‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 16 sur 424 · I.- LES ÉLÉMENTS DE L'ARCHITECTURE ÉGYPTIENNE · texte numérisé non relu

I.- LES ÉLÉMENTS DE L'ARCHITECTURE ÉGYPTIENNE

L'architecture égyptienne ; ses éléments : la colonne et l'architrave. — C'est en somme dans l'architecture que les Égyptiens ont le mieux marqué l'empreinte de leur génie. Quoique l'architecture grecque fût déjà constituée lorsque les artistes grecs auraient pu s'inspirer des monuments égyptiens*, il y a entre les deux architectures un rapport qui frappe les moins prévenus ; toutes deux ont le caractère méthodique et raisonné, toules deux sont classiques; mais il y a là un rapport d'esprit entre les deux peuples, et non une transmission de l'un à l'autre (les modèles et des procédés. Les Égyptiens ont inventé l'arcade et la voûte, employé la brique; mais la ligne droite, la colonne et Tarchitrave, le grand appareil de pierre sont les éléments caractéristiques de leur architecture. En étendant le sens du mot, il y a des ordres égyptiens comme il y a des ordres grecs ^.

1. Nous ne parlons ici que de l'architecture, et non des arts industriels, ov l'influence égyptienne est certaine ; ni de la sculpture, où elle a pu aussi se faiit anciennement sentir.

2. L'architecture égyptienne n'exige pas de rapports définis entre tel type dt chapiteau et d'entablement d'une part et d'autre part la hauteur moyenne du fût. « L'art égyptien n'est pas un art chifTré. » LPerrot.) Il est vrai qu'en Grèœ vckèvae. ces rapports ne sont pas immuables.

Les ordres égyptiens. — Dans les plus anciens monument»

on trouve le pilier simplement quadrangulaire, auquel s'ajoute plus tard un chapiteau fort simple, le tout couvert de peintures ou de sculptures. Puis on a abattu les quatre angles, oe qui a donnd huit fitces au lieu de quatre; le pilier est alor» octogone ; «nsuite il cat devpon f\o In môwo manière la colonne

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Fig. 14. — Ch'i;>itc.iiiK ogyptieiis

à seize faces que l'on voit déjà aux grottes de Beni-Hassan (XII« dynastie, vers 3000 av. J.-C). C'est là un dorique primitif qui a déjà l'élégance et la force.

Les Egyptiens ne s'en sont pas tenus là. Tout peuple prend les éléments de son art dans ce qu'il voit autour de lui, quitte à faire un choix plus ou moins heureux et à perfectionner avec plus ou moins de goût le type primitif.

Les Egyptiens empruntèrent leurs deux plus belles colonnes au palmier et au lotus. C'est le palmier qui donna le cha-

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