‹ Histoire générale des Arabes (volume 3)Chapitre 20 sur 35 · IV · texte numérisé non relu

IV

RECTIFICATION D'UN POINT DE LA COMMUNICATION DE M. MUNK, AU SUJET DE LA DÉCOUVERTE DE LA VARIATION.

(Extrait des Comptes-rendus des séances de l’ Académie des sciences, du 26 mai 1873.)

On a dû croire, d’après un passage de M. Munk sur l'ouvrage d’Isaac Israïli (1), que cet auteur employait les expressions trine et sextile pour désigner les élongations du soleil de 120 et 60 degrés. Cela a été le principal argument qui a guidé M. Biot dans sa longue dissertation, et lui a paru l’autoriser à dire que les commentateurs arabes de l’Almageste faisaient usage de ces termes en ce sens :

« Tous les manuscrits arabes, diton dans le so des savants (2), traduisent : quand les élongations de la lune sont dans les éasdisät et dans les tathlithät, c’està-dire : quand la lune est en aspect sextile ou en aspect trine avec le soleil.....; les expressions frine el sextile

(1) Comptes-rendus, etc., t. XVI, p. 1444, 1843. (2) Journal des savants, p. 729 et 730, 1843.

employées ici par l’auteur, comme par tous les commentateurs arabes de l’Almageste (1)... Ceci a pu servir aux commentateurs pour en déduire leur énoncé de trine et sextile, 60 ét 120 degrés (2). »

M. Bertrand partage cet avis :

« Les expressions de trine et de sextile, dit-il (3), désignent-elles les actants? C’est là, sans contredit, un des points essentiels du débat... L'opinion de M. Sédillot est probable assurément; mais elle ne saurait être opposée à des preuves assurées que nous produirons contre elle. »

Non seulement M. Bertrand n’a pas produit ces preuves assurées; mais l'affirmation, plusieurs fois répétée, de M. Biot, repose sur une erreur ; en effet, l’honorable et savant M. Wogue nous a donné uné traduction littérale du chapitre d’Isaac [sraïli, cité par M. Munk, et les mots érine et sextile ne S’Y trouvent pas.

Or, trine et sextile, dans Aboul-Wéfä, représentent les octants, comme je l'ai toujours affirmé (4), et ces expressions ont conservé ce sens, pour les astronomes arabes et pour les astronomes modernes, jusqu’au milieu du XVIIe siècle. Longomontan, qui, parmi les auteurs que j'ai déjà cités (9), a d'autant plus d'autorité qu’il avait été le disciple et le collaborateur de Tycho-Brahé, en reproduisant l’exposé de la découverte de l’astronome danois qui

Le

(1) Journal des savants, p. 163.

(2) Id., p. 164.

(3) Id., p. 464, 1871.

(4) Comptes-rendus, etc., t. XVI, p. 1448, 1843, — Maiériaux, etc., t. 1, p. 202-218, 1845.

(5) Matériaux, etc., 1. [, p. 214.

avait adopté le mot d’octants, emploie encore, en 1629, les termes de trine et sextile ; et ce fait se trouve con- firmé par la fable des arguments de cet auteur, comme l’a constaté M. Faye (1).

C'était pourtant la seule raison qu’on eût invoquée pour combaitre notre opinion, et si M. Biot a pu s’appuyer sur la citation de Géber, rapportée par M. Munk, cela n’était plus possible à M. Bertrand, puisque, vérification faite du texte de Géber, il a été reconnu que, quelques lignes au-delà de cette citation, les expressions trine et sextile s'appliquent aux observations d'Hipparque qui avaient eu lieu dans les octants, particulièrement celle de 3150 32° (2), ainsi qu’on le voit dans la communication faite par M. Chasles à l’Académie des sciences, le 10 mai 1862 (3).

Peut-être M. Bertrand aurait-il dû s’autoriser avec moins de confiance du passage d’Isaac Israïili, puisque M. Munk s'était mépris au sujet de Géber, et, en outre, qu’il avait annoncé que Géber et Israïll s’accordaient dans leur interprétation du passage cité de Ptolémée. * Sur quoi peut-il fonder le jugement dans lequel il persiste?

