M. de Montferrier au même
A Narbonne, le 14'' avril 1729. — Je dois vous dire, mon très révérend Père, que Monseigneur l'archevêque est très fâché que vous pensiés de faire paroître le premier volume de nostre Histoire, qu'il ne soit à Paris. Vous jugés bien que c'est à luy à présenter ce premier volume au Roy. Ainsi rangés les choses de façon que, quand l'ii.ipression sera finie, M. Vincent la garde sans affectation jusques à l'arrivée de Monseigneur l'Archevêque, qui ne sera, selon les aparances, qu'incontinant après les Estats prochains. Il vous sera très facile d'alonger la chose sans commettre Monseigneur l'Archevêque, & surtout avec M. de Toulouse qui est député cette année.
On ne peut mieux ménager les intérêts de la Province que vous le faites; vous jugés bien que nous le reconnoitrons dans toutes les occasions. Je vous souhaite les bonnes festes. (Fonds de Languedoc, t. 187, fol. 193.)
.")4. — Le même au même.
A Narbonne, le 16' may 1729. — Mon très révérend Père, je vous promets que vous aurés dans quinze jours le plan du Port de Cette, comme il est aujourd'huy; j'y fais travailler & je crois qu'il vaut mieux différer quelques jours que de vous donner tant de peine pour avoir un plan de chés M. le Marquis d'Asfel[d],
J'ay rendu compte à Monseigneur l'Archevêque du contenu de vostre dernière letre, & il est bien persuadé de vos sentimens; vous voyés bien qu'il ne conviendroit pas que le livre parut & fut présenté par un autre que par Monseigneur l'Archevêque. Ainsi alez lentement sans que Monseigneur l'Archevêque de Toulouse ny M. Favier puissent s'apercevoir qu'il y ayc aucune affectation. Je suis ravy en même tems que ce petit delay vous convienne, & il faut bien que vous songiés à la composition du second volume. (Fonds de Languedoc, t. 187, fol. 194-195.)