routiers auxquels il avoit donné rendez-vous dans un certain endroit, il leur dit en leur montrant la clef : « Pourquoi tardez-vous? votre ennemi « est entre vos mains : vous n'avez qu'à vous dépêcher, &. je vous le livre t'ni^p/'jj'ij. « enseveli dans un profond sommeil S< sans armes, & avec lui plusieurs « autres. » Aussitôt ils suivent ce seigneur qui les introduit dans le château; ils posent des sentinelles à toutes les portes des maisons où il y avoit quelqu'un de la suite du comte, allument ensuite des flambeaux, 8t Ratier de Castelnau, suivi du seigneur de l'Olme, ayant surpris Baudouin dans son lit, se saisit de sa personne. Le bruit que fit la prise de ce prince éveilla ses gens qui, voulant accourir au secours, furent tous pris ou tués, à la réserve d'un petit nombre qui se sauva par la fuite.

Les routiers conduisirent d'abord Baudouin à Montcuq, château qui lui appartenoit 8c dont les habitans les reçurent volontiers. Ils demandèrent en même temps a ce prince de leur faire remettre incessamment la tour de ce château où il y avoit une garnison françoise : Baudouin, bien loin de leur accorder leur demande, fit défendre à cette garnison de se rendre, même c[uand on le verroit prêt à être attaché au gibet, 8c lui ordonna de tenir ferme jusqu'à ce que le comte de Montfort vînt à son secours. Les routiers, pour se venger de ce refus, firent jeûner Baudouin pendant deux jours : le troisième on lui permit de se confesser; mais un routier ne voulut pas souffrir qu'il communiât jusqu'à ce qu'il eût rendu un de ses camarades que ce prince avoit fait prisonnier. La garnison de la tour de Montcuq se rendit toutefois, à condition qu'on accorderoit la vie sauve à tous ceux qui la composoient. Les routiers le promirent, 8c manquèrent bientôt après à leur parole en les faisant tous pendre. Ils emmenèrent ensuite Baudouin à Montauban, où ils le tinrent dans une étroite prison jusqu'à l'arrivée du comte Raimond, son frère, qui étoit alors' à la cour du roi d'Angleterre. Raimond arriva enfin, suivi des deux comtes de Foix, père 8c fils, de Bernard de Portelle, chevalier aragonois, Se de plusieurs autres gens de condition : il les assembla aussitôt hors la ville, 8c là, ayant pris leur avis, il condamna Baudouin, son frère, à mourir, tant pour crime de félonie que par représailles de la mort du roi d'Aragon à la([uel!e il avoit contribué. Un moderne- fait tenir un grand dialogue entre le comte de Toulouse Se le comte Baudouin, son frère, durant le conseil de guerre, 8c il rapporte un long discours de ce dernier pour se laver du reproche de crime de félonie que le comte, son frère, lui faisoit; mais tout cela est avancé à plaisir Se sans aucun garant.

Baudauin se vo\ant condamné à la mort, demanda la permission de se

■ Albéric, Chron'uc::. » Laiiglois, HUto'ire Jes crolsaJeS contre Us alll-

l^eois, 1. 6, p. 325 & suiv.

438 ÎIlSïÔrRÉ GENERALE DE LANGUEDOC, LIV. XXIL

An II 14 T

confesser 8<. l'obtint avec peine; le comte de Foix, Roger-Bernard son fils, £< Bernard de Portelle, le prirent ensuite 81 le pendirent eux-mêmes à un noyer, sans autre façon. Les chevaliers du Temple enlevèrent aussitôt son corps & Tinhumèrent, avec la permission du comte Raimond, dans le cloître Si auprès de l'église de leur commanderie de Villedieu, située entre le Tarn ik la Garonne à deux lieues de Montauban. Telle fut la fin funeste de ce prince qui paroissoit ijiériter un meilleur sort, & qui étoit très-recommandable par sa valeur. Quelques historiens' blâment fort Raimond de l'avoir fait mourir, surtout d'une manière si ignominieuse; mais sans vouloir excuser ici ce comte, qui en auroit agi sans doute plus noblement en pardonnant à son frère, il est certain que ce dernier lui avoit prêté serm.ent de fidélité comme un vassal à son seigneur, & que s'étant tourné néanmoins contre lui pour embrasser le parti de Simon de Montfort, ennemi juré de sa maison, il lui avoit iait tout le mal qu'il avoit pu^.

