‹ Histoire générale de Languedoc avec des notes et les pièces justificativesChapitre 13 sur 553 · Barthélémy, né le · texte numérisé non relu

Barthélémy, né le

mars ;

militaire.

' Marie de Passemar de Bertoule, mùrc de dom Vaissete, eut deux sœurs ; I" Jeanne-Marie;

2" Marie-Thérèse, qui fit ses vœux au monastère des religieuses dominicaines de Sainte-Catherine, à Toulouse, sous le nom de sœur de Saint-Augustin.

PIECES JUSTIFICATIVES, — PREMIERE SERIE. loi*

24. — Nomination de dom Vaissete comme officiai de Saint-Germain des Prés, par Louis de Bourbon, comte de Clermont , abbé commendataire de cette abbaye, [irj juillet 1746.]

Ludovicus de Borbonio, princeps regii sanguinis, cornes Claromontensis, nec non abbas seu perpetuus commendatarius incliti monasterii saucti Germani a Pratis juxta Parisios, ad Ronianani ecclesiam nuUo medio pertinentis, dilecto nostro venerabili ac discrète magistro Josepho Vaissete, presbytère, juris utriusque licentiato nec non monacho bénédictine abbatiae nostrae sancti Germani, saluteni in Domino. Vitae honestas, morum probitas & litterarum scientia, aliaque laudabilia virtutum mérita quibus apud nos plurimum commendaris, nos inducunt ut te in partem sollicitudinis nobis a Domino creditae, assumamus. Quapropter nos dictorum tuorum meritorum intuitu & matura deliberatione officialem curiae & jurisdictionis abbatialis nostrae dignitatis harum série litterarum fecimus ac creavimus, facimusque & creamus, dantes tibi facultatem de omnibus & singulis causis ad forum nostrum, ad jurisdictionem ecclesiasticam spiritualem spectantibus, cognoscendi, decidendi, definiendi atque totaliter terminandi & exconimunicationis, suspensionis, & interdictionis, aliarumque ecclesiasticarum censurarum remediis, ubi & quando opus fuerit, utendi; ecclesiaticos & alios nobis subditos, in futurum delinquentes, seu in crimine deprehensos, more solito citaudi, evocandi, corrigendi, puniendi, sententias excommunicationis contra contumaces ferendi & eos ad cautelam vel simpliciter absolvendi, & generaliter omnia alia & singula faciendi, gerendi & exercendi quae ad munus & officium judicis nostri ecclesiastici & officialis dictae nostrae curiae & jurisdictionis abbatialis, de jure ac consuetudine, pertinent; & quae circa praemissa fuerint necessaria & opportuna vices nostras in praemissis & eorum singulis tibi plenarie committentes, mandamus omnibus & singulis, quibus opus erit, quatenus tibi in possessionem per nos inducto pareant & officialiter intendant. In quorum fideni praesentes manu propria signatas, per secretarium nostrum ordinarium subscribi fecimus sigillique nostri majoris appensione muniri. — Datum in Castris Diept, anno Domini millésime septingentesimo quadragesime sexto, die vero trigesima nona. — Approuvé la rature de douze mots cy-dessus comme nuls. — Louis de Bourbon. — De mandate serenissimi Principis. — Denisot. (Fonds de Languedoc, t. 181, fol. 19.)

25. — Consultation médicale donnée à dom Vaissete. [28 décembre lyoS.]

Le dérangement de santé, que le R. Père dom Vaissette qualifie d'obstruction au foye & d'épanchement de bile, reconnoit peur principe des mauvaises digestions qui sont pénibles, imparfaites, fougeuses avec production de quantité de vents, de sucs putrédineux & d'un chyle mal travaillé & chargé de parties grossières, qui épaississent la masse du sang, qui est déjà épaisse, sèche & acrimonieuse; les vents démontrant la sécheresse & les démangeaisons, l'acrimonie ou saleure.

Les causes éloignées & occasionnelles de ces mauvaises digestions & des vices énoncés de la masse du sang sont : i" trop d'application au travail du cabinet, dans l'habitude duquel il est depuis longtemps; 2" trop d'alimens qu'il prend à des repas dent il surcharge l'estomac, d'autant plus qu'il ne les mâche pas assez, faute de dents. 11 me permettra de luy faire cette observation, ayant eu l'honneur de manger avec lui chez M. de Lautrec, où je trouvai qu'il mangeeit beaucoup pour son âge & pour un homme d'étude & qui mène une vie sédentaire.

lo:* PIECES JUSTIFICATIVES. — PREMIERE SERIE.

Dans l'état où est le R. Père, l'éniétique ne lui convient pas, ni aucun remède piquant ou trop actif, les pilules de savon qui sont de mode à Paris, ne me paroissent pas trop luy convenir, & on a des meilleurs remèdes pour ce cas. On doit se proposer dans ce cas de mettre les digestions en bon estât, de détremper la masse du sang, de l'inciser doucement & d'en chasser l'acrimonie.

C'est pourquoi je suis d'avis que le R. Père se purge avec une once de racine de polypode de chesne, dont on faira deux verres de décoction, &c.

Je prie M. de Jussieu à qui j'ai envoyé de cette plante (gnaphalium maritimum) d'en fournir au R. Père pour l'usage indiqué.

Après tous ces remèdes, le R. Père me faira plaisir de me faire sçavoir Testât de sa santé en m'envoyant copie de mon ordonnance avec la datte, pour voir s'il faudra faire quelque chose au beau-temps, pour l'entier rétablissement de sa santé.

Cependant il est de toute nécessité d'observer un bon régime de vivre; c'est pourquoi tout le temps de l'usage de ces remèdes, on doit faire gras, mais seulement en soupes, dont on ne mangera pas les herbes, bouilli & rôti, surtout en volailles, s'abstenant du bœuf, cochon, chair noire, oiseau d'eau; on mangera sobrement ik surtout de viande, donnant principalement à la soupe, dont on mangera, même à souper. La boisson sera de l'eau dégourdie, teinte d'un peu de bon vin naturel, bien meûr, non frelatté; on évitera les grandes applications d'esprit & l'on se garantira soigneusement contre le froid & l'humidité. Délibérée à Montpellier le 28'' décembre lySj. — Fizes. (Fonds de Languedoc, t. 181, fol. 23 & 24.)

DEUXIEME SERIE

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