J’ajouterai que, dans la version arabe de l’Almageste de Ptolémée, qui se trouve à la Bibliothèque nationale, n° 4139, ancien fonds, et que M. Biot a mentionnée (4), les expressions frine et sextile sont appliquées, comme

(1) Comptes-rendus, etc., t. LXXVI, p. 863, 1873.

(2) Les quatre octants sont 45, 135, 225, 315 degrés.

(3) Comptes-rendus, etc., t. LIV, p. 1006, 1862, et t. LXXVT, p. 904, 1873. À

(4) Journal des savants, p. 719,°1843.

APPENDICE. 329 dans Géber, aux observations d’'Hipparque, c’est-à-dire aux octants ; il en est de même du manuscrit n° 1407, ancien fonds, que M. Biot avait indiqué par erreur sous le n° 1137, comme j'en ai fait alors la remarque (1).

Je ne comprends donc pas qu’on puisse contester au texte d'Aboul-Wéfâ la découverte de la variation.

LETTRE À MM. LES MEMBRES DU BUREAU DES LONGITUDES, AU SUJET DE LA VARIATION.

(Extrait du Bullettino, etc., février 1875.)

N’est-il pas honteux pour nous de ne posséder que des fragments des astronomes arabes au IXe siècle et de leurs successeurs, et de ne pouvoir nous procurer un seul exemplaire complet de leurs écrits?

On ne connait même pas exactement ce que contiennent les débris épars dans quelques-unes des bibliothèques de l’Europe, et il est à regretter que les travaux entrepris pour combler ces desiderala soient si peu encouragés au moment même où de récentes publications ont modifié si profondément des doctrines et des convictions qui faisaient loi et semblaient indiscutables.

(1) Journal des savants, p. 719, 1843. — Voyez aussi nos Matériaux, etc., déjà cités, t. I, p. 156.

Pourquoi la découverte de la variation par Aboul- Wéfâ est-elle encore en question pour quelques esprits prévenus ?

Pourquoi s’en tenir depuis plus de trente ans à ce seul «point d'astronomie orientale, et affecter de fermer les yeux sur les austres progrès que l’école de Bagdad a fait faire à l'astronomie grecque ?

Pourquoi faut-il rappeler les mots mala fides qui ont retenti contre les détracteurs d’Aboul-Wéfà ?

Ce débat soulevé une dernière fois sera clos, j’espère, par une note que j'ai soumise à MM. les membres du bureau des longitudes, et à laquelle vous voulez bien donner la publicité de votre estimable recueil.

Rétablissons tout d’abord le point de départ : nous avons dit que le Mohadzat d’Aboul-Wéfä ajouté à la prosneuse de Ptolémée, et comparé à la variation de Tycho-Brahé, s’écartait de l’exposé de l’astronome grec et s’identifiait complètement avec la troisième inégalité de l’astronome danois. Le rapprochement des termes rpôcvevou (prosneuse) et Mohadzat fit supposer que ce pouvait être la même chose, quoique nous eusssions démontré qu’on devait leur attribuer une signilication différente, fait admis par J.-B. Biot lui-même.

M. Munk, trompé par la fausse interprétation d’un texte hébreu, crut pouvoir affirmer que le Mohadzat d’Aboul-Wéfà n’était pas autre chose que la prosneuse de Ptolémée, en laissant de côté la variation de Tycho- Brahé ; J.-B. Biot, s'emparant de cette idée, trouva moyen d’obscurcir la question, en substituant à ma traduction, déclarée irréprochable un mot à mot inintelligible.

M. Bertrand est venu à son tour soutenir contre l’évi-

dence que les expressions trine et sexlile ne représentaient pas les octants, et qu’Aboul-Wéfä était un compilateur sans valeur.

On fit rechercher un second manuscrit de l’Almageste arabe, jusqu’à ce jour introuvable, comme si le texte authentique que nous avons sous les yeux, et qui contient la varsaiion, ne suffisait pas pour établir un point de fait.