Divers auteurs font descendre^ de Baudouin, frère de Raimond VI, comte de Toulouse, les vicomtes de Lautrec, qui vivoient au milieu du treizième siècle, «"k dont quelques branches subsistent encore de nos jours; mais quoiqu'il y ait de la vraisemblance dans cette descendance, on n'en a cependant aucune preuve certaine"*. Ce qu'il y a de vrai, c'est que Sicard V, vicomte de Lautrec, dont nous ne trouvons plus rien après l'an iigS, eut un fils nommé Frotard, qui lui succéda £< qui vivoit en 1209. Depuis cette année nous n'avons rien des vicomtes de Lautrec jusqu'en 1222 & 1228 qu'il est fait mention des deux frères, Bertrand I & Sicard \T , qui possédoient cette vicomte par indivis, 8t dont on ignore la filiation; ainsi rien n'empêche i^d.origin. qu'ils ne fussent fils de Baudouin de Toulouse, 81 d'Alix, sœur & héritière de Frotard, vicomte de Lautrec, dont on vient de parler. Or, comme Baudouin ne contracta ce mariage que vers l'an 1196, & que le comte de Toulouse confisqua sur lui après sa mort, pour crime de félonie, la vicomte de Bruniquel £< les autres domaines qu'il lui avoit donnés en fief, Bertrand & Sicard dévoient être peu avancés en âge dans le temps de cette mort, 8c ils n'auront recueilli que la succession d'Alix leur mère, c'est-à-dire la vicomte de Lautrec, qu'ils transmirent à leurs descendans dont nous parlerons dans la suite 2.

' Pierre de Vaux-Cemay, c. 7.'i. — Guillaume dent linpiobnMe l'opinion de dom Vaissete. Vcîcî

■de Puylaurens, c. 23. ces faits ; d'après le savant bénédictin, Baudouin,

" Le récit de Pierre de Vaux-Cernay est ici iin- frère de Raimond VI, aurait épousé Alix, sœur

plicitement confirmé par le silence absolu du poète de Frotard de Lautrec, vers 1196; son premier

anonyme, qui ne dit rien de la mort de Bau- enfant serait donc né au plus tôt vers 1197; or

douin. Cette affaire fait peu d'honneur à Rai- nous sommes certains qu'avant juin 1218, date do

mond VI. La seule excuse qu'on puisse donner la mort de Simon de Montfort, un Sicard, vicomta

à sa conduite, s'il est possible de lui en donner de Lautrec, épousa Agnès, parente de Mathieu de

une, est l'animosité qu'avait excitée partout cette Mailly; Simon donna en dot à la nouvelle vicom-

abominabU guerre. [A. M.] tesse les châteaux de Sénegas & de Montredon

3 Voyez tome VII, JVorc XVIII, pp. 53 à 60. (cf. tome VIII, c. 1022J. Il est vrai que Sicard

■* Il>''l- pouvait avoir alors vingt ans environ, en le sup-

' Sans nous prononcer sur une question aussi posant né vers 1197; mais on conviendra oue le:

islicate, nous rappellerons certains faits qui ren- dates sont si précises qu'il faut jusqu'à nouvel

t. III

HISTOIRE GÉNÉRALE DE LANGUEDOC. LlV. XXLI. ^Sg

LXV. — Âymeri, vicomte de Karhonne , déclare la guerre à Simon

de Montfort.

