DES NOMS ET DES MATIÈRES
ABAIDUN, duc ou gouverneur de Tortose pour les Sarrasins, p. 929.
ABASSnJES, famille de califes dont Abdalla fut le premier, p. 821.
Abbés de la Septimanie, combattent l'erreur de Félix, évèque d'Urgel, p. 904.
Abbés; ils envoient pour assister aux plaids des députés qu'on appelait vidâmes ou avoués, p. 871.
Aebés laïques ou CHEVALIERS; titre qu'on trouve dans certaines abbayes, entre autres dans celle de Moissac, p. 1002.
Abbesses; elles ont le droit de se faire représenter aux plaids, p. 871.
ABBON. Voit S. GOERIC.
ABBON, comte de Poitou, p. 855.
ABBON, évêque de Maguelonne, p. 1 1 15.
ABDALLA, premier calife de la famille des Abassides, chasse, en 749, Marva de son palais 8t s'empare du trône; le fait poursuivre par son oncle Zalim, p. 821.
ABDALLA, frère de l'émir Issem, forcé de se retirer en Afrique, tâche, après la mort d'Issem , de ranimer son parti en Espagne & de faire valoir ses droits; implore la protection de Charlemagne; fait la guerre à Alhacan, iîl s d'Issem, & lui enlève la ville de Valence, p. 903.
ABDALLA, gouverneur de Saragosse pour les Sarrasins, p. I 093,
ABD-EL-AZIZ, fils de Muza, gouverne l'Espagne pendant trois ans, règle le tribut que doivent payer les peuples soumis, prend pour épouse Kjilone, veuve du roi Roderic, & pour ses concubines plusieurs princesses & autres personnes de la première condition de la nation gothique; sa femme lui persuade de se soustraire à l'obéissance du calife & de se déclarer souverain de toute l'Espagne; est assassiné, à l'instigation d'Ajub, par les Arabes, p. 778.
ABD-EL-MELEK, successeur dAbdérame da«s le gouvernement d'Espagne; violent & avare, il vexe pendant près de quatre années les peuples & les livre à l'avidité des juges; part de Cordoue avec une puissante armée, vers 784, pour entrer dans les Gaules; est arrêté au passage des Pyrénées, p. 799; accusé de malversations & emprisonné en 737, p. 8o5; est tiré de sa prison par les Maures révoltés & rétabli dans son ancienne dignité, p. 817.
ABD-EL-MELEK, général sarrasin, ravage, en 793, la Catalogne ou Marche d'Espagne, attaque Narbonne dont il brûle les faubourgs; a le dessein de traiter de même toute la Province & d'y porter le fer & le feu; est arrêté par le duc Guillaume qui lui livre bataille sur la rivière d'Orbieu, p. 897.
ABDERAME est élu par les Sarrasins pour commander à la place de Zama, p. 785; succède, en 730, à Alcuta pour le gouvernement de l'Es-
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
pagne, p. 792; découvre la conspiration de Munuza, p. 790; assemble ses troupes & marche contre ce général, l'assiège dans Julta Liv'ia ; Munuza s'étant échappé, il le prend dans les montagnes & lui fait couper la tête; entre en Gascogne dans le dessein de ravager les Etats du duc Eudes, p. 794; prend Bordeaux qu'il livre au pillage, passe la Dordogne, rencontre Eudes, le bat & le met en fuite, p. 796 ; est tué, en 732, à la bataille de Poitiers, p. 797. ABDÉRAME JUSIF, gouverneur de Narbonne; il succède à Toba en 747, & gouverne l'Espagne; fait, en 752, la guerre à Belgi, passe les Pyrénées, p. 820; est battu par Abdérame I & contraint de se réfugier à Tolède, où ses propres partisans le font mourir, p. 826. Voir JUSIF.
ABDÉRAME I; arrive en Espagne au mois de septembre 755 & provoque un soulèvement contre Jusif, p. 826; soumet en peu de temps une grande partie de l'Andalousie & est proclamé roi d'Espagne le |5 mars 766; il bat les troupes de Jusif qui se réfugie à Tolède; devient plus tard possesseur de toute l'Espagne qu'il gouverne avec le titre d'émir & vit dans une complète indépendance, p. 826; profite des guerres de Germanie, qui tiennent Charlemagne éloigné, pour remettre sous son obéissance la plupart des places conquises par les Français entre les Pyrénées & l'Ebre, p. 879; meurt après un règne de trente-trois ans; ses enfants se disputent la couronne, p. 895.