MM. les membres du bureau des longitudes accepteront sans doute les explications résumées dans la lettre suivante que j'ai eu l'honneur de leur adresser :

« Messieurs,

« On devait croire que tout jugement serait suspendu au sujet de la détermination de la variation par Aboul- Wéfàä, jusqu’à ce que la copie d’un manuscrit de cet astronome, qu’on supposait exister à Constantinople, eût été communiquée à l’Académie des sciences ; néanmoins, sans plus attendre, on imprime que la découverte d’Aboul- Wéfà est illusoire (1).

« Mais toute;la question repose sur l’exacte interprétation d’un texte que nous possédons, et dont on ne conteste pas l'authenticité (2). J'ai l'honneur de vous trans-

(1) Bulletin d'avril, mai et juin 1873, p. 27.

(2) Le manuscrit arabe no 1138, ancien fonds de la Bibliothèque nationale, quoiqu’incomplet, fournit les éléments nécessaires au jugement du débat soulevé. — On connaissait l’origine du manuscrit acheté en Orient par ordre de Colbert (Journal des savants, 1871, p. 458). — La théorie de la lune d’Aboul-Wéfü. (Extrait du Journal des savants, octobre 1871, p. 4.) — L’objection de Libri, que le passage en question fût une interpolation, tomba d’ellemême, et sur ce point aujourd’hui les avis ne sont pas divisés

mettre ce texte, et la traduction revue encore une fois par M. Defrémery, membre de l'Institut, professeur d’arabe au collége de France.

€ La variation s’y trouve-t-elle virtuellement comprise ? Doit-on ne tenir aucun compte de l’opinion affirmative de MM. Arago (1), Mathieu (2), Poinsot (3), Savary (4), Liouville (5), Michal (6), de Humboldt (7), malgré largumentation et l’insistance de M. Chasles (8) et l’intervention de M. Le Verrier (9)?

« Permettez-moi, Messieurs, d’invoquer votre jugement sur cette question essentiellement de votre compétence.

-€ MM. Biot et Bertrand se sont trompés en supposant que l’Almageste d’Aboul-Wéfà est un abrégé inintelligent de l’Almageste de Ptolémée.

« L'ouvrage d’Aboul-Wéfä est vraiment original ; l’auteur suit une marche tout à fait différente de celle de Ptolé-

(Journal des savants, 1871, p. 458). — La théorie de la lune d'Aboul-Wéfà. (Extrait du Journal des savants, octobre 1871, p. 4.) ,

(4) Astronomie populaire, par François Arago, t. IL. Paris, 1856, p. 384.

(2) Comptes-rendus, etc., t. VII. Paris, 1838, p. 1015.

(3) Voyez ci-dessus.

(4) Matériaux, etc., par M. L.-Am. Sédillot. Paris, 1845, p. 89.

(5) Lettre à M. L.-Am. Sédillot sur la question de la variation lunaire découverte par Aboul-Wéfä, par M. Chasles. Paris, 1852, p. 1.

(6) Comptes-rendus, etc., t. XXX. 1850, p. 629, séance du 20 mai 1850.

(7) Cosmos, t. LE, p. 272, 539, 1848.

(8) Comptes-rendus, etc., t. LIV, p. 1002; t. LXXIIL, p. 588; t. LXXVE p. 859. ;

(9) Id.,t. LXXIIE, p. 588. — Voyez aussi l’opinion de M. Le Verrier sur les astronomes arabes précurseurs de Kepler (Complesrendus, etc., t. LIX, p. 765).