Aymeri, vicomte' de Narbonne, qui avoit déjà pris hautement le parti des peuples d'Aragon & de Catalogne, avant rassemblé un corps de troupes de ces deux nations & celles de sa vicomte, se disposoit à faire irruption dans les terres de Simon, lorsque ce général, qui fut averti de ses desseins, 8c à qui Guillaume des Barres, son frère utérin, avoit amené un grand renfort, résolut de le prévenir. Simon ayant pénétré dans le Narbonnois, y fait le dégât, S< se rend maître de la plupart des châteaux du pays. II marche ensuite droit à Narbonne contre le vicomte qui étoit campé sous les murs de cette ville. Il partage son armée en trois corps, & ayant pris le commandement de l'avantgarde, il s'avance fièrement vers Aymeri 8c l'attaque. Les troupes du vicomte qui étoient avantageusement postées sur une hauteur, se défendent avec beaucoup de bravoure, repoussent les croisés 8c les poursuivent vivement. Simon se bat en retraite, 8c ayant fait un effort, les sangles de la selle de son cheval viennent à se rompre, &c il tombe par terre. Aussitôt ses adversaires mettent tout en œuvre pour se saisir de sa personne ou pour le tuer; mais les croisés étant accourus en foule, leur font quitter prise 8c le délivrent de leurs mains. Guillaume des Barres, qui conduisoit l'arrière-garde, survient, se jette dans la mêlée, 8c force enfin les confédérés à se retirer dans Narbonne.

LXVI. — Le cardinal de Bénêvent , légat dans la Province, suspend la hostilités. — Simon remet Moissac à son obéissance (y lève le siège d'.t Mas d'Agenois.

Sur ces entrefaites, le cardinal légat ^, Pierre de Bénêvent, étant arrivé dans la Province, ordonna au vicomte 8c aux habitans de Narbonne de convenir d'une trêve avec Montfort, 8c à ce dernier de suspendre les hostilités contre ces peuples, ce qu'il fit. Simon alla ensuite au-devant du nouveau légat, 8c après avoir conféré avec lui, il marche vers Moissac pour réduire les habitans de cette ville, qui avoient secoué le joug de son obéissance, 8c pour agir contre Raimond, comte de Toulouse, qui tenoit avec eux le château de Moissac assiégé depuis trois semaines à la tête des routiers. Raimond, n'osant attendre Son arrivée, prit le parti de lever le camp. Simon, après s'être rendu maître de Moissac, part pour l'Agenois, afin de remettre aussi sous son autorité ce pays que Jean, roi d'Angleterre, qui y avoit fait depuis peu un voyage, avoit

ordre rester dans un doute prudent. Remarquons ' Pierre de Vauv-Cernay, c. 76. — [II est plu-

cn outre qu'un vicomte de Lautrec est mentionné sieurs fois question de cette guerre avec Aimeri di3

plusieurs fois par le poëie provençal, continua- Narbonne dans le registre / des Enquêteurs royaux,

teur de Guillem de Tudéle, qui ne dit nulle part notamment au f 64 a. Voyez au tome VII. | qu'il fut neveu du comte de Toulouse; (Voyez no^ ' Pierre d< Vaux-Cernay, c. 77.

{6:r.,ncnt vers 91 16.) [A. M.)

An \ziA

440 HISTOIRE GÉNÉKALE DE lAKgUËDOC. LIV. XX!!".^

engagé à rentrer sous la domination du comte de Toulouse, son beau-freiV., qu'il avoit promis de soutenir de toutes ses forces. Il arrive au bord de la Garonne, dans le dessein d'assiéger le Mas-d'Agenois, l'une des plus fortes places du pays, située à la gauche de ce fleuve. Se y rencontre un grand nombre de bateaux armés par les habitans de la Réole, prêts à lui disputer le passage : il le tente néanmoins, & ayant passé malgré tous les efforts de ses ennemis pour l'en empêclier, il campe devant le Mas & attaque le château; jiiais au bout de trois jours il est obligé de lever le siège, tant à cause qu'il manquoit de machines, que parce que le légat le pressoit de l'aller trouver ■ à Narbonne. Simon, à son retour, passa' à Penne, en Agenois, le dimanche" iiorès l'octave de Pâques, c'est-à-dire le i3 d'avril de l'an 12 14.

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