ABDÉRAME II, fils d'Abulaz, marche, en 811, contre Amoroz, gouverneur de Saragosse & d'Huesca; lui enlève Saragosse, p. 9^2; devenu roi, fait solliciter Louis, par ses ambassadeurs, &., en 816, obtient la paix, p. 945; envoie du secours à Aïzon , comte révolté de la Marche d'Espagne, p. 970.
ABDÉRAME III; fournit des secours à Guillaume, qui combat pour Pépin II, p. io56; persécute les chrétiens de ses Etats; fait souffrir, le 5 juin 85 1, le martyre à Santius, natif d'Albi , p. io63; meurt peu de temps après la prise de Barcelone par ses troupes, p. io65.
ABDILUVAR, gouverneur sarrasin de Saragosse, p. 1076.
ABDUCILLUS, père de Roscillus & d'Agus, chef ou prince des AUobroges, p. 226.
ABITAURUS, gouverneur sarrasin d'Huesca & de Jaca, rend hommage à Charlemagne, p. 853; ses envoyés se présentent à la première diète d'Aquitaine, pour offrir au roi Louis de riches présents, p. 886.
ABUGIAFAR ALMANÇOR succède, en 754, à son frère Abdala, p. 825.
ABULAZ, roi des Sarrasins, demande la paix à Charlemagne par l'entremise du comte Henri, p. 929 ; fait marcher contre Amoroz son fils Abdérame, p. 93 1 ; ayant envoyé sans succès une flotte dans les mers d'Italie pour ravager les îles de Corse & de Sardaigne, en 812, il demande la paix à Charlemagne; cet empereur lui accorde une trêve de trois ans, p. 932.
ABULCATAR, gouverneur d'Espagne, voit les Arabes soulevés contre lui, vers la fin de septembre
746; est tué par eux & remplacé par le général Toba, p. 820.
ABUMARVAN, proche parent d'Abdérame, commande, en 827, le corps d'armée des Sarrasins qui porte secours à Aïzon & aux révoltés de la Marche d'Espagne, p. 971.
ABUNDANTIUS, général de Dagobert, reçoit l'ordre de se rendre en Espagne pour appuyer Sisenand 8c combattre Suintila, p. 682.
ACATULUS, évêque d'Elne, assiste au quatrième concile de Tolède, p. 683.
ACFRED, comte de Carcassonne. Koir AGFRED.
ACFRED I, frère d'Oliba, comte de Carcassonne & de Razès, pp. 1 109, 1 1 1 3.
ACFRED, comte de Bourges. Toir EGFRED. HUM- FRID. WIFRED.
ACHEUS, proche parent d'Antiochus, l'aide à reprendre une partie de son royaume sur des usurpateurs; devient ensuite usurpateur lui-même, prend le titre de roi & s'unit à Ptolémée Philopator, roi d'Egypte; se rend formidable à tous les princes d'Asie en deçà du montTaurus, p. 52.
S. ACHILLÉE, souffre le martyre à Valence, dans la Narbonnaise, p. 324.
ACHIULFE. Voir AJULFE.
ACICHORIUS commande avec Brennus l'armée gauloise qui se dirige vers la Pannonie & vers la Grèce, p. 14; reçoit de Brennus le commandement d'une portion des troupes qui forcent le passage des Thermopyles; commande à Héraclée les Tectosages préposés par Brennus à la garde du trésor de l'armée, p. 20; rejoint Brennus pour mettre le siège devant Delphes ; les Etoliens lui enlèvent une partie du bagage de ses Tectosages, p. 21; commande l'arrière-garde de l'armée des Tectosages vaincue devant Delphes, p. 25; est élu pour commander l'armée à la place de Brennus, p. 26; se retire en Dardanie; son armée est entièrement défaite, p. 27.
ACILIUS GLABRIO, vicaire des Sept Provinces, vers l'an 43o, supposé que ce soit le même que Festus qui fut consul l'an 438, p. 425.
Actions personnelles. En droit romain, se prescrivaient par trente ans ; on pouvait prescrire contre le fisc ; les serfs fiscalins seuls étaient imprescriptibles, p. 768.
Actions béelles. Chez les Visigoths, se prescrivaient par cinquante ans, p. 768.
ADALARD, comte de Châlons-sur-Saône pour les Français, bat Chilping, qui commandait les Aquitains & les Gascons du duc Waïfre, p. 837.
ADALARD, comte; en 841, il combat pour Charles le Chauve contre Lothaire'Sc Pepin, p. 1027.
ADALARIC, fils de Loup, reçoit en fief, de Charlemagne, le Bigorre, le Béarn & la basse Navarre, p. 854; à peine en âge de porter les armes, se met à la tête de ses sujets & commet diverses hostilités; fait prisonnier Chorson, duc de Toulouse, & le relâche sous certaines conditions; est cité à comparaître dans une diète d'Aquitaine, p. 881; donne & reçoit des otages comme garantie de sa sûreté pour sa comparution devant la diète d'Aquitaine; est renvoyé absous; Charlemagne convoque, au printemps suivant, une diète générale de la nation où ce
TABLE GENERALE DES NOMS ET DES MATIÈRES
duc comparaît de nouveau &, ne pouvant se justifier entièrement, est proscrit & condamné à un exil perpétuel, pp. 881-882; périt dans un combat, selon les uns, est pris & pendu sur le champ de bataille, selon d'autres, p. 9$ i .
ADALARIC, abbé de la Grasse, engage pour vingtdeux ans un domaine, appelé Favarias^z Oliba, comte de Carcassonne, & à Elmetrude, son épouse, p. 960.
ADALARIC ou ALARIC, comte de Girone en 843, avait épousé Rotrude, fille du comte Béra, fondateur de l'abbaye d'Alet; était déjà mort en octobre 844, p. 1066.
ADALBERT, duc de Metz ou d'Austrasie, dispute le passage du Rhin à Louis, roi de Bavière; est laissé sur place & son armée taillée en pièces, le I 3 mai 84c , p. I 026.
ADALBERT, abbé de Castres, obtient, le 20 mai 844, une charte en faveur de son abbaye, p. 1040.
ADALBERT, vassal de Louis le Débonnaire; reçoit en propriété, le 4 octobre 832, le village de fontaines, dans le diocèse de Toulouse, p. 988.
ADALELME, frère de S. Guillaume, duc de Toulouse, p. 916.
ADALELME, qu'on prétend avoir été métropolitain de Bordeaux, l'était plus probablement d'Eause ou de la Novempopulanie; est convoqué avec ses comprovinciaux au concile de Toulouse tenu à la suite de la diète d'Aix-la-Chapelle de 828, p. 975.
ADALGARIUS, évéque d'Autun, est prié par Hincmar de prendre, conjointement avec Agilmar, évéque de Clermont, l'administration des biens qne possédait l'église de Reims en Aquitaine, & que Bernard, comte de Toulouse, avait usurpés, p. 1 117.
ADALGISCLE, duc du palais d'Austrasie, conseiller de Sigebert, roi d'Austrasie, p. 685.
ADALGISE, abbé de Palnat ou Palmat, dans le Périgord, fonde le monastère de Vabre , dans le Rouergue, & y construit une église sous l'invocation de la sainte Vierge, de saint Pierre, de saint Denis & de plusieurs autres saints, p. io8rt.
ADALRIC, gouverneur ou patrice de Marseille, nommé par Ebroin, p. 732.
ADAULPHE, évéque de Girone, souscrit au concile de Narbonne de 791, p. 888.
ADAULPHE, évéque de Barcelone, assiste, en 860, au concile de Thusi, p. 1082.
ADAULPHE, envoyé ou commissaire d'Humfrid, marquis de Gothie, tient un plaid à Narbonne, sur la fin de 862, p. 1088.
ADCANTUAN, prince sotiate, se soumet à Crassus, p. 222.
Ad Centuriones, lieu mentionné dans les anciens itinéraires & qui faisait peut-être partie du pays des Sardons, p. 1 14; si ce lieu est le même que Céret, il devait appartenir au pays des Consuaran'i, p. 1 l 5.
ADEFONSE, qualifié vicomte dans le plaid tenu à EIne, en 832, par Bérenger, p. 987.
ADEFONSE, vassal de Charles le Chauve; Gomesinde 8t Duran, ses neveux, sont confirmés dans
la possession des biens qu'ils tenaient des Espagnols réfugiés, leurs ancêtres, biens situés à Lésignan, à Car.mont & à Saint-Candide; on conjecture qu'Adefonse est le même que le vicomte de RoussiUon qui vivait l'an 832, p. io52; ses fils reçoivent quelques fiefs situés dans le diocèse d'Elne, par un diplôme de Charles le Chauve rendu, en juillet 854, à la recommandation d'Udalric, marquis de Gothie, p. 1069.
Adèle, épouse du duc Waïfre, fille de Loup I, duc de Gascogne, p. 846.
ADEMAR, comte, commandait un détachement de l'armée de Louis, roi d'Aquitaine', opérant contre les infidèles, en 8oy, pp. yu, 926, 929, 934; son comté faisait probablement partie de la Septimanie ou de la Marche d'Espagne, p. 933.
Ad Jovem, lieu situé à sept milles de Toulouse, p. 134.
Adjutor. FoirS. MAIXENT.
Adjutores comitum, nom donné aux échevins ou juges qui étaient comme les conseillers du comte 8c qui devaient se trouver avec lui, au nombre de sept, dans les plaids ou audiences; les comtes ne pouvant prononcer aucun j ugement que conjointement avec eux, ces officiers se trouvaient dans l'obligation d'être instruits des lois; ils étaient amovibles, de même que les vicaires & les centeniers; quand ils étaient convaincus d'avoir prévariqué ou de n'avoir pas bien rempli leur devoir, on en choisissait d'autres dans une assemblée publique où le peuple donnait son suffrage, p. 870.
Ad nonum, lieu sur la route de Toulouse à Narbonne, p. 134.
ADOTBERT, envoyé par Waïfre à Pépin pour lui demander la paix, p. 83i.
ADOYRE, femme d'Antoine, vicomte de Béziers, pp. 999, 1047.
Ad Pontes, lieu situé dans le voisinage de Barcelone, p. 895.
ADREVALD, abbé de Saint-Thibéry, reçoit par une charte de Charles le Chauve, datée du palais de Pontion, le lieu de Méjan, dans le diocèse de Béziers, p. 1080.
ADREVALDE, moine & abbé de Flavigni, en Bourgogne, est nommé, en 838, commissaire dans la Septimanie, p. loio.
ADRIEN, fils adoptif & successeur de Trajan, se fait aimer de ses peuples; un monument lui est élevé par les nautoniers du Rhône; il donne à la Narbonnaise des preuves de sa bonté, fait construire, à Nimes, une basilique à Plotine, veuve de Trajan; on croit qu'il fit élever l'amphithéâtre de Nîmes, p. 307; fait construire le Pont du Gard pour conduire des eaux à Nimes, p. 3o8 ; les chemins de la Narbonnaise sont réparés sous son règne; il associe Tue Antonin à l'empire, le 25 février i38, & meurt peu de temps après. Il paraît que c'est à tort qu'on attribue à cet empereur la division des Gaules en quatorze provinces, p. 3io.
ADRIEN I, pape; en 781, il couronne à Rome, comme roi d'Aquitaine, Louis, fils de Charlemagne, âgé de trois ans, p. 8(J3; écrit aux évêques d'Espagne pour les exhorter à se tenir en
TABLE GÉNÉRALE DES NOMS ET DES MATIERES
garde contre les erreurs d'Elipand & de Félix, p. 887.
Adrien II, pape, accorde, en 869, sa protection à l'empereur Louis, héritier de Lothaire, & blâme Charles le Chauve de l'injustice de son procédé, p. 1 I 07 i interpose son autorité pour conserver à Louis, empereur & roi d'Italie, la partie contestée de la monarchie; écrit aux comtes & aux seigneurs du royaume de Lothaire, pour les exhorter à demeurer fidèles à ce prince &. défend d'ordonner dans les sièges vacants d'autres évéques que ceux nommés ou approuvés par Louis; on n'a aucun égard à ses ordres; il envoie, avec aussi peu de succès, des légats aux rois de France & de Germanie, p. 1 109.
ADROARIUS, vassal de Charles le Chauve, reçoit de ce roi, en propriété, plusieurs fiefs dans le diocèse de Narbonne, p. 1086.
Ad signa, lieu appartenant à l'abbaye d'Aniane, dans le diocèse ou comté de Narbonne, dont le comte Leibulfc, envoyé de Louis le Débonnaire, détermine les bornes avant l'an 822, p. 934.
Ad Silanum, aujourd'hui Treslans, lieu mentionné dans les anciens itinéraires, sur la route i^Anderitum [Anderidum) k Segedunum [Segodunum], p. 160.
Ad Stabulum, lieu mentionné dans les itinéraires & qui faisait peut-être partie du pays des Sardons, p. 114.
Adultère; chez les Visigoths toute femme convaincue d'adultère manifeste pouvait être répudiée par son mari ; le mari pouvait aussi retenir les deux coupables comme ses esclaves & avait la liberté de se venger sur eux comme il le jugeait à propos; si le prévenu d'adultère n'avait pas d'enfants, ses biens étaient confisqués au profit de celui qui avait reçu l'affront; la femme qui commettait un adultère avec un homme marié devenait l'esclave de l'épouse offensée; les mari, père ou parents pouvaient tuer impunément leurs femme, filles, parentes, & leurs complices quand ils les surprenaient en flagrant délit, p. 765.
Ad viccsimum , lieu sur la route de Toulouse à Narbonne, p. 134.
Ad vlgesimum, lieu situé aux environs de Narbonne, à vingt milles de cette ville; M. de Marca le place aux Cabanes de Fitou, p. 127.
AËCE, après avoir procuré à Jean le Tyran le secours des Huns, se soumet à Valentinien & est chargé du gouvernement des Gaules; attaque les Visigoths qui avaient assiégé Arles & les bat, p. 424; fait sa paix avec les Visigoths au moment de leur guerre contre les Vandales d'Espagne, p. 426; bien qu'occupé à chasser les Français des pays dont ils se sont emparés en deçà du Rhin, au moment du second siège d'Arles par les Visigoths, il vient au secours de cette place, bat les Visigoths & fait prisonnier leur général Anaolfe, p. 426 ; se rend de nouveau sur le Rhin & reçoit une ambassade des peuples de Galice demandant l'appui de l'Empire contre les Suèves; dompte les Français, renvoie l'évêque Idace en Galice, accompagné de Censorius, son ambassadeur auprès des Suèves, p. 427; son pouvoir grandissant donne de l'ombrage à Placidie,
qui appelle d'Afrique Boniface pour balancer son autorité; Aëce se révolte, est battu & se retire chez les Huns, avec lesquels il rentre en Italie; apprenant que les Visigoths venaient au secours de l'empereur, il fait sa paix avec Placidie 8c l'empereur, engage les Huns au service de l'Empire; nommé patrice, il est renvoyé dans les Gaules pour réduire les Bourguignons, les soumet, leur accorde la paix & tourne ses armes contre les bagaudes, p. 428 ; assiste à l'attaque de Toulouse & se retire sain & sauf, p. 432; des différends s'élèvent entre lui & Albin, avec qui il se réconcilie par l'entremise du diacre Léon; cède aux Alains le pays ou territoire de Valence, avec une partie de la Gaule Ultérieure, p. 433; apprenant l'approche des Huns, il sollicite l'appui des Visigoths, p. 440, & leur envoie en ambassade S. Agnan, évéque d'Orléans & Avitus; réussite de cette ambassade & noms des peuples qui composaient l'armée qu'il avait réunie pour combattre les Huns, p. 441; uni àThéodoric, il force Attila à lever le siège d'Orléans, p. 442; bataille de Mèri ; craignant que Thorismond, s'il devenait vainqueur d'Attila, ne tourne ses armes contre les Romains, ce général engage le roi des Visigoths à se rendre à Toulouse pour s'y faire reconnaître; éloigne aussi par ruse les Français, reste maître des dépouilles des Huns 8c rentre à Arles, p. 446; donne occasion à Thorismond de déclarer la guerre aux Romains par l'inexécution des promesses faites après la défaite d'Attila à la bataille de Méri ; mais, pour arrêter les plaintes de ce roi visigoth , lui envoie un bassin d'or garni de pierres précieuses, p. 460; est tué de la propre main de Valentinien, p. 452.
iEDUENS ou ÉDUENS, peuples de la Gaule, étaient chefs d'une confédération gauloise, p. 88.
^GILA ou Calumniosus, patrice &. général bourguignon, est envoyé par Contran pour combattre Gondebaud, p. 626; Contran le dépouille du gouvernement de la province d'Arles, p. 633.
iEGUS & ROSCILLIUS, deux frères allobroges, reçoivent diverses faveurs de César; désertent son camp & passent dans celui de Pompée, p. 226.
yELIUS PROCULUS, natif d'Albenga, se révolte contre Probus & cause des troubles dans les Gaules, p. 340; prend la pourpre à Cologne, avec le titre d'auguste; sollicite des secours des Germains 8t des Français; attaqué &.battu par Probus; pris 8c livré par les Français, ses alliés, à l'empereur qui le fait mourir, p. 346.
;EMILIUS (L.), envoyé en ambassade à Carthage par les Romains, p. 46; s'oppose au triomphe de Manlius, p. 66.