APPENDICE. 333 mée. Au lieu de procéder synthétiquement, comme l’astronome grec, il divise son livré en trois parties. Après des préliminaires où il énumèêre les connaissances nécessaires à l’étude de l’astronomie, notamment la trigonométrie sphérique, il fait dans la première partie l'exposition complète des mouvements des astres et des lois qui les régissent ; dans la seconde, il passe aux démonstrations de tout lé système, et dans la troisième il rapporte les observations sur lesquelles il s’est appuyé. On sait qu’indépendamment des observations antériéures dont s'était servi Ptolémée, :1l y avait les observations suivies avec le plus grand soin pendant toute la durée des IXe et Xe siècles par les auteurs de la Table vérifiée, qui avaient reçu du khalife Almamoun le soin de réviser les tables de l’astronome d'Alexandrie, et par leurs continuateurs au nombre desquels on compte notamment Ebn Jounis et Aboul-Wéfà. M. Biot lui-même le reconnaît lorsqu'il dit : « Les Arabes se sont attachés d’abord à perfectionner les déterminations qu’on obtenait dans ces deux seuls points de l'orbite, par les tables de Ptolémée. Pour aller plus loin, le premier pas à faire était de comparer les observations aux tables dans des points intermédiaires à ceux-là. Or, on voit, dans Ebn Jounis, que plusieurs astronomes de son temps ont eu cette excellente idée, et l’ont même réalisée, pour tous les points de l'orbite, par des séries d'observations longtemps combinées (2). » Ajoutons qu’ils avaient signalé

(1) Journal des savants, p. 676, 1841.

(2) Notices des manuscrits de la Bibliothèque nationale, publiées par l’Académie des inscriptions, t. VIE, p. 122-124, et aussi p. 126-

tout particulièrement la nécessité d’une correction dans la théorie de la lune de Ptolémée, puisqu'Ebn Jounis déclare avoir trouvé la lune « moins avancée par l’observation que dans les éphémérides, d’un quart à un tiers de degré.

« Aboul-Wéfä était donc dans les meilleures conditions pour compléter les hypothèses de l'école d'Alexandrie, et c’est dans ces conditions qu’il a déterminé sa frotsième inégalité, s’élevant à 45° dans les octants qu’il désigne par les expressions trine et seætile.

€ Or, ce sont ces mots qui ont été le principal argument de M. Biot (1) et ensuite de M. Bertrand (2), qui ont voulu voir les élongations de 60 et 190 degrés, auxquelles les astrologues seuls donnaient cette dénomination.

(1) « Comme {a variation atteint son maximum dans les octants, on à, pour la retrouver ici dans le texte arabe, avancé que les mots tathlith et tasdis pourraient bien désigner aussi les octants, soit dans leur signification propre, soit conjointement avec le sens d'aspect trine et d’aspect sextile, qu'on leur attribue dans leur usage habituel. Mais, au dire des orientalistes les plus expérimentés, cette extension ou cette connexité de sens seraient contraires à l’analogie grammaticale, et sans exemple dans les textes connus. » (Journal des savañts, p. 736, 1843.)

(2) « Un seul point est contesté, et nous en prenons note : c’est le sens attribué aux mots frine et sextile (tathtilh et tasdis), où M. Sédillot croit voir les octants, tandis que d’autres traducteurs affirment qu'ils signifient le tiers et le sixième de la circonférence. » (Comptes-rendus, ete., t. LXXIIT, p. 583 et 765.) — « Les expressions de trine el de sextile désignent-elles les octants? Cest là, sans contredit, un des points essentiels du débat. » (Journal des savants, 1871, p. 464.) — « L'opinion de M. Sédillot est probable assurément ; mais elle ne saurait être opposée à des preuves assu- ‘rées que nous produirons contre elle. » — CES PREUVES, NOUS LES ATTENDONS ENCORE.

M. Biot invoquait le témoignage de M. Munk, qui citait les deux ouvrages de Geber et d’Israïli à l’appui de son opinion. Or, il s’est trouvé que dans l’ouvrage de Geber, quelques lignes au-delà du passage mentionné par M. Munk, Geber appliquait l'expression trine à un octant; et quant à Israili, les termes trine et sextile ne se rencontrent pas. dans le passage relatif à l’Almageste cité par M. Munk (1).

« D'autre part, il n’existe aucun ouvrage d’un astronome de la renaissance au XVIe et au XVIIe siècle, où ces expressions aient une autre signification que celle d’octant (2); les astrologues seuls, comme nous venons de le dire, les appliquaient aux élongations de 60 et de 120 degrés. Il est donc hors de doute que trine et sexivle employés par Aboul-Wéfä désignent les octants.

« Reste l'argument inconcevable, d’une ignorance inepte, que MM. Biot et Bertrand, dans leur système, sont

(1) Comptes-rendus, etc., t. LXXVI, p. 1291. — Rectification d’un point de la communication de M. Munk, au sujet de la découverte de la variation, par M. L.-Am. Sédillot.

(2) Les citations que j’ai faites (Matériaux, etc., p. 213), celles de M. Chasles (Comptes-rendus, etc., t. LXIII, p. 640). — Id., t. LIV, séance du 12 mai 1862. — Sur la découverte de la variation lunaire, par M. Chasles, p. 8 : « Au XVIe siècle, plusieurs auteurs (Érasme Reinhold, Christian Vurstisius), en décrivant dans leur Théorie des planètes les huit phases principales de la lune, en désignent quatre par les deux trines et les deux sextiles. » Le passage de Reïxhold que M. Chasles cite ici est le suivant (Theoricæ novæ planetarum Georg Purbacchii Germani) : « Ab Erasmo Reinholdo Saluedensi pluribus figuris auctæ, et illustratæ scholüis, quibus studiosi præparentur, ac inuitentur ad lectionem ipsius Ptolemæi. Inserta ïilem methodica tractatio de illuminatione lunæ. » Parisiis, 1553, p. 26. (Bullettino, etc.)

obligés d'attribuer à Aboul-Wéfä (1); maïs une telle allégation ne peut se Soutenir, devant les témoignages accumulés de son mérite comme mathématicien et comme astronome observateur.

« S'il était vrai, ainsi que le prétendent MM. Biot et Bertrand, qu'Aboul-Wéfà n’eût rien compris au sujet qu’il traitait, et qu’il n’eût fait qu’une paraphrase confuse, embarrassée, inintelligente, du chap. v, liv. V de l’'Almageste de Ptolémée, il aurait au moins gardé son rôle de copiste ignorant, et respecté les chiffres de l’original. Ptolémée, pour établir ce qu’on a coutume d’appeler la prosneuse, simple rectification des deux premières inégalités lunaires, se sert de deux observations d’'Hipparque faites à 450 15, et 3150 3% de l'orbite, et indique comme résultat 46° et 1996. Vouloir, avec MM. Biot et Bertrand, qu’en présence, de 46’ et 10 26 Aboul-Wéfä ait fait un maximum de 45’ et laissé de côté 10 26”, puis qu'aux élongätions de 45015 et de 83159 3%’, il ait substitué les aspects de 60 et 190 degrés, c’est de la fantaisie toute pure.

« Aboul-Wéfä dit positivement qu’il a constaté, par des observations suivies pendant plusieurs années, qu’en tenant compte des résultats obtenus avant lui, il est nécessaire d'ajouter à la théorie lunaire une troisième inégalité qui atteint son maximum de 45’ dans les oc-

(1) Au jugement porté plus haut, ajoûtez ce que dit d’Aboul- Wéfà M. Biot, dans un article publié/dans le Journal des savants de 1845, p. 152, 156, 158. — M. Bertrand ne reste pas en arrière de cet éreintement systématique, en disant (Comptes-rendus, etc., t. LXXIIL, p. 586) : « L'interprétation de M. Biot réduit donc au

minimum les torts de l’astronome arabe. L'autre système ferait de lui un auteur complètement absurde. »

tants, c’est-à-dire à 459, 1359, 295 et 3150 de l'orbite, moindre que cetle mesure en decà et au-delà de chaque octant, nulle dans les conjonclions et opposilions ; est-ce assez clair ? ,

€ Il n’est pas hors de propos de rappeler en finissant que Tycho-Brahé, exposant son système de la variation, la qualifie de hypothesis lunæ redinte grata (sic), comme il aurait pu dire d’une chose déjà connue.

« J'ai lhonneur d’être, Messieurs, votre très-humble et très-obéissant serviteur